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Script VF Photo Mortelle

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(Fin d’après-midi. Dans un gratte-ciel de bureaux, un ascenseur s’ouvre. Une JEUNE FEMME pousse son chariot de courriers hors de l’ascenseur. Elle sourit à ALFRED FELLIG, la 60aine, qui l’aide à sortir le chariot. Elle marche dans un hall désert en livrant du courrier à plusieurs bureaux, dont ceux des "relations publiques" et de Morgan Maxwell. A un moment, elle regarde nerveusement et voit FELLIG qui l’observe en silence. Il la suit jusqu’à l’ascenseur. Elle appuie plusieurs fois sur le bouton pour descendre, puis rentre en vitesse quand les portes s’ouvrent. Il y a quelques autres personnes présentes à l’intérieur. Au moment où les portes sont entrain de se fermer, FELLIG les retient et monte aussi. FELLIG est face aux portes qui reflètent derrière lui tous les passagers en noir et blanc. Il presse le bouton "17". Ils descendent d’un étage, et FELLIG sort, ce qui soulage la JEUNE FEMME. FELLIG se retourne et regarde les gens alors que les portes se referment. Dès que l’ascenseur commence à redescendre, les lumières commencent à osciller et il y a un son de métal sur le câble qui se casse. L’ascenseur part en chute libre et les passagers se mettent à hurler. FELLIG descend les marches des escaliers quatre à quatre, préparant son appareil photo et arrive au rez-de-chaussée où il retrouve l’ascenseur. Il prend des photos tandis que les portes de l’ascenseur s’ouvrent et que le bras d’une femme s’en dégage mollement.>




Washington, DC>

(Nouveaux bureaux de MULDER et SCULLY avec d’autres agents. Ils sont tous les deux au téléphone. Ca n’a pas l’air de les réjouir d’être là. MULDER joue avec quelque chose ?)

AGENT : (TEL) Juste une vérification de routine des antécédents. Aussi bien que vous vous en souvenez, monsieur Wisnowski a t-il déjà consommé des drogues illégales ? Lesquelles ?

MULDER : (TEL) Au moment où vous travailliez avec… Madame Ermentrout, avez-vous trouvé que c’était une personne digne de confiance ? Ponctuelle ? Ponctuelle, c’est bien.

SCULLY : (TEL) Non, non, madame. C’est juste une vérification de routine des antécédents. Monsieur... monsieur Garber n’a pas le moindre problème avec la loi. Oui. OK. Merci madame. (elle raccroche)

MULDER : (la main sur le combiné) Eh, Scully, peut-être que si on a vraiment de la chance, la prochaine fois, ils nous laisserons nettoyer la cuvette des toilettes.

SCULLY : T’es prêt à abandonner ?

MULDER : Non. Ca ferait bien trop plaisir à bien trop de monde.

(SCULLY commence à faire un autre numéro mais s’arrête pour répondre au téléphone que sonne.)

SCULLY : Scully. (elle écoute) J’arrive. (elle raccroche, puis chuchote quelque chose à Mulder en se levant de son bureau) Je suis convoquée dans le bureau de Kersh.

(MULDER s’apprête à se lever. SCULY l’arrête.)

SCULLY : (chuchotant) Juste moi.

MULDER : (surpris) Juste toi ? (plus fort quand elle sort) N’oublie pas ton balai à chiottes. (puis rapidement au téléphone) Non. Non, madame, pas vous.


(Bureau de KERSH. KERSH lit le dossier personnel de SCULLY. SCULLY frappe à la porte et entre. Un autre agent assez jeune, Peyton Ritter est avec lui.)

KERSH : Agent.

SCULLY : Monsieur.

KERSH : Dana Scully, voici l’agent Peyton Ritter du Bureau de New York.

SCULLY : (lui serrant la main) Agent Ritter.

RITTER : Bonjour.

(RITTER regarde KERSH avec nervosité.)

KERSH : Montrez-lui ce que vous avez.

RITTER : Euh, bon, notre bureau met à jour son système de dossiers. Pendant que je travaillais sur ce projet – scanneriser des vieilles photos de scènes de crimes sur l’ordinateur – je suis tombé sur ça.

(Il lui tend un dossier contenant la photo d’une femme morte à côté d’une horloge.)

SCULLY : (lisant) Margareta Stoller, 57 ans, cause de la mort – overdose de nitraz....

(Elle lance un regard inquisiteur à RITTER.)

RITTER : Regardez quand ils l’ont trouvée.

SCULLY : Un voisin a appelé la police à 23h14.

RITTER : Alors, qu’est-ce qui ne va pas avec cette photo ?

SCULLY : L’horloge dit qu’il est 45 minutes plus tôt. Mais une horloge peut se tromper.

RITTER : C’est certain. Donc, j’ai vérifié le "Post" du jour suivant. Celles-là viennent directement de leurs fichiers de photos.

(Il lui tend plus de photos de la même scène, mais l’horloge affiche une heure plus tardive.)

SCULLY : Hum. Presque une heure et demi plus tard.

RITTER : Deux négatifs différents, même photographe. (il lui tend le dossier de Fellig) Le nom du gars est Alfred Fellig. Il traîne dans Manhattan depuis des années. Apparemment un correspondant pour une agence de presse et de la police de New York.

SCULLY : Et vous suspectez cet homme, Fellig ? Vous pensez que madame Stoller ne s’est pas suicidée ?

RITTER : Ce gars prend des photos, n’est-ce pas ? Alors je pense, et si… et s’il empoisonne cette femme et prend son pied en exécutant quelques instantanés de son cadavre puis remonte dans le même appartement une heure plus tard, après que "Midtown North" l’appelle pour faire son boulot.

SCULLY : C’est une possible théorie.

RITTER : Ouais. Eh bien, le truc est qu’il l’a peut-être fait à plus d’une occasion. J’ai passé en revue probablement 2000 de ses photos de police. Sur ces trois-là, on peut mesurer les ombres solaires. Puisque nous connaissons le lieu dans chaque cas...

SCULLY : Vous pouvez dire le moment de la journée par les ombres.

RITTER : Exact. Et avec ça, ces trois là sont vraiment glauques.

SCULLY : Vous avez un autre suicide ici, une crise cardiaque et un meurtre évident pour lequel un autre homme a été reconnu coupable. La méthode n’est pas logique.

RITTER : Il n’y a rien de logique. Je pourrais sûrement utiliser votre aide.

KERSH : (à Ritter) Agent, vous voulez sortir, s’il vous plait ?

RITTER : Bien sûr.

(L’agent RITTER sort de la salle.)

KERSH : Je dirais qu’il a une carrière prometteuse. Vous en aviez une aussi… à un moment.

(SCULLY le regarde avec une légère hostilité.)

KERSH : Avec votre expertise en pathologie légale, vous seriez un atout considérable dans cette enquête. Je sais que vous relèveriez plus de défis qu’en vérifiant des antécédents.

SCULLY : L’agent Mulder et moi-même allons nous y mettre immédiatement.

KERSH : L’agent Mulder est une cause perdue. Je prends le risque, pas vous. C’est vous et Ritter. Ne me laisser pas tomber.






(Un bus s’arrête et un HOMME en descend. FELLIG l’observe. L’HOMME est vu en noir et blanc. Il rentre dans son appartement. Il transpire. Il voit FELLIG l’observer à travers la fenêtre. Soudain, l’HOMME attrape son arme malgré la douleur et tombe sur le sol et fait une crise cardiaque. FELLIG entre dans l’appartement et commence à prendre des photos de l’HOMME entrain de mourir.)




(FBI. MULDER regarde des photos de scènes de crimes sur son ordinateur. SCULLY retourne à son bureau. MULDER ne lève pas les yeux.)

SCULLY : Mulder...

MULDER : Hum ?

(SCULLY voit ce qu’il regarde.)

SCULLY : Qu’est-ce que tu fais ?

MULDER : Je fouine. (la regardant avec mélancolie) Je me ronge d’inquiétude. Ils t’envoient sur une X-File.

SCULLY : (préparant sa sacoche) Ce n’est pas une X-File.

MULDER : Ce n’est pas ce que je lis. Un meurtre par télékinésie. Peut-être une touche de mort Chamaniste. A propos de la superstition musulmane qui dit que photographier quelqu’un est voler son âme.

SCULLY : Merci. Très utile.

MULDER : Alors ils nous séparent, hein ?

SCULLY : Non.

MULDER : Non ?

SCULLY : C’est l’histoire d’une fois.

MULDER : Qui t’a dit ça ? Logiquement, si tu fais un bon boulot, ils ne vont pas te recoller ici.

(Ils s’observent. SCULLY voit l’agent RITTER entrer dans la pièce.)

MULDER : N’est-ce pas ?

(SCULLY fait le tour de MULDER et éteint son moniteur tandis que l’agent RITTER s’approche d’eux.)

RITTER : Agent Scully, vous êtes prête ?

SCULLY : Peyton Ritter, voici Fox Mulder.

RITTER : C’est un plaisir de vous connaître, Fox.

(MULDER ne se lève pas de sa chaise et regarde avec attention RITTER en lui serrant la main.)

MULDER : (poli mais pas enthousiaste) Un plaisir de vous connaître,… Peyton.

SCULLY : On devrait y aller.

RITTER : En route pour New York.

(L’AGENT RITTER regarde encore MULDER, puis lui et SCULLY partent. MULDER les regarde sortir.)




<15th Street Precinct, Manhattan>

(SCULLY et l’AGENT RITTER tendent le dossier de FELLIG à un policier de NYC assis sur un bureau.)

RITTER : Alfred Fellig – qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur lui ?

POLICIER : Qu’est-ce qu’il y a à dire ? Il est une des 10 mille personnes en ville à avoir un permis officiel pour énerver les gens.

SCULLY : Comme photographe, il vous a parfois doublé sur les scènes de crime.

POLICIER : Ouais, il vient, fait un instantané. Le garde pour lui.

SCULLY : Ce n’est pas vraiment des informations personnelles là.

POLICIER : Ca n’est pas supposé l’être. C’est juste un réabonnement annuel.

SCULLY : Est-ce que vous sauriez quand a été faite la première vérification d’antécédents ?

(Le POLICIER secoue la tête.)

(Plus tard, SCULLY et l’agent RITTER sont dans une salle de dossiers entreposés.)

RITTER : Le voilà encore. Réabonnement annuel datant de janvier 1970 mais toujours pas d’original.

SCULLY : Je crois que je l’ai. 1964.

RITTER : Vieillard. Des trucs intéressants ?

SCULLY : Peut-être.

(SCULLY regarde avec curiosité les photos de FELLIG sur les réabonnements.)

RITTER : Qu’est-ce que vous faites ?

SCULLY : Jetez un coup d’œil là-dessus.

(SCULLY classe les papiers. Les photos de FELLIG sur chacun des réabonnements. On dirait qu’il a près de 65 ans sur chacune. 1996, 1992, 1987, 1985, 1971, 1967, 1964)

SCULLY : 1996... 87... 73.

RITTER : Ce gars est un vrai Dick Clark. Je ne sais pas quoi vous dire, Dana. A part que ce gars a toujours été un vieux schnock, je pense qu’on est dans une impasse.




2:18>

(Un JEUNE HOMME court dans la rue, poursuivie par une homme.)

JEUNE HOMME : A l’aide ! A l’aide ! Appelez la police ! Monsieur, qu’est-ce que vous voulez ? Vous êtes fou ?

(Il passe par-dessus une voiture. La FEMME dans la voiture le regarde apeurée et s’en va rapidement.)

JEUNE HOMME : A l’aide ! A l’aide, s’il vous plait ! Madame, s’il vous plait ! Aidez-moi !
Monsieur, qu’est-ce que vous voulez ? Non ? Non ! Non, non, non, non !

(Le JEUNE HOMME crie alors qu’un autre HOMME l’attrape et le poignarde, puis il prend ses baskets et se sauve. FELLIG descend d’une échelle de secours et prend des photos de l’homme mort. Il se retourne pour voir le meurtrier, MALCOLM WIGGINS qui se tient debout à côté avec son couteau. WIGGINS donne plusieurs coups de couteau à FELLIG dans le dos, puis se sauve avec l’appareil. FELLIG attrape faiblement le couteau et le retire de son dos, puis part.)




(Scène du crime dans le Bronx, le jour suivant. SCULLY et RITTER regardent l’arme du crime encore couverte de sang.)

RITTER : Ce sont les empreintes d’Alfred Fellig. C’est revenu positif avec son dossier de 1964. J’ai pris la liberté de me glisser dans la base de données de SAFIS. Première chose ce matin, boum ! Les voilà !

SCULLY : Vous pensez que c’est l’œuvre de Fellig ?

RITTER : Absolument. La taille des blessures colle avec le couteau. Je dirais qu’il est devenu peu soigné avec l’âge.

(SCULLY regarde les larges taches de sang laissés par les blessures de FELLIG.)

SCULLY : Qu’est-ce que c’est ?

RITTER : Beaucoup de sang.

SCULLY : Ouais, j’avais compris ça.

RITTER : C’est très clair qu’il a pris une seconde victime.

SCULLY : Où est le second corps ?

NY DETECTIVE : Ils ont trouvé votre jeune.

RITTER : Fellig ? Où ?

NY DETECTIVE : Chez lui à regarder la télé. Ils l’amènent maintenant.

RITTER : Oui !




(Salle d’interrogatoires dans la 15th Street Precinct. L’agent RITTER entrain de préparer le magnétocassette avec excitation. SCULLY l’observe. Elle n’est pas impressionnée.)

RITTER : Test. Test. 4 janvier, 11:36. 15th Precinct, Manhattan. Agents présents : Dana Scully et Peyton Ritter. Premier entretien avec...

(RITTER lève la tête au moment où FELLIG entre.)

RITTER : Alfred Fellig.

(FELLIG s’assoit. Il a l’air de se déplacer avec raideur. L’agent RITTER pose un micro à côté de FELLIG.)

FELLIG : (se penchant pour parler confortablement dans le micro) Salut.

RITTER : Vous êtes photographe. J’ai vu, euh... vu quelques des vos photos. Vous, euh... êtes spécialisé dans un sujet assez sombre. (lui montrant ses photos) Vous, euh… vous tournez pas mal autour de la mort. Ca doit… ça doit vous fasciner. Je vous… ennuie, monsieur Fellig ?

FELLIG : Vous me posez une question ?

RITTER : D’accord. Je veux savoir comment vous arrivez toujours à arriver de nulle part chaque fois que quelqu’un meurt. Vous êtes toujours là pour prendre la photo. Comment ça se fait ?

FELLIG : J’ai un… un nez pour les infos.

SCULLY : (prenant les choses en main) Monsieur Fellig, vos empreintes ont été trouvé sur l’arme d’un meurtre sur le lieu d’un crime. Pourriez-vous nous donner les détails de vos activités la nuit dernière ?

FELLIG : Le Bronx. Je travaillais. J’ai vu un voyou voler les tennis d’un gamin. Il m’a poursuivi. Il s’est sauvé.

RITTER : Il s’est sauvé ? Un... meurtrier non identifié.

FELLIG : Je pense que je pourrais l’identifier.

SCULLY : Vos empreintes étaient sur le couteau. Comment se sont-elles retrouvées là ?

(FELLIG murmure, il est mal à l’aise.)

FELLIG : Il a laissé le couteau derrière. J’imagine que je l’ai touché... brièvement.

SCULLY : Pourquoi feriez-vous ça ? Vous avez été blessé, monsieur Fellig ? Vous semblez en peine. Avez-vous été attaqué ? Nous avons trouvé le sang de quelqu’un d’autre et, quand on l’aura étudié, je me demande si on apprendra que c’est le votre.

FELLIG : J’ai reçu quelques coups.

SCULLY : On peut voir ?

(FELLIG se lève et soulève sa chemise.)

SCULLY : Je peux vous aider ?

(Elle la soulève. On voit plusieurs blessures sur le haut de son dos. L’agent RITTER ouvre la porte et appelle un des officiers à l’extérieur.)

RITTER : Eh. Eh, emmenez monsieur Fellig pour lui faire faire une prise de sang. Photographiez son dos aussi.

(Les POLICIERS escortent FELLIG hors de la salle.)

RITTER : (conflictuel) Eh, je suis confus. Je croyais qu’on essayait d’arrêter ce gars et pas de chercher des raisons de le laisser partir.

SCULLY : Je croyais qu’on cherchait la vérité.

(RITTER sort de la salle.)

(Plus tard, le portable de SCULLY sonne.)

SCULLY : (TEL) Scully.

MULDER : (TEL, déguisant sa voix) Salut. Mon nom est Fox Mulder. Avant, on était assis côte à côte au FBI.

(Ils sourient tous les deux. SCULLY sourit)

MULDER : (TEL, voix normale) Comment ça va avec ta X-File ?

SCULLY : (TEL) Mulder, ce n’est pas... (attend que Ritter sorte) On n’avance pas beaucoup. Nous avons arrêté Alfred Fellig et nous venons de le relâcher.

MULDER : (TEL) Vous ne pouvez pas le retenir ? Et pour les coups ?

SCULLY : (TEL) Comment tu sais ça ?

MULDER : Je te l’ai dit, je fouine. Pourquoi vous le laissez partir ?

SCULLY : (TEL) Eh bien, nous avons pu retirer d’autres empreintes du couteau. Elles appartiennent à un meurtrier récidiviste du nom de Malcolm Wiggins.

(MULDER écrit WIGGINS sur son ordinateur et trouve le dossier du type.)

SCULLY : (TEL) Ca et le fait que le sang de Fellig a été retrouvé sur la scène du crime légitiment son histoire. Au moins cette histoire.

MULDER : (TEL) Mais tu penses toujours que Fellig est le meurtrier, hein ?

SCULLY : (TEL) Je ne sais pas quoi penser. (elle regarde Fellig passer) Il est, euh... inhabituel.

MULDER : (TEL) Parce qu’il se renferme comme un bouchon alors qu’on le poignarde ?

(MULDER regarde une image du dos poignardé de FELLIG sur son moniteur.)

SCULLY : (TEL) Mulder, d’où tu sors tout ça ?

MULDER : (TEL) Eh bien, le jeune Ritter envoie des comptes-rendus à Kersh. Mon ordinateur en a peut-être intercepté malencontreusement quelques-uns. Il a des trucs sympas à dire sur toi, pourtant... en général. Pourquoi tu ne me laisserais pas faire une petite vérification sur Fellig pour toi.

SCULLY : (TEL) Mulder...

MULDER : (TEL) Allez, c’est, tu sais... c’est ce que je fais maintenant. Je deviens bon.

(SCULLY sourit.)




1:53>

(RITTER est assis dans une voiture à surveiller l’appartement de FELLIG. SCULLY ouvre la porte passager et monte dans la voiture.)

SCULLY : Je suis garée dans la rue derrière.

(Elle lui tend les clefs.)

RITTER : Fellig dort. Je ne l’ai pas vu bouger depuis plus de quatre heures. (sarcastique) Passez une bonne soirée.

(RITTER sort de la voiture et s’en va. SCULLY glisse à la place conducteur et regarde les photos des scènes de crime. Elle jette un coup d’œil à l’une des fenêtre sombres de FELLIG et le voit prendre une photo d’elle.)

(Quelques minutes plus tard, à l’intérieur du bâtiment, SCULLY frappe à l’appartement de FELLIG.)

SCULLY : Monsieur Fellig, ouvrez s’il vous plait !

(Il la laisse entrer. Elle lui montre la première photo que RITTER lui ait montrée.)

SCULLY : Expliquez ça.

FELLIG : Quoi ?

SCULLY : Vous avez pris cette photo une heure avant que la police arrive. Vous l’avez volontairement dissimulée en revenant photographier la scène.

FELLIG : Je ne crois pas me rappeler de celle-là.

SCULLY : Vous avez, monsieur Fellig, une longue et troublante historique d’être la première personne sur un lieu de mort. Vous avez aussi une historique de cacher ce fait. Pourquoi ?

FELLIG : Je suis en état d’arrestation encore ?

SCULLY : Etes-vous un meurtrier ?

(Il secoue la tête.)

SCULLY : Eh bien alors expliquez-vous, monsieur. Parce que je vous promets que jusqu’à ce que vous ne le fassiez, vous n’aurez pas la paix un instant.

(FELLIG sourit et prend son sac d’appareil photo.)

FELLIG : Vous voulez aller vous balader avec moi ? Venez avec moi. Je vais vous montrer.




(Une heure plus tard. SCULLY et FELLIG roulent dans sa voiture.)

SCULLY : Ca fait une heure. Vous allez tourner en rond toute la nuit ?

FELLIG : Ouais, c’est ça. C’est ce que je fais. Je cherche la prise.

SCULLY : Quelle prise ?

FELLIG : La prise.

(Il arrête la voiture à côté d’une prostituée.)

FELLIG : Elle. Elle est sur le point de mourir.

SCULLY : De… de quoi vous parlez ?

FELLIG : Ca peut arriver dans la prochaine minute, la prochaine heure, mais ça va arriver. C’est aussi clair que le jour.

SCULLY : Ecoutez, monsieur... Fellig, je ne sais pas ce que vous mijotez mais personne ici ne va mourir.

FELLIG : (préparant son appareil) Je ne mijote rien du tout. Je suis juste là pour vous dire ce qui va arriver.

SCULLY : Que … cette femme juste ici va se faire assassiner ?

FELLIG : Je n’ai pas dit "assassiner". Elle fume. Elle peut mourir d’un cancer du poumon. Le "comment" est toujours une surprise. Je... je sais seulement toujours "quand".

SCULLY : Vous voulez que je crois ça ?

(Un HOMME s’approche de la PROSTITUEE et commence à la harceler.)

PROSTITUEE : Tires-toi. Dégage !

(FELLIG allume son appareil. SCULLY sort de la voiture et court vers les deux personnes qui sont entrain de se disputer. Elle attrape l’HOMME et le pousse sur le sol pour lui mettre les menottes.)

SCULLY : FBI ! Ne bougez pas !

HOMME : Merde ! D’où vous sortez ?

SCULLY : La ferme ! Couches-toi ! Recule !

PROSTITUEE : (raillerie dans la voix) Tu te sens moins fort maintenant !

(SCULLY prend l’arme de l’HOMME et regarde FELLIG qui prend des photos.)

HOMME : C’est pas mon flingue, chef.

(SCULLY le gifle dégoûtée.)

SCULLY : (à la prostituée) Ca va ?

PROSTITUEE : Je me tire.

(La PROSTITUEE descend du trottoir et est immédiatement renversée par un énorme camion. SCULLY regarde choquée la femme morte sous le camion. FELLIG démarre et s’en va.)




(Le matin suivant. Precinct Station. RITTER se dirige rapidement en colère vers SCULLY qui est entrain d’interroger l’HOMME qui harcelait la PROSTITUEE.)

RITTER : Dana, qu’est-ce qui se passe, bordel ?

SCULLY : Agression et possession d’une arme à feu non déclarée. Je serai à vous dans une minute.

RITTER : Pourquoi vous ne m’avez pas appelé plus tôt ?

SCULLY : Je m’excuse.

RITTER : Quoi, vous avez lâché la surveillance ?

(SCULLY garde la bouche fermée et le conduit dans une salle privée.)

SCULLY : Sans vouloir vous offenser, la surveillance avait été lâchée avant que j’arrive.

RITTER : Donc, attendez, attendez – vous avez lâché la surveillance et quoi, vous avez fait une gentille balade avec lui ?

SCULLY : J’ai confronté Fellig. Je l’ai questionné plus sur son implication dans les morts qu’il a photographiés. Ca vous va ?

RITTER : Qu’est-ce qu’il a dit ?

SCULLY : Il a dit qu’il pouvait savoir quand les personnes sont sur le point de mourir. Ecoutez, si New York fait passer une loi pour les bon samaritains nous pouvons peut-être le pincer pour ça, mais je doute qu’on l’inculpe pour meurtre.

RITTER : Faux. Laissez-moi vous montrer quelque chose.

(Il sort de la salle. Elle hésite un moment puis le suit.)

RITTER : Ils ont attrapé monsieur Wiggins la nuit dernière. Il dit que c’est Fellig qui a tué ce gamin dans la ruelle, pas lui. Il a dit qu’il passait juste par là et qu’il a dû se battre pour survivre.

SCULLY : Un meurtrier récidiviste qui a la moitié de l’âge de Fellig.

RITTER : Il a dit qu’il serait venu se lui-même mais il a dit qu’il avait peur que nous ne le croyions pas.

SCULLY : Il a raison. Dites-moi, Ritter, est-ce qu’il a été aidé pour concocter cette histoire ?

RITTER : Ecoutez, Fellig est un meurtrier. Qu’il ait commis ou non celui-là, je m’en fiche – surtout si ça doit m’éviter quelques jours à la barre avec lui.

SCULLY : Aucun juge ne délivrera de mandat basé là-dessus.

RITTER : Non, non, non. Je connais le juge. On l’aura cet après-midi.

(SCULLY le fixe, puis fait demi-tour.)

RITTER : Vous savez, Kersh m’avait prévenu sur vous.

SCULLY : Ah oui ?

RITTER : Ouais – vous et votre partenaire. Dieu sait combien sa réputation le précède donc j’imagine que j’aurais du m’attendre à ça. Vous avez gâché mon affaire, et Kersh va en entendre parler. On est clair, Dana ?

SCULLY : (le reprenant froidement) Scully.

(Son portable sonne.)

SCULLY : Et cette conversation est terminée.

(RITTER s’en va. SCULLY répond au téléphone.)

SCULLY : (TEL) Ouais ?

MULDER : (TEL) Salut, Scully. Hum, comment va cette X-File ? Et avant que tu ne me dises que ce n’est pas une X-File...

SCULLY : (TEL) C’en est une.

MULDER : (TEL) Qu’est-ce qui s’est passé ?

SCULLY : (TEL) Alfred Fellig semble en savoir atrocement beaucoup sur la mort.

MULDER : (TEL) Ah ouais ? Eh bien, ce n’est pas surprenant, étant donné qu’il a atteint le bel âge de 149 ans.

SCULLY : (TEL) Excuse-moi ?

MULDER : (TEL) J’ai fait quelques recherches sur lui. Ce mec est si vieux qu’ils ne le gardent même plus sur le dossier de l’ordinateur mais Alfred Fellig n’existe pas avant 1964. Mais un certain Henry Strand, si. Il a postulé pour un laissez-passer de presse auprès de la police de Jersey City quand il avait 53 ans. Ses empreintes collent avec celles de Fellig.

SCULLY : (TEL) Mais Mulder, ça doit être une erreur.

MULDER : (TEL) Tu crois ? Parce que cet Henry Strand n’existe pas avant 1939. Cependant, un L.H. Rice a un casier judiciaire qui dit qu’il s’est présenté à l’examen de service civil dans l’Etat de New York. Il est vrai que les dossiers ne montrent pas s’il a été reçu ou pas, mais son empreinte de pouce ? Celle de Fellig. Tu veux savoir la date de naissance de L.H. Rice ? 4 avril 1849. Je ne suis pas bon en maths, mais j’imagine que ça fait un certain nombre de bougies sur le gâteau.

SCULLY : (TEL) J’ai passé du temps avec cet homme et-et il ne doit pas avoir plus de 65 ans.

MULDER : (TEL) Je pense que c’est ce qu’il veut que tu crois. On parle d’un gars pour qui le phrase "la vie en prison" a de sérieuses connotations. Je crois que tu devrais l’arrêter avant qu’il ne disparaisse et devienne quelqu’un d’autre.




(FELLIG monte dans son bâtiment et sourit quand passe SCULLY en tournant et le suivant dans son appartement. Il place son sac à appareil photo à côté du scanner de police.)

SCULLY : Vous allez être arrêté pour meurtre, monsieur Fellig, dans deux heures, et cette fois-ci vous ne pourrez pas juste changer votre nom.

FELLIG : Je vous ai montré ce que je faisais hier soir. Je prends juste des photos.

SCULLY : Ce que vous m’avez montré était un méprisable manque de compassion pour un autre être humain. Vous m’avez montré que vous profitiez de la mort des gens. Alors pourquoi ne devriez-vous pas aller en prison ?

FELLIG : Quoi, vous voulez que je pleure pour eux ? Vous voulez que je fasse comme si j’étais désolé pour eux ? Je ne le suis pas. Chanceux salopards. Tous.

SCULLY : "chanceux" ?

FELLIG : Je ne suis pas juste là pour prendre la photo. Je ne prends ces gens. Elle les prend.

SCULLY : Qui ça ?

(FELLIG va derrière une couverture qui pend dans une pièce sombre. Après un instant, SCULLY le suit. FELLIG allume une lumière rouge et lui montre la photo d’une fille morte avec une image floue au-dessus d’elle.)

FELLIG : C’est elle. C’est elle qui les prend.

SCULLY : Vous êtes entrain de dire que c’est une photo de la mort elle-même ?

FELLIG : C’est un aperçu, juste un aperçu. C’est plus proche que je ne m’en suis rapproché en... je-je ne peux même pas compter les années.

SCULLY : Et c’est la prise à propos de laquelle vous parlez de – c’est ... ce que vous essayer d’obtenir ?

FELLIG : Hum-hum.

SCULLY : Monsieur Fellig, je sais... que vous en savez plus que moi sur la photographie mais c’est juste un éclat dû à l’objectif.

FELLIG : Vous avez raison. J’en sais plus que vous sur la photographie.

SCULLY : (sourit) OK, alors... pour l’amour de votre argument... à quoi bon ? Je veux dire, pourquoi... pourquoi prendre une photo de la mort ?

FELLIG : Pour pouvoir la regarder en face. Pour pouvoir mourir. Les pilules ne marchent pas. Les rasoirs... (montrant à Scully ses poignets) … le gaz ... les ponts – je ne pourrais pas vous dire de combien de ponts j’ai sauté. Tout ce que j’ai réussi, c’est à être mouillé. J’ai été laissé à l’écart. Je ne veux plus être là. Je ne me souviens même plus du temps où je le voulais encore. Et… ça… c’est tout ce que je sais... faire.

SCULLY : Vous savez que je ne vous crois pas.

FELLIG : Si vous me croyez. C’est pour ça que vous êtes là.

(SCULLY regarde à nouveau les photos. Une est ancienne. Une femme des années 20. La signature au verso est "photographie de Louis Brady", 1928 ou 1925.)

SCULLY : Comment savez-vous quand les gens vont mourir ?

FELLIG : Oh... vous la poursuivez un certain temps et vous la comprenez.

SCULLY : Excusez-moi.

(SCULLY sort dans le hall. Elle est très tendue et nerveuse. Elle pianote un numéro sur son portable.)

MULDER : (TEL) Mulder.

SCULLY : (TEL) Mulder, c’est moi.

MULDER : (TEL) Salut !

SCULLY : (TEL) Ces deux autres noms que tu as dit qu’avait eus Fellig – Strand et Rice… ?

MULDER : (TEL) Ouais. Henry Strand et L.H. Rice.

SCULLY : (TEL) Tu as quelque chose sur Louis Brady ?

MULDER : (TEL) Euh, non mais il y a… il y a comme un gros trou avant 1939.

SCULLY : (TEL) Tu pourras vérifier pour moi ?

MULDER : (TEL) Tout à fait, ouais.

(FELLIG est à la porte de son appartement et écoute.)

SCULLY : (TEL) Je reste ici pour être sûre qu’il ne file pas. Louis Brady, Mulder. Dis-moi ce que tu trouves.

(SCULLY raccroche et retourne dans la pièce sombre.)

SCULLY : Monsieur Fellig ?

(FELLIG lui rentre dedans.)

FELLIG : Oups. Excusez-moi. Je sors un film. Juste une seconde.

(Il éteint le portable qu’il vient de lui voler dans la poche et le met sur une étagère, puis allume la lumière.)




9:32 AM>

(MULDER trouve un vieux dossier sur LOUIS BRADY. C’est un meurtrier. L’affaire n’a jamais été refermée.)

(RITTER conduit sa voiture. Son portable sonne.)

RITTER : (TEL) Ritter.

(MULDER est à son bureau, rangeant rapidement des documents.)

MULDER : (TEL) Agent Ritter, c’est l’agent Mulder. Est-ce que l’agent Scully est avec vous ?

RITTER : (TEL) Non. Il semble que personne n’arrive à la trouver.

MULDER : (TEL) Moi non plus, et son portable est déconnecté.

RITTER : (TEL) Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

MULDER : (TEL) Eh bien, vous pouvez la trouver pour moi.

RITTER : (TEL) Ecoutez, agent Mulder, je suis en route pour aller arrêter Alfred Fellig.

MULDER : (TEL) Bien, parce que je pense que c’est là qu’elle est. Et si vous aviez, Fellig est un meurtrier. Sous le nom de Louis Brady, il a étouffé deux patients dans un hôpital du Connecticut. Il a dit qu’il voulait rattraper son retard avec la mort. Une année en prison, il est parti d’un groupe de travaux. La chasse à l’homme ne s’est jamais officiellement arrêtée.

(MULDER quitte le bureau.)

RITTER : (TEL) C’était quand ?

MULDER : (TEL) 1929.

RITTER : (TEL) Oh, oh, oh, oh – quand ?

MULDER : (TEL) Ecoutez, Ritter, transpirez pas pour quelques chiffres. C’est lui. Contentez-vous d’aller là-bas et trouvez l’agent Scully.

AGENT RITTER : (TEL) OK. J’y vais.




(Appartement de FELLIG. SCULLY regarde FELLIG qui travaille sur un film.)

SCULLY : Vous savez, la plupart des gens veulent vivre éternellement.

FELLIG : La plupart des gens est idiote. C’est une des raisons pour lesquelles, moi je ne veux pas.

SCULLY : Je pense que vous avez tort. Comment pouvez-vous avoir trop de vie ? Il y a trop de chose à apprendre, à expérimenter.

FELLIG : 75 années... sont suffisantes. Croyez-moi. Vous vivez éternellement, tôt ou tard vous commencer à penser à la grande chose que vous loupez et que tout le monde découvre auf vous.

SCULLY : Et l’amour ?

FELLIG : Quoi, est-ce qu’il est éternel ? Il y a 40 ans, je suis allé à la mairie, aux archives... aux dossiers d’archives, peu importe le nom. Je voulais retrouver ma femme. Ca... m’ennuyait, je ne pouvais pas me souvenir de son nom. L’amour dure... 75 ans, si vous êtes chanceux. Vous ne voulez pas être là quand il est parti.

(Il regarde SCULLY. Elle est en noir et blanc.)

FELLIG : Estimez vous heureuse.

(Elle le regarde surprise.)

SCULLY : Pourquoi êtes-vous comme ça ? Je veux dire que si c’est vrai, donnez-moi quelque chose qui le prouve... Aidez-moi à trouver une science qui le permette.

(FELLIG prépare son appareil.)

FELLIG : Ca n’a rien à voir avec la science. Quelqu’un a pris ma place.

SCULLY : Pris votre place ?

FELLIG : Je ne sais pas son nom. Je ne pense pas l’avoir jamais su. J’avais la fièvre jaune loin derrière l’enfer [désolée, ça ne veut pas dire grand chose, mais j’ai du mal, là !] quand ça a tué la moitié de New York. Washington square park était une tombe ordinaire, ils ont eu tellement de corps. Ils les enterraient en surface. Ils les enveloppaient dans-dans des draps jaunes et les draps jaunes dépassaient à travers la boue. J’étais sous tutelle judiciaire pour une contagion à travers New York. J’avais la tête ailleurs avec la fièvre... l’esprit ailleurs. Et je l’ai vu – j’ai vu la mort. Si seulement j’avais eu un appareil. Au début, je… je l’ai juste vue du coin de l’œil. Puis elle est devenue plus intrépide et elle a commencé à flirter dans la pièce et à prendre cette personne puis celle-là et je n’ai jamais vu son visage. Je ne voulais pas voir son visage. Je pensais que si je le voyais, elle me prendrait aussi. Mais elle ne l’a pas fait. Non. Il y avait une infirmière. Elle a fait du mieux qu’elle pouvait. A l’époque, la médecine était... ils ne pouvaient pas trouver leur cul avec les deux mains – ils ne peuvent toujours pas – mais elle a fait du mieux qu’elle pouvait. Elle s’est assise avec moi, a soutenu ma tête et j’étais sur le lit de la mort et elle est venue pour moi. Je n’ai pas regardé la mort. J’ai fermé les yeux et tourné la tête. Je ne lui ai pas dit de ne pas regarder la mort. Je voulais qu’elle la regarde... je voulais que ce soit elle qui la regarde à ma place. J’ai ouvert les yeux et la fièvre avait disparu. Ils étaient entrain de la porter dans un drap jaune. Depuis ce moment, j’ai réalisé qu’il fallait faire attention à ce qu’on désirait. J’ai raté ma chance. Vous avez beaucoup de chance, vous le savez ?

SCULLY : Qu’est-ce que vous voulez dire ? (pas de réponse) Attendez une minute. Qu’est-ce que vous avez dans la tête ? Vous voulez dire "chance" comme pour les autres ? Vous voulez me faire croire que je vais mourir ?

FELLIG : Je veux juste prendre une photo.

SCULLY : Vous m’avez pris en photo. Vous m’avez prise en photo hier soir. C’est pour ça ?

FELLIG : Non, c’était différent.

SCULLY : Je ne vais pas mourir ! (il allume l’appareil photo) Eteignez ça !

FELLIG : Non.

(Ils luttent avec l’appareil.)

SCULLY : Eteignez-le tout de suite ! Reposez-le !

FELLIG : Il n’y a rien à faire contre ça.

(Elle lui let les menottes et l’attache à la table, puis frénétiquement cherche son portable dans ses poches.)

SCULLY : Vous avez pris mon téléphone. Pourquoi ?

FELLIG : S’il vous plait, donnez-moi une chance.

SCULLY : Qu’est-ce que vous ne voulez pas que je sache ?

FELLIG : Elle arrive…

SCULLY : Qu’est-ce que vous ne voulez pas que je sache ?!

FELLIG : Elle arrive et vous devriez faire la paix avec vous même.

SCULLY : La ferme !

(La porte d’entrée s’ouvre violemment.)

FELLIG : Elle est là.

(SCULLY protège ses yeux tandis qu’au ralenti la couverture de la pièce sombre se soulève pou voir apparaître un homme armé. FELLIG pointe son appareil. Un coup de feu part, fracassant l’objectif de la caméra et traversant FELLIG qui tombe sur le sol. SCULLY fixe, choquée, l’agent RITTER qui tient l’arme.)

RITTER : Agent ?

(Il voit la blessure dans le ventre de SCULLY et court vers elle tandis qu’elle glisse sur le sol.)

RITTER : (pleurant presque) Oh mon Dieu ! Oh, non, non, non, non, non, non, non... (il fait un numéro sur son portable en tremblant) Allez… Allez... Bon sang !

(RITTER court à l’extérieur et crie en laissant FELLIG et SCULLY seuls.)

RITTER : On a besoin d’aide ici !

(FELLIG retire l’appareil fracassé et prend un appareil plus petit. Il s’apprête à prendre une photo de SCULLY mourante. Il la regarde à travers la lentille un moment, puis repose son appareil et lui prend la main. Du sang coule de sa bouche.)

FELLIG : Vous la voyez ? Vous la voyez ? Ne regardez pas. Fermez les yeux.

(SCULLY ferme doucement les yeux. Il baisse les yeux vers leurs mains serrées. Le bras de FELLIG devient lentement en noir et blanc. Il lève la tête et toute limage disparaît dans un effet de fondu.)




Une semaine plus tard>

(MULDER est debout devant la chambre de SCULLY regardant RITTER parler avec elle. RITTER sort de la chambre.)

MULDER : Vous êtes chanceux.

(RITTER n’a rien à dire et s’en va. MULDER entre dans la chambre de SCULLY et lui prend la main dans un moment intime.)

MULDER : Le rapport du coroner sur Fellig est revenu. Il dit qu’il est mort d’une seule balle. C’est tout ce que ça dit. (il s’assoit à côté d’elle sur le lit.) Eh bien, j’ai, euh... parlé à ton docteur et... il dit que tout va très bien. Tu as le rétablissement le plus rapide qu’il n’a jamais vu.

SCULLY : Ouais, Mulder, je ne sais même pas comment j’ai médité. Les gens ne vivent pas éternellement.

MULDER : Non, non, je-je... je pense que lui aurait pu. Je-je pense que… que la mort ne vient que te chercher... une fois que tu demande son opposé.

(SCULLY y réfléchit.)


THE END.

Ecrit par Laura22 
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stanary (23:26)

Mais c'est bizarre ! Pour moi y a que 3 pubs normalement...

Titepau04 (23:27)

Bah d'habitude elles sont un peu plus longues mais moins fréquentes

Titepau04 (23:27)

Même entre les 2 épisodes yen avait une

Titepau04 (23:27)

Je pense qu'il y a eu 5 pubs en fait, 2 par épisode et une entre les deux

stanary (23:28)

Et c'est sur TF1 ?

Titepau04 (23:29)

Oui

stanary (23:29)

Ah bah alors ils ont tout changé

Titepau04 (23:30)

Je pense qu'ils ont fait parce que les épisodes étaient plus longs

Titepau04 (23:30)

65 min par épisode

stanary (23:33)

Ah oui la je comprends mieux. J'avais jamais vu ça à la télé c'est pour ça

Titepau04 (23:34)

C'est désagréable

stanary (23:37)

Au pire regarde si une autre chaine diffuse la série

Titepau04 (23:38)

Je crois pas qu'il y en ait d'autre ... c'était les derniers de la saison

stanary (23:42)

Et c'est déjà fini ?

Titepau04 (23:42)

Oui ça y est

Titepau04 (23:42)

Yen a que 8

stanary (23:44)

8 épisodes ? ah mais c'est meilleur alors !

Titepau04 (23:56)

Nooonnnnn c'est trop court!!!

stanary (00:17)

Ah ça, ça dépend quand même des séries. Bon moi je vais me coucher. Bonne nuit !

Titepau04 (10:33)

Bonjour tout le monde!!!

serieserie (11:14)

Hello la citadelle!

Sonmi451 (14:46)

Bon week end!

Chaudon (17:21)

Depuis début décembre, le quartier "Elementary" a un NOUVEAU SONDAGE ! Soyez nombreux pour voter !

Chaudon (17:22)

...Désolé, je me suis trompé d'HypnoRooms . Comment enlever mon précédent message ?

Sonmi451 (18:35)

En papotant ^^

Sonmi451 (18:35)

Mais moi j'ai du mal à écrire, y a un bébé

Sonmi451 (18:36)

qui veut l'ordinateur lol

Minamous (20:27)

L'HypnoGame Arrow commence dans 30 minutes et il reste des places, alors s'il y a des retardataires, n'hésitez pas à nous rejoindre

Minamous (20:28)

oups...je croyais que j'étais sur HypnoPromo, sory

Titepau04 (21:13)

Sonmiiiii!!! Tu es là??!!

Phoebus (00:03)

Bonjour, nouveau sondage sur le quartier de Person Of Interest.

arween (09:26)

Bonjour ! Nous n'avons que peu de participants à l'animation The Night Shift... Elle est pourtant ouverte à tous ! Allez ne soyez pas timide et venez nous rendre visite

SeySey (12:55)

Bonjour! Nouveau sondage spécial fête de Noel sur le quartier Under The Dome! Venez nombreux!

liliju (15:55)

Un sondage spécial Noël vous attend sur le quartier des zombies (The Walking Dead). Ils ont besoin de vous. Merci de votre temps

Titepau04 (17:06)

Bonjour !!!! Venez vous inscrire aux concours de Noël dans les quartiers de ncis Los Angeles et s club 7!!!
Et n'hésitez pas à commenter les calendriers au passage!!
Et profitez-en pour voter sur le sondage ncisla!!!!

chrismaz66 (17:39)

'Soir, venez départagez nos ex-aequo au sondage House, et Torchwood va bientôt fêter ses 10 ans : animations signées Choup! Un petit coucou serait sympa Merci

serieserie (09:44)

Tout dernier jour pour vous inscrire à la soirée HypnoGame ARROW de samedi soir!! Allez si vous aimez un minimum la série et que vous avez envie de passer une bonne soirée avec nous, venez vous inscrire à l'accueil, n'aillez pas peur!!!!

SeySey (14:50)

Bonjour! Nouveaux design & sondage sur le quartier Under The Dome! Venez donner votre avis

oOragnarOo (15:10)

bonjour, venez voter à la photo du mois sur SONS OF ANARCHY et VIKINGS merci d'avance

Merane (16:41)

Bonjour, le sondage sur l'épisode 6.04, Relics, de Teen Wolf, vient d'arriver . N'hésitez pas à voter et à partager votre avis, merci .

Sonmi451 (22:10)

La bannière de noel d'urgences attendent vos votes dans préférence, merci.

Titepau04 (22:17)

Bonjour !!!! Venez vous inscrire aux concours de Noël dans les quartiers de ncis Los Angeles et s club 7!!!
Et n'hésitez pas à commenter les calendriers au passage!!
Et profitez-en pour voter sur le sondage ncisla!!!!

Titepau04 (22:18)

Calendrier de Noël pour les jolies sorcières de Charmed!!!

arween (08:32)

Bonjour à tous ! Venez nous rendre visite sur The Night Shift pour participer à notre grande animation (ouverte à tous), commenter le joli calendrier réalisé par serie² et voter au sondage ! Merci

arween (08:33)

Dollhouse vous attends pour voter au sondage et commenter le calendrier fait par Xana. Merci pour vos visites

mnoandco (09:17)

Hello, le quartier Blacklist vous propose de venir voter pour ses HypnoAwards. Venez découvrir chaque jour une nouvelle catégorie! Vous avez oublié ! Pas de soucis ! Vous pouvez voter pour les catégories précédemment proposées et ce pendant les 15 jours que dure l'animation !

serieserie (09:29)

Heyyy! Lucifer vous attend pour son animation 'Le diable s'habille en Prada'!!

liliju (10:16)

Ca vous dit une ptite interview collective pour Noël sur le quartier Supernatural? je vous attend sur le topic spécial interview. Et n'oublier pas le calendrier de l'avent sur le quizz. Merci à tous. On ne peut rien faire sans vous

Titepau04 (10:32)

Bonjour !!!! Venez vous inscrire aux concours de Noël dans les quartiers de ncis Los Angeles et s club 7!!!
Et n'hésitez pas à commenter les calendriers au passage!!
Profitez-en aussi pour voter sur le sondage ncisla!!!! et pas besoin de connaître la série!

Titepau04 (10:33)

Calendrier de Noël pour les jolies sorcières de Charmed!!!

serieserie (12:22)

On oublie pas de venir voter pour le concours #OneChicagoOS sur Chicago PD

angie5 (12:35)

Bonjour, nouveau design pour le quartier de sous le soleil, vous pouvez commenter sur le forum dédié et n'hésitez pas à commenter les épisodes d'une famille formidable saison 13 diffusé depuis lundi !! et si vous voulez donner un coup de main, envoyez-moi un mp. merci. bonne journée. Bonne visite!!

mnoandco (14:44)

Hello, le quartier Blacklist vous propose de venir voter pour ses HypnoAwards. Venez découvrir chaque jour une nouvelle catégorie! Vous avez oublié ! Pas de soucis ! Vous pouvez voter pour les catégories précédemment proposées et ce pendant les 15 jours que dure l'animation !

mnoandco (14:45)

Le quartier Blacklist, en plus de l'animation HypnoAwards, vous propose de jolis calendriers pour ce mois de décembre. N'hésitez pas à venir voter, commenter vos choix, donnez votre avis sur ces créations!

mamynicky (15:01)

'Jour les 'tits loups Le quartier Empire voudrait connaître vos goûts en matière de chants de Noel.

chrismaz66 (16:40)

Mamy je déteste les chants de noël, ça m'file le cafard ! Mais bon je vais voter parce que c'est toi

chrismaz66 (16:42)

Choup nous a concocté des animations spécial 10 ans de ouf pour Torchwood, venez jouer, pas besoin de connaître la série! Apportez juste vos yeux et votre cerveau

Phoebus (18:20)

Bonjour, Photo de l'épisode et Review de l'épisode 8x06 (celui du 2 décembre) sur le quartier The Vampire Diaries.

Sonmi451 (21:27)

Merci voter dans préférence.

Minamous (20:28)

HypnoGame Arrow dans 30 minutes sur la citadelle, il reste des places, n'hésitez pas à nous rejoindre si vous voulez vous amuser avec nous

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