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#119 : Georges

Quand les parents d'Eric reviennent pour une visite avec leur fils de dix ans récemment adopté, George, ils sont choqués de rencontrer le vrai père du garçon, qui voudrait absolument refaire partie de sa vie. Julie, la soeur d'Eric, sort de sa cure de désintoxication. Avec l'aide de Matt et de Mary,Lucy prépare son petit ami Jimmy à rencontrer ses grands parents, le Colonel et grand mère Ruth

Titre VO
It's about George

Titre VF
Georges

Première diffusion
28.04.1997

Première diffusion en France
14.05.2000

Plus de détails

Écrit par : Ron Zimmerman 
Réalisé par : Harry Harris 

Avec

Guests :

SCENE 1 - CENTRE DE DESINTOXICATION : ANNIE, SES BEAUX-PARENTS, MATT ET GEORGES RENDENT VISITE A JULIE.

COLONEL : On aurait mieux fait d'attendre Eric. Je ne suis pas doué pour ça.

ANNIE : Ne vous en faites pas, ça va bien se passer. Julie va avoir besoin de votre soutien. Eric va venir nous rejoindre, de toute façon.

GEORGE : Allez ! Essayez de vous détendre. Imaginez ce que je ressens. C'est ma soeur et on ne se connait même pas. Alors, c'est plutôt moi qui devrais avoir le trac.

MATT : Et ça ne te fait rien du tout ?

GEORGE : Ouais, j'en ai vu d'autres. (Rire général.) Ecoutez, d'après ce que je sais, ma nouvelle soeur vient de traverser des moments difficiles. Et vous étiez là pour moi quand j'avais besoin de vous, alors que je suis adopté. Vous devriez faire pareil pour vos enfants, non ?

COLONEL : Tu es très acerbe pour un civil.

GEORGE : J'ai le meilleur instructeur qu'on puisse trouver dans les Marines.

COLONEL (en riant) : Je vois. Qu'est-ce qu'on attend, là ? Allons chercher ta soeur. Notre fille, elle rentre à la maison.

ANNIE : Elle ne devrait pas tarder.

MATT : Oh ! Ca y est. La voilà.

JULIE DESCEND DE SA CHAMBRE, VALISES AUX MAINS. MATT ET ANNIE SONT LES PREMIERS A L'ACCUEILLIR.

MATT : Tu as l'air en pleine forme.

JULIE (en l'embrassant) : Ha ha ! Merci, tu es gentil.

ANNIE : On est tous très fiers de toi. (Julie l'embrasse.)

JULIE : Oooh ! Où est Eric ?

ANNIE : Il avait une urgence mais il va nous rejoindre à la maison.

JULIE : Ils sont venus ? Je n'y crois pas.

ANNIE : Je t'avais dit qu'ils viendraient.

JULIE : J'ai toujours peur de leur réaction.

MATT : Ils vont mieux depuis qu'ils ont George.

JULIE : J'ai aussi peur de la réaction de George.

ANNIE : Il ne faut pas ... Allez, viens.

JULIE SUIT ANNIE ET MATT JUSQUE DANS LA PIECE OU SE TROUVENT SES BEAUX-PARENTS ET GEORGE.

RUTH : Bonjour, Julie.

JULIE (en la serrant dans ses bras) : Bonjour, maman.

COLONEL : Bonjour, Julie.

JULIE : Bonjour, Colonel.

COLONEL : Alors, comment ça va ? Tu te sens bien ?

JULIE : Ca va. Je me sens encore un peu faible, mais ça va.

COLONEL : Oui, bien sûr, je comprends.

GEORGE : Salut. Je suis George, ton nouveau frère. (Ils se serrent la main.) Tu sais ce que ça veut dire ?

JULIE : Euh ... non.

GEORGE : Je prendrai soin de toi et tout ira très bien, parce qu'on se serre les coudes chez les Camden.

JULIE : Je m'en souviendrai.

 

SCENE 2 - POOL HALL : ERIC JOUE AU BILLARD. EDDIE LUI DONNE DE L'ARGENT.

ERIC : Merci pour l'Association.

EDDIE : Un petit conseil, fais attention avec le préfet de police. Il faut le ménager. Tu voulais le voir à propos de quoi ?

ERIC : Josh m'a demandé de l'aider pour la réintégration de Will Grayson dans la police. Tu te souviens de lui ?

EDDIE : Ah oui. Le flic qui a contribué à l'arrestation de la famille Marillo. La plupart des gens pensent qu'on l'a descendu. Et ça, c'est passé, il y a 10 ans, non ?

ERIC : Oui, il a dû quitter le pays et vivre sous un nom d'emprunt, mais Marillo est mort en prison, il y a un mois, alors Grayson s'est dit qu'il pouvait revenir. (Josh et Will arrivent.)

JOSH (en donnant un billet à Eric) : Vous travaillez toujours pour l'Association ?

ERIC : Oui.

JOSH : Voici Will Grayson. Le pasteur Camden ...

ERIC (en serrant la main de Will) : Enchanté.

JOSH : ... et Mr. Eddie King.

EDDIE (en serrant la main de Will) : Inspecteur Grayson, c'est un honneur. Je vous offre un verre ? Un petit conseil, inspecteur, faites attention si vous jouez avec le Révérend. C'est un arnaqueur. Hm !

ERIC : Allons nous asseoir ... Si je peux vous aider en quoi que ce soit, ... Oh ! Je peux peut-être vous aider à trouver du travail.

WILL : Non, merci beaucoup. Je vais réintégrer la police. On a encore besoin de moi et c'est ce que je fais de mieux.

ERIC : Vous êtes un homme courageux.

WILL : Courageux, je ne sais pas trop. Une de mes priorités, c'est de retrouver mon fils.

ERIC : Vous avez un fils ?

WILL : Ma femme est morte en le mettant au monde et j'ai été obligé de le placer dans un foyer d'accueil quand j'ai témoigné.

ERIC : Si vous voulez, je connais des gens qui pourraient peut-être nous aider à le retrouver.

WILL : Il doit avoir 10 ans, maintenant.

ERIC : Où l'avez-vous placé ?

WILL : A l'orphelinat de Kensington.

ERIC : Et quel est son nom ?

WILL : George.

A LA REACTION D'ERIC, C'EST CELUI ADOPTE PAR LE COLONEL.

 

GENERIQUE

 

SCENE 3 - CUISINE : LUCY PREPARE JIMMY A RENCONTRER SES GRANDS-PARENTS. MATT ET MARY SONT DESIGNES POUR LES IMITER.

JIMMY : Je ne te crois pas. Je suis sûr que t'exagères.

MARY : Le Colonel et grand-mère ne sont pas du tout des gens ordinaires.

LUCY : On veut te prévenir, c'est tout. (Matt arrive.)

MATT : Qu'est-ce qui se passe ?

LUCY : On est en train d'essayer de préparer Jimmy pour la rencontre avec les grands-parents.

MATT : Mais de toute façon, quoi que vous fassiez, ils vont le démolir.

JIMMY : On verra bien.

MATT (à Jimmy) : Tu veux qu'on te montre ce que le Colonel va te dire ? (Sans un mot, Jimmy hausse les épaules.) Mary, tu fais grand-mère ?

MARY : Bien sûr.

MATT (faux cigare au bec) : C'est vous l'insecte qui sortait avec ma petite-fille ? Eh bien, je ne suis pas vraiment impressionné par son choix.

JIMMY : Ho !

MARY : Ho ? C'est aux chevaux qu'on dit "Ho". Vous êtes fermier, Mr. Moon ?

JIMMY : Euh ... non.

MATT : Soyez poli. Vous savez qui je suis ?

JIMMY : Oui, son grand-père.

MATT : Je suis le Colonel John Camden des Marines des Etats-Unis.

LUCY : Oui, c'est exactement ça.

MATT : Vous êtes trop docile. On ne vous fait pas confiance.

MARY : Les gens dociles manquent de franchise. Je parie que Mr. Moon n'est pas du tout un garçon franc.

MATT : Tu as raison, c'est aussi ce que je crois.

MARY : Oui.

JIMMY : Vous n'avez pas l'impression que vous exagérez un peu ?

MATT : On verra. Rira bien qui rira le dernier. Ha ha !

MARY : Hm ! (Matt et Mary s'en vont.)

LUCY (à Jimmy) : Hum ... tu ferais mieux de revenir demain quand ils seront reposés.

JIMMY : Ca m'est égal. (Lucy soupire.)

 

SCENE 4 - CHAMBRE DE MARY ET LUCY : JULIE S'INSTALLE DANS UNE CHAMBRE POUR DEFAIRE SES VALISES. RUTH ET COLONEL FRAPPENT A LA PORTE.

RUTH : Julie, on peut entrer ?

JULIE : Bien sûr, je rangeais mes affaires.

COLONEL : Tu vas peut-être te sentir à l'étroit, ici. Tu crois que tu auras assez de place ?

JULIE : Oui, ça va aller. Ce sera amusant et ... j'ai l'habitude. Je partageais ma chambre avec quelqu'un au centre comme tout le monde. On était toujours deux par chambre.

COLONEL : Euh ... ta mère et moi, on se demandait si ... tu avais des projets. On voudrait savoir ce que tu comptes faire.

JULIE : Je viens d'arriver. C'est encore trop tôt.

COLONEL : Oui, c'est vrai. Tu as le temps d'y réfléchir, je comprends. Mais tu ne pourras pas habiter chez ton frère indéfiniment.

JULIE : Ce n'est pas mon intention.

RUTH : Non, bien sûr ... Voilà. Ce qu'on voulait te proposer, c'était peut-être de rentrer à la maison avec nous. Ca te laisserait le temps de te retourner.

COLONEL : Ce n'est pas la place qui manque. On te laisserait tranquille.

JULIE : Je me souviens ...

COLONEL : Pardon ?

JULIE : C'est inattendu. Merci beaucoup de me proposer ça. C'est très gentil.

COLONEL : Bon. On se verra tout à l'heure. Je te laisse défaire tes valises tranquillement. (Colonel s'en va.)

RUTH : Je suis contente que tu ailles mieux ... Très bien, on se retrouvera au dîner ?

JULIE : Merci, maman. (Etreinte.) Merci.

 

SCENE 5 - GARAGE : SIMON LIT SA BANDE DESSINEE. GEORGE ENTRE ET LE REGARDE GENTILLEMENT. SIMON NE PARVIENT TOUJOURS PAS A AIMER GEORGE.

SIMON : Quoi ?

GEORGE : Je suis ton oncle, maintenant.

SIMON : Ouais, tu parles.

GEORGE : Tu peux commencer à m'appeler "oncle George".

SIMON : Non, t'es plus jeune que moi.

GEORGE : Dis, je suis quand même ton oncle. C'est une question de respect.

SIMON : Très bien. Je t'appellerai "oncle George" quand je me déciderai de te respecter. Ce n'est pas demain, la veille.

GEORGE : On verra.

SIMON : C'est tout vu. (George s'apprête à sortir.)

GEORGE : J'ai déjà lu cette histoire. La Torche Humaine retrouve son pouvoir. (Il s'en va.)

SIMON (à Happy) : Si tu veux le mordre, ne te gêne pas.

 

SCENE 6 - SALLE A MANGER : PENDANT LE DÎNER, ERIC ET SES PARENTS SE METTENT A PARLER D'UNE HISTOIRE DROLE QUI S'ETAIT PRODUIT A DISNEYLAND.

ERIC : Ca nous a été égal à Julie, à maman et à moi, mais pour le Colonel, on ne pouvait pas venir à Disneyland sans prendre une photo avec Mickey Mouse. Par malheur, le type déguisé en Mickey, il faisait une pause. Alors là, le Colonel est devenu fou de rage. Il a commencé à lui faire un sermon comme s'il s'adressait à un soldat : "Qu'est-ce que ça veut dire ?" (Rire.) Et le pauvre Mickey est complètement subjugué. Il était cloué sur place. On ne pouvait pas voir son visage à cause du masque. Et il s'est mis à hurler : "J'en ai marre. Arrêtez de m'embêter." Il a poussé le Colonel. (Rire général.) Ce qui, bien sûr, a provoqué le déclenchement d'une troisième guerre mondiale entre le Colonel et Mickey et en sont venus au poing. (Rires.)

MARY : Qui a gagné ?

RUTH : A ton avis, imagine un combat entre le Colonel et le gentil Mickey Mouse. (Rire.)

ERIC : C'était horrible à voir. Il y avait des oreilles de Mickey et des boutons géants partout de Main Street jusqu'à Adventureland.

COLONEL : Mais je peux vous dire une chose, c'est que Disney savait entraîner les gens qui travaillaient pour lui. Ce Mickey Mouse savait bien se défendre. (Rire.)

JULIE : George, pour ton anniversaire, le Colonel t'emmènera à Magic Mountain et il se battra avec Bunny pour te montrer. (Quelques secondes de silence.)

ANNIE : Je suis en train de construire quelque chose pour George et vous, Colonel. C'est un bateau. Je construis un petit bateau pour George et vous pour que vous naviguiez sur le lac près de votre maison.

COLONEL : Oooh ! Ca alors ! Quelle belle surprise ! Est-ce que George et moi, on peut jeter un coup d'oeil ?

ANNIE : Oui, bien sûr, il est très pratique. Je l'ai acheté à la quincaillerie. Il est très facile à monter. Il a été vendu en kit. Il s'appelle le Ahab schooner. Il est très joli. Venez voir. (Elle se lève.)

ROSIE : Je peux y aller aussi. Je voudrais voir maman leur montrer le bateau.

ERIC : Bien sûr.

RUTH : Oh ! Venez, on va tous voir le bateau.

TOUT LE MONDE SE LEVE SAUF ERIC ET JULIE QUI RESTENT ENCORE PENDANT QUELQUE TEMPS.

JULIE : Tu l'as fait exprès, j'en suis sûre. (Elle l'embrasse.)

ERIC : Oh ! (Rire.) On sera tranquille pour parler. Comment tu te sens ?

JULIE : Très bien ... C'est dur. De temps en temps, j'ai encore envie de boire et ... quand je vois le Colonel et maman, ils me donnent encore plus envie de replonger. Mais je lutte.

ERIC : Bravo.

JULIE : Merci. (Elle l'embrasse.) Heureusement que tu es là.

ERIC : Je serai toujours là.

JULIE : Quelque chose de va pas ?

ERIC : Oui. C'est à propos de George.

 

SCENE 7 - ARRIERE-COUR : ANNIE MONTRE A CHACUN LE BATEAU DE GEORGE ET DU COLONEL, LE BATEAU DONT ON SE MOQUE EPERDUMENT.

ANNIE : Je n'ai pas encore fini de le monter.

MATT : Aaah ! D'accord. Je croyais qu'Ahab Schooner, c'était la marque, mais en fait, c'est le nom de ce bateau.

SIMON : T'arrive pas à choisir une couleur, maman ?

LUCY : Moi, je trouve qu'il est ... très joli.

ROSIE : Moi aussi.

MARY : Déguisez-vous en Gilligan et en skipper quand vous naviguerez parce que ce petit bateau risque de prendre l'eau.

RUTH : Ne soyez pas cruels, les enfants. Votre mère a dû travailler dur pour construire cette chose. (Rire général.) Oh ! Je suis désolé, Annie, c'est ... c'est pour rire ... c'est pour rire. (Annie n'attend pas à cette réaction.)

GEORGE (au Colonel) : On a le droit de rire ?

COLONEL : Non ... non. Il y avait un jeune Caporal qui me servait de chauffeur pendant la guerre de Corée. Il avait construit une structure en ferraille avec une forme assez bizarre en guise de toit pour ma Jeep. Tout le monde dans la compagnie se moquait de ma Jeep. Mais un soir, au cours d'un raid aérien, nous n'avions plus de liaison de radio et la compagnie a été vraiment prise au piège. Le Caporal et moi, on s'en est sorti sans une égratignure et vous savez pourquoi ?

MATT : J'ai une vague idée.

COLONEL : Tout simplement parce qu'on était dans cette étrange petite Jeep. Annie, George et moi, nous serons fiers de naviguer sur ce bateau que vous avez construit de vos mains.

ANNIE : Merci, Colonel. (Quelqu'un lui donne une forte tape sur le dos.)

COLONEL : N'est-ce pas, George ?

GEORGE : Affirmatif.

SIMON : Quel sale lèche-botte ! (Ruth continue de rire.)

MARY : Mais qu'est-ce qu'il y a, grand-mère ?

RUTH : Je ne sais pas ... c'est trop drôle ... (Rire général.) Désolée ...

GEORGE : Je suis content d'être venu ici.

COLONEL : Je sais. Moi aussi, mon garçon.

 

SCENE 8 - CHAMBRE DE MARY ET LUCY : CETTE NUIT, JULIE ET ROSIE DORMENT AUPRES DE MARY ET LUCY. AVANT DE DORMIR, CHACUNE DE CES FILLES LUI POSENT DES QUESTIONS.

LUCY : Tu vas reprendre ton poste de principale au collège, tante Julie ?

JULIE : Je n'en sais rien encore. D'abord, il faut que je trouve un endroit pour vivre.

MARY : T'avais pas un appartement à New York ?

JULIE : Oui, seulement, j'ai dû déménager avant de partir au centre.

ROSIE : Pourquoi tu ne restes pas vivre ici ?

JULIE : Oooh ! Ecoute, chérie, je crois que vous êtes déjà assez nombreux dans cette maison. Et puis, je suis une grande personne. Et les grandes personnes doivent avoir une maison. (Elle embrasse Rosie.)

LUCY : Tu devrais trouver quelque chose près de chez nous.

JULIE : On verra. Bon. Allez ! Assez parler de moi ! Le basket, toujours aussi forte ?

MARY : Cette saison, on a gagné trois fois.

JULIE : Oooh ! C'est bien. Et l'amour, ça va ?

MARY : Rien à l'horizon.

JULIE : Hmm ! Ca va changer. Lucy, comment va Jimmy Moon ?

LUCY : Je vais le présenter au Colonel demain.

JULIE : Ho ho ! Quand j'avais votre âge, il faisait fuir tous mes copains.

ROSIE : C'est pour ça que tu ne l'aimes pas beaucoup ?

JULIE : Non, Rosie, ce n'est pas que je ne l'aime pas, c'est que ... En fait, on n'a pas grand-chose à se dire, tous les deux.

LUCY : Tu devrais peut-être lui donner une chance. Nous non plus, ils ne nous aimaient pas tellement à part maman et Mary. Mais il est différent maintenant qu'il y a George.

ROSIE : Grâce à lui, le Colonel et grand-mère sont devenus gentils.

JULIE : C'est ce qu'on dit.

ROSIE : Pourquoi ? Tu détestes George ?

JULIE : Mais non, je l'aime beaucoup. Et si on dormait, maintenant ? Il est tard. Allez ! Au lit. (Rire.) Bonne nuit, les filles.

MARY, LUCY ET ROSIE : Bonne nuit, tante Julie. (La lumière est éteinte.)

LUCY : Je la trouve un peu bizarre, non ?

MARY : Mais non. Chuuut !

 

SCENE 9 - CHAMBRE DES PARENTS : RUTH ET LE COLONEL OCCUPENT LA CHAMBRE D'ERIC ET ANNIE QUI SERONT EUX DANS CELLE DE MATT.

RUTH (en voyant arriver le Colonel) : Qu'est-ce que tu as ? Tu fais une drôle de tête. T'as l'air préoccupé. Pourquoi ?

COLONEL : C'est Julie. J'ai l'impression qu'elle me déteste.

RUTH : Vraiment ? Tu crois ça ? Je crois qu'elle a un peu peur, mais ça passera.

COLONEL : De moi ?

RUTH : Mais non, d'elle-même. Tu te rends compte qu'elle a tout perdu ? Et l'idée de ... de devoir tout recommencer doit la terrifier.

COLONEL : Elle a l'air tellement fragile.

RUTH : C'est une Camden, je suis sûre qu'elle va se ressaisir. Allez ! Viens au lit.

COLONEL : Oui, tu as raison. (Il s'y installe.) Tu crois qu'elle s'en est sortie ?

RUTH : Oui, elle va beaucoup mieux.

COLONEL : Il faut être patient. (Ils s'embrassent.) Tu as remarqué comme George avait l'air heureux en écoutant toutes ces histoires au dîner ?

RUTH (en riant) : Il est fier de nous.

COLONEL : Il est vraiment bien, ce petit.

RUTH : Qu'est-ce que tu crois ? C'est un Camden, comme nous.

COLONEL : Oui.

ILS CONTINUENT A S'ETREINDRE ET A S'EMBRASSER.

 

SCENE 10 - CHAMBRE DE MATT : ERIC ET ANNIE ESSAIENT DE DORMIR. LE LIT D'UNE SEULE PERSONNE LEUR PARAÎT TRES ETROIT.

ANNIE (agitée) : Ecoute, tu prends toute la place ...

ERIC (agité) : Je ne sais pas ce que je dois faire pour ça, mais ...

ANNIE : Eric ...

ERIC : Excuse-moi.

ANNIE : Quoi ?

ERIC : C'est toujours comme ça quand on a du mal à dormir et quand on n'est pas dans son lit.

ANNIE : En feuilletant en catalogue, j'ai vu un lit pliant deux places à assembler.

ERIC : Et quoi encore ? Mais qu'est-ce que c'est que cette manie ?

ANNIE : En tout cas, ton père et George ont adoré mon bateau.

ERIC : J'ai quelque chose à te dire. On a un problème.

ANNIE : Julie ?

ERIC : Non, Will Grayson. Il a un fils. Il l'avait placé en adoption pour le protéger et il veut le reprendre. C'est légal, il a le droit.

ANNIE : Cet homme a tout sacrifié pour la bonne cause. Je crois qu'on doit l'aider à récupérer son enfant.

ERIC : Il a été adopté et devine par qui ?

ANNIE : Oh ! Bon Dieu ! Eric, non.

ERIC : Oui, le fils de Will Grayson a été adopté en février par le Colonel et Mme John Camden.

ANNIE N'EN REVIENT PAS.

 

LE LENDEMAIN ...

 

SCENE 1 - SALON : JIMMY MOON ATTEND L'ARRIVEE DU COLONEL ET RUTH.

LUCY (à Jimmy) : Sois gentil.

JIMMY : Ne t'inquiète pas, ce ne sont que tes grands-parents. (Dès leur arrivée, Lucy et Jimmy se lèvent.)

LUCY : Euh ... grand-mère, Colonel, je vous présente Jimmy Moon. C'est mon ... c'est ... c'est mon copain.

JIMMY : Bonjour, Lucy m'a beaucoup parlé de vous.

RUTH : Elle nous a aussi parlé de vous, Mr. Moon.

JIMMY : Alors, il parait que vous être militaire de carrière ? Vous devez avoir un tas d'histoires à raconter.

COLONEL : Pour qui vous prenez-vous, jeune homme, avec vos grands airs ? Alors, c'est vous, l'insecte qui sortait avec ma petite-fille ? Eh bien, je ne suis vraiment pas impressionné par son choix.

JIMMY : Oooh !

RUTH : Ho ! C'est aux chevaux qu'on dit "ho". Vous êtes fermier, Mr. Moon ?

JIMMY : Euh ... non.

COLONEL : Alors, soyez poli. Vous savez qui je suis ?

JIMMY : Oui, son grand-père.

COLONEL : Je suis le Colonel John Camden des Marines des Etats-Unis.

LUCY : Oh non !

COLONEL : Vous êtes trop docile. On ne peut pas vous faire confiance.

RUTH : Les jeunes hommes dociles ne sont pas francs. Je parie que Mr. Moon n'est pas du tout un garçon franc.

COLONEL : Tu as raison. C'est aussi ce que je crois. Vous vous moquez de nous ? Qu'est-ce que c'est que ce sourire ?

JIMMY : Euh ... je suis désolé.

COLONEL : Mr. Moon, hors de ma vue ! Rompez !

LUCY ET JIMMY QUITTENT PRECIPITAMMENT LA PIECE. RUTH ET COLONEL S'ECLATENT DE RIRE.

RUTH : Oh non ! Pauvre garçon.

COLONEL : Avoue qu'on s'est bien amusé. J'espère qu'on n'a pas été trop durs avec lui.

RUTH CONTINUE A RIRE. ERIC ARRIVE.

ERIC : Qu'est-ce que vous avez à vous amusez, tous les deux ?

COLONEL : Lucy est venue nous présenter son petit copain.

RUTH : Mr. Moon.

ERIC : Ah ! Ecoutez ... Le moment est peut-être mal choisi mais j'ai quelque chose d'important à vous dire.

RUTH : Oh ! Tu as l'air bien sérieux.

ERIC : On sera mieux dans mon bureau. Vous venez ?

 

SCENE 2 - JARDIN : LUCY ET JIMMY DISCUTENT. CE DERNIER TROUVE LES GRANDS-PARENTS DE LUCY PAS DU TOUT SYMPA.

LUCY : Tu m'en veux ?

JIMMY : Ton grand-père, ce n'est pas un humain comme les autres. C'est une vraie force de la nature. J'avais l'impression d'être aspiré comme par une de ces tornades dans Twister. Pourquoi tu ne m'as rien dit ? T'aurais au moins pu me prévenir.

LUCY : Quoi ? Mais je t'ai prévenu. Matt et Mary ont même joué leur rôle.

JIMMY : C'est vrai. Ils ont pas supporté mon arrogance.

 

SCENE 3 - BUREAU : ERIC S'APPETE A ANNONCER LA NOUVELLE A SES PARENTS.

COLONEL : Qu'est-ce qui se passe ? Je te sens aussi nerveux qu'une puce sur un boulet de canon. On t'écoute. Qu'est-ce que tu as à nous dire ?

ERIC : J'ai une mauvaise nouvelle.

RUTH : A propos de Julie ?

COLONEL : Ca y est ! Elle s'est remise à boire. Je savais qu'elle ne serait pas assez forte.

ERIC : Ce n'est pas à propos de Julie, c'est ... à propos de George.

COLONEL : George ?

RUTH (en riant) : Mais voyons, nous n'avons aucun souci à nous faire pour lui.

ERIC : Ecoutez, euh ... contrairement à ce qu'on croyait, le père de George n'est pas mort et il veut reprendre son fils.

RUTH : Mais on nous a assurés que ses parents étaient morts.

ERIC : Sa mère est morte, mais son père est en vie. Il est inspecteur de police. Il a ... témoigné contre une organisation criminelle et il a dû quitter le pays. Il a placé George dans un centre pour le protéger.

COLONEL : Il a fait un choix et lui, doit en subir les conséquences.

RUTH : C'est notre petit garçon, on ne peut pas le lui donner. Nous sommes prêts à nous battre pour lui.

ERIC : Ecoute, maman, je sais que ce n'est pas facile, mais ... si le père de George veut le récupérer, il a certains droits. Il pourra même s'il le veut en obtenir la garde. (Ruth est sous le choc.)

COLONEL : Eric euh ... nous ne t'avons jamais demandé de nous aider. Jamais. Mais tu ne peux pas laisser cet homme nous enlever George. Tu ne feras pas ça ?

ERIC : Mais ... je suis désolé. Je ne vois vraiment pas comment je pourrai vous aider.

COLONEL : Tu serais prêt à ... à te liguer avec un étranger contre ta famille ?

ERIC (en se levant) : Je n'ai jamais dit ça. Je sais que ça va être très dur mais Will Grayson est dans la même situation que Julie. Il faut leur laisser une chance. Il s'agit de leur vie.

COLONEL (très froid) : Nous devons nous battre. Nous prendrons un avocat et nous obtiendrons la garde.

ERIC : Vous perdrez le procès. (Colonel s'en va, fâché.)

RUTH : Il vient de te demander de nous aider. Tu crois que c'est une position facile pour ton père ?

ERIC : Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

RUTH : Tu penses que cet homme a le droit de nous prendre George ?

ERIC : S'il veut son enfant et si George est d'accord, oui.

SOUS L'EMPRISE DE LA COLERE, RUTH FINIT PAR LE GIFLER FORTEMENT ET ENSUITE, ELLE COMMENCE PAR LE REGRETTER.

RUTH : Oh ! Je suis ... je suis vraiment désolée. Oh ! Quelle horreur ! Oh ! Mon Dieu ! On se sent tellement impuissants, tout à coup. Comment ... comment ... comment réagir à ces situations ? On n'a pas l'habitude. Pardonne-moi. Pardonne-nous.

RUTH QUITTE LA PIECE. ERIC EST SURPRIS PAR SES AGISSEMENTS. A CE MOMENT-LA, GEORGE, QUI LES AVAIT ENTENDU DISCUTER, ARRIVE.

GEORGE : Il vous a flanqué une de ces gifles ?

ERIC : Oui, ça m'a surpris. Je voulais leur en parler avant de te l'annoncer.

GEORGE : Comme je vous ai espionnés, ça vous évitera d'avoir à vous répéter.

ERIC : Je ne sais pas quoi te dire. Tu devrais rencontrer ton père.

GEORGE : Je ferai ce qui vous plaira. (Etreinte.)

ERIC : Je vais l'appeler. C'est un homme bien.

GEORGE : Le Colonel, aussi.

APRES QUE GEORGE AIT QUITTE LA PIECE. ERIC SE MET A PLEURER.

ERIC : Je m'y suis très mal pris, Bon Dieu. Je vous en prie, aidez-moi.

 

SCENE 4 - CHAMBRE DE SIMON ET ROSIE : ERIC ET SES PARENTS VONT VENIR CHERCHER GEORGE AFIN QU'IL PUISSE REVOIR SON VRAI PERE.

COLONEL : George, ta mère et moi, nous voulons que tu saches que nous allons nous battre pour te garder.

RUTH : Absolument. Tu es un membre de la famille à part entière, quoi qu'on n'en dise. Et personne n'y changera rien.

ERIC : C'est l'heure d'y aller, George.

GEORGE : Je viens.

COLONEL : Tu vas seulement le voir, d'accord ? Et il ne t'emmenera pas.

RUTH : Il a juste envie de te connaître.

ERIC : Tu es prêt ?

GEORGE : Ouais. On peut y aller.

ROSIE (le serrant dans ses bras) : Au revoir, oncle George.

SIMON NE SAIT PAS COMMENT REAGIR. SANS UN MOT, IL LUI DONNE DE PETITES TAPES SUR L'EPAULE. ROSIE ET SIMON SE METTENT A SOUPIRER.

 

SCENE 5 - CLUB DE BILLARD : ERIC ET GEORGE PRENNENT UN VERRE AU CLUB AFIN QUE CE DERNIER PUISSE VOIR SON PROPRE PERE QU'IL N'AVAIT JAMAIS CONNU.

GEORGE : Et si jamais je le déteste ?

ERIC : Non, ça m'étonnerait. Il est très gentil. Ton père est un homme honnête et courageux. Pour faire ce qu'il a fait, il lui a fallu du cran.

GEORGE : Il ne me connait même pas.

ERIC : C'est l'occasion de lui donner une chance. (Will arrive.)

WILL : Révérend.

ERIC (en lui serrant la main) : Bonjour. Euh ... (Will regarde froidement le jeune garçon.) Will, je ... je vous présente George.

WILL (en lui serrant la main) : Bonjour, George. Je n'ai jamais été aussi heureux de rencontrer quelqu'un de toute ma vie. Euh ... je suis désolé pour tous les ennuis que j'ai pu te causer. Je m'en veux de t'avoir abandonné, j'aimerais trouver un moyen de me faire pardonner.

GEORGE : Je savais bien que ça ne durerait pas avec ma famille d'accueil. Alors ? A partir de quand je viens vivre avec toi ?

WILL : Eh bien, avant tout, pour que la transition ne soit pas trop pénible, je me suis dit que ce serait mieux si on prenait le temps de se connaître, tous les deux. Je sais combien ça peut être douloureux d'être séparé des gens qu'on aime.

GEORGE : J'en ai vu d'autres. Mais j'ai appris à ne m'attacher à personne. Et s'il faut qu'on fasse connaissance, pourquoi pas commencer dès maintenant ? (en se levant) Je vais t'attendre, dehors.

WILL : Très bien.

GEORGE : A bientôt, Eric.

WILL : Aaah ! Il a l'air très décidé.

ERIC : Il est déconcertant, mais il est gentil.

WILL : Merci beaucoup, ça n'a pas dû être facile pour votre famille.

SOUDAIN, ERIC A UN AFFREUX PRESSENTIMENT.

ERIC : Oh non !

WILL : Qu'est-ce qu'il y a ?

WILL ET ERIC QUITTENT LE CLUB EN COURANT ET S'APERCOIVENT QUE GEORGE A PRIS LA FUITE.

 

SCENE 6 - SALON : ANNIE AMENE LE THE. RUTH S'INQUIETE ENORMEMENT POUR GEORGE.

JULIE : Ils le retrouveront, maman. Son père est inspecteur.

RUTH (en pleurant) : Non, son père, c'est le Colonel John Camden. Peu importe ce que vous en pensez, cet homme pour moi est un inconnu. Je ne crois pas qu'il puisse aimer George. En tout cas, pas autant que nous.

JULIE : Il y a 6 mois, George était aussi un inconnu pour vous.

RUTH : Plus maintenant, c'est notre fils. George est notre fils. Mais pourquoi ce policier ne le laisse-t-il pas tranquille ? Il n'a qu'à aller refaire sa vie.

JULIE : Repartir à zéro, ce n'est pas si simple. C'est vrai, je sais de quoi je parle. Dans ces moments-là, la famille est essentielle.

RUTH : Vraiment ? Alors, explique-moi ... pourquoi traites-tu ton père comme un chien depuis que tu es arrivée ici ? Qu'est-ce que tu t'imagines ? Qu'il n'en souffre pas. Mais il essaie ...

JULIE : Je t'en prie, arrête. Il est dur comme une pierre.

RUTH : Tais-toi, je t'interdis de juger ton père, tu m'entends ? D'abord, tout ça, c'est de ta faute, tout ce qui vient de se passer.

ANNIE : Vous n'avez pas le droit de dire ça.

RUTH : Si nous n'étions pas ici te sortir de cette maison, nous n'aurions jamais perdu George. Nous étions si heureux. Oui, c'est ta faute. C'est toi qui a tout détruit.

ANNIE : Ca suffit, maintenant. Taisez-vous.

RUTH : Oh non ! Julie, excuse-moi, je suis désolée. Je ne sais plus ce que je dis. Mon Dieu ! Je suis désemparée. J'ai perdu la tête. Je ne pensais pas ce que je disais. Pardonne-moi.

JULIE : Non, tu as raison, maman. C'est ma faute. C'est vrai, tout est ma faute, dis-le. Oui, je porte la poisse. Pourtant, c'est toi qui m'a élevée, je te le rappelle.

RUTH : Oh non non non non ! Tu n'es pas du tout la fille que j'ai élevée. (Ruth quitte la pièce.)

JULIE : Et voilà ! Tu vois comment ils sont ?

ANNIE (en se levant) : Elle est bouleversée. Ils ont besoin de toi et tu as besoin d'eux, aussi.

 

SCENE 7 - EGLISE : ERIC ENTRE DANS L'EGLISE ET SURPREND GEORGE EN TRAIN DE CHAPARDER.

ERIC : Ca me rappelle quelque chose, ce que tu fais.

GEORGE (pris de peur) : Vous êtes déjà là ? Et moi qui croyais que j'allais pouvoir vous semer.

ERIC : Qu'est-ce que tu fais ?

GEORGE : Je suis en train de vous voler. Ca se voit, non ?

ERIC : Tu savais que j'allais venir ici. Ca fait trois fois que je reviens. Tu en as mis du temps pour arriver.

GEORGE : Euh ... je n'ai pas de voiture.

ERIC : Bon, très bien. C'est un flagrant délit. Allons-y.

GEORGE : Non, je ne veux aller nulle part. Laissez-moi tranquille.

ERIC : Tu ne feras pas souffir ton père, ni mes parents. Il n'en est pas question.

GEORGE : J'en ai marre. J'en ai assez de toutes ces histoires. C'est bien trop compliqué pour moi. J'abandonne. Je ne veux faire souffrir personne. Vos parents sont très gentils. Et mon père, aussi. Il est super, c'est vrai, vous aviez raison mais, ... hum ... je n'ai pas envie de leur faire de peine. Je ne veux pas les décevoir. Je préfère rester tout seul.

ERIC : Tu as de l'argent ?

GEORGE : Non.

ERIC : Alors, tu ne peux pas t'en sortir, George. Tu es trop jeune. Il faut que quelqu'un s'occupe de toi.

GEORGE : Dans ce cas, je préfère retourner à l'orphelinat.

ERIC : Ca, j'ai du mal à le croire.

GEORGE : Je vous assure. Je suis convaincu que c'est la meilleure solution. Je ne suis pas fait pour avoir une famille. Et tous ces gens, je les aime, je ne veux pas continuer à les faire souffrir. Plus vite je partirai et plus vite ils m'oublieront. J'ai l'habitude de me retrouver tout seul. Ne craignez rien.

ERIC : Tu vas rester.

GEORGE : Non, laissez-moi partir.

ERIC : Si tu crois que je vais t'écouter, alors là, tu me connais bien mal. Allez, viens. On rentre. (Tous deux quittent l'église.)

 

SCENE 8 - ARRIERE-COUR : LE COLONEL EST DEPRIME. MARY VIENT LUI PARLER.

MARY : Bonsoir.

COLONEL : Tu devrais être au lit, il est tard.

MARY : Oui, je sais. C'est super que George soit revenu.

COLONEL : C'est vrai ? (Mary dit oui.) Hm ... Il est revenu mais ... pour combien de temps ? (Mary le quitte.)

MARY : Bonne nuit, Colonel.

COLONEL : Bonne nuit, ma petite fille.

 

SCENE 9 - CUISINE : DISCRETEMENT, JULIE SE SERT UN VERRE. L'ATTITUDE QUE SA MERE A EU A SON EGARD LA FAIT REPLONGER. JUSTE AU MOMENT OU ELLE S'APPRETE A BOIRE, MATT LA SURPREND.

MATT : J'avais comme un pressentiment. (Julie se retourne.) Attention ! Tu ne t'en sortiras peut-être pas, cette fois.

JULIE : Je n'y arrive pas. Tu ne peux pas comprendre. Je ne supporte plus cette vie. J'ai trop peur. J'ai besoin d'un remontant.

MATT OUVRE LES VOLETS ET LA FENETRE DE LA CUISINE. IL VOIT LE COLONEL DEPRIME DANS SON BATEAU.

MATT : C'est lui dont tu as besoin et pas de ce qu'il y a dans ce verre. Je ne suis pas là pour te juger. Mais il faut que tu fasses un choix.

IL S'APPROCHE DE JULIE ET L'EMBRASSE. AUSSITOT PARTI, JULIE REGARDE PAR LA FENETRE. SACHANT CE QU'ELLE A VU, ELLE DEPOSE SON VERRE.

 

SCENE 10 - ARRIERE-COUR : DES CE MOMENT-LA, JULIE SORT DE LA MAISON POUR PARLER AU COLONEL.

COLONEL : Je t'ai perdue, Julie. Je vous ai perdus, Eric et toi, il y a des années. Et maintenant, c'est George. (Le Colonel pleure. Julie s'approche de lui.) J'ai vraiment tout raté. Je n'ai pas réussi, j'ai tout raté. Je n'ai pas réussi à comprendre mes enfants.

JULIE : Tu ne m'as pas perdue. (Etreinte.) Je suis là. Et tout va bien, je suis là. Je t'aime, papa. Je t'aime beaucoup. Je t'ai toujours aimé.

RUTH PASSE DANS LA CUISINE ET REGARDE LA SCENE.

 

LE LENDEMAIN ...

 

SCENE 1 - CUISINE : MATT PREND SON PETIT DEJEUNER. JULIE SE JOINT A LUI.

JULIE (en embrassant Matt) : Bonjour.

MATT : Bonjour. Alors, tu as sombré ou tu as nagé ?

JULIE : J'ai nagé. J'ai nagé jusqu'à mon père qui était en train de sombrer. Et on s'en est sortis.

MATT : J'en suis content.

JULIE : C'est grâce à toi, merci.

MATT : Merci.

 

SCENE 2 - CHAMBRE DE SIMON ET ROSIE : SIMON ESSAIE DE FAIRE LA PAIX AVEC GEORGE.

GEORGE : Tu voudrais me rendre un petit service ? C'est à propos de tes grands-parents. Le jour où ils en auront marre de moi, est-ce que tu pourrais prendre soin d'eux ? Tu me le promets ?

SIMON : Pourquoi moi ? Tu sais bien qu'on se déteste.

GEORGE : Parce que t'es intelligent, t'es honnête et je sais que si tu me donnes ta parole, tu la tiendras.

SIMON : Bon, d'accord. T'inquiète pas, c'est promis. (Ils se serrent la main.)

GEORGE : Merci.

SIMON VOIT HAPPY PRES DE LA PORTE. EN L'OUVRANT, ELLE TOMBE SUR ROSIE QUI FAIT UNE CHUTE.

ROSIE : Hoowie m'a poussée parce que je l'ai surpris en train d'écouter aux portes.

SIMON PENSE QUE ROSIE RACONTE N'IMPORTE QUOI. GEORGE S'ECLATE DE RIRE.

 

SCENE 3 - BUREAU : ERIC MONTRE AU COLONEL, LE PROJET QUI FAIT RAPPROCHER WILL DU COLONEL CAMDEN.

COLONEL : Quoi ? C'est ça, ton plan ? Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi insensé.

ERIC : Pourquoi ? Moi, je trouve ça plutôt original.

COLONEL : Je suis le seul dans cette pièce à trouver son idée ridicule ?

ANNIE : Moi, je trouve ça génial.

JULIE : C'est vrai, ça va tout résoudre.

RUTH : Je suis entièrement d'accord avec elles.

COLONEL : Tu plaisantes ? On a adopté George, on n'a pas adopté son père.

WILL : Je crois que j'ai mon mot à dire, moi aussi et je n'envisage pas du tout cette solution. Je n'ai pas du tout envie de vivre avec ce vantard.

COLONEL : Cher monsieur Mickey Mouse m'a traité une fois de vantard et je lui ai fichu mon poing dans la figure.

WILL : Hein ?

ERIC : Attendez ! Attendez ! Inutile de s'énerver. On se calme. Il y aura certains inconvénients mais je crois qu'il faut penser avant tout à George. Vous vous souvenez de George ? C'est pour lui que vous vous battez ?

ANNIE : Et cette vieille maison dont vous vous servez comme garde-meuble ? Vous pourriez l'aménager. Ca ferait un très bel appartement.

RUTH : Nous voulions la proposer à Julie.

JULIE : C'est vrai ?

COLONEL : Oui.

RUTH : Oui, ma chérie. Mais je préfèrerai que tu sois plus proche de nous, que tu vives à la maison, enfin, si tu veux bien.

JULIE : Merci.

WILL : Attendez ! En admettant que j'accepte d'aller vivre là-bas, comment pensez-vous que je vais gagner ma vie ?

ERIC : A l'Est aussi, on a besoin d'inspecteur. Non ?

WILL : Je viens d'être réintégré ici. Si je demande ma mutation, ça va prendre des mois.

RUTH : Ce n'est pas un problème. Il suffit que le Colonel passe un coup de téléphone pour que sa mutation se fasse le plus rapidement possible. J'en suis sûre.

COLONEL : Autrement dit, tu me demandes de pistonner cet homme et de lui trouver du travail pour qu'il puisse vivre avec nous et bouleverse toute notre vie. C'est bien ça ?

ERIC : Euh ...

RUTH : Oui, John, c'est décidé. C'est exactement ce que je veux que tu fasses et nous ne reviendrons pas là-dessus.

ANNIE (tout bas au Colonel) : Elle vous a appelé John. C'est fichu, vous avez perdu.

ERIC : Je crois que t'as pas le choix, Colonel.

JULIE : Papa ... Un effort. Allez ! Dis oui.

COLONEL : Si c'est le seul moyen de garder George, alors je suis prêt à faire un sacrifice.

RUTH : Merci, Colonel.

ERIC : A vous de choisir, Will.

WILL : Eh bien, j'imagine que ça rendrait George heureux, mais ...

JULIE : Acceptez, Will. Vous allez reprendre tout à zéro, c'est la grande aventure.

WILL : Bon, très bien. Je vais faire un essai.

COLONEL : Nous allons être la risée de toute la ville. On va se poser des tas de questions sur nous.

LE COLONEL OUVRE LA PORTE QUI ACCEDE AU HALL D'ENTREE ...

 

SCENE 4 - HALL D'ENTREE : EN OUVRANT LA PORTE DU BUREAU, LE COLONEL TOMBE SUR LES PETITS-ENFANTS, GEORGE ET JIMMY.

COLONEL : Puisque vous avez tout entendu, vous allez me faire le plaisir d'aller là-haut chercher nos valises avant que je ne change d'avis. Allez ! Vite ! George, Lucy et le copain de Lucy, restez ici. (à Jimmy et Lucy) Attendez-moi dans le salon, vous là-bas. J'ai quelque chose à dire à Mr. Moon et je veux que tu assistes à l'entretien. (Lucy et Jimmy vont dans le salon. Ruth arrive avec Will et Julie.) George, tu nous as entendus ? Alors, à toi de choisir. Ou tu reprends l'avion avec ta mère et moi ou tu repars en voiture avec euh ...

WILL : ... avec ton père.

GEORGE : Ecoute, Will, mes parents adoptifs m'ont donné mon premier foyer. Alors, même si tu es mon vrai père, le Colonel l'est aussi et vous, vous êtes toujours ma mère.

RUTH : Mais bien sûr, je suis ta mère.

GEORGE : J'aimerais rentrer à la maison avec ma mère et mon père, mais je t'attendrai là-bas.

WILL : Oui, je comprends, George.

COLONEL : Vous voyez ? Je suis toujours son père.

WILL : Oui, vous êtes un vantard, surtout.

JULIE : Ah oui, comment vous allez faire pour ramener le bateau ? Ce serait dommage de le laisser ici, ce joli bateau.

WILL : Je peux le prendre avec moi et le mettre sur le toit de la voiture. Je peux voir comment il est ?

JULIE : Mais oui, bien sûr, venez,  je vais vous le montrer.

 

SCENE 5 - ARRIERE-COUR : JULIE ET WILL SORTENT DE LA MAISON. AU MOMENT OU JULIE LUI MONTRE LE BATEAU, CE DERNIER CHERCHE UN MOYEN DE LE TRANSPORTER.

WILL : Oui, ça devrait tenir. Faudra l'attacher assez solidement, mais ... ça ne devrait pas poser de problème.

JULIE : Oooh ! Je suis contente. J'adore ce bateau.

WILL : Euh ... écoutez, j'ai une proposition à vous faire, mais surtout, ne le prenez pas mal. Je n'ai pas du tout l'intention de vous faire des avances. Mais puisque George rentre dans l'avion avec vos parents, vous pourriez faire le voyage avec moi, en voiture. Ca me ferait de la compagnie.

JULIE : Ah ! J'ai toujours rêvé de traverser le pays en voiture. Ca va être amusant. (Rires.)

 

SCENE 6 - SALON : RUTH ET COLONEL ARRIVENT DANS LE SALON POUR PARLER A JIMMY AFIN DE LUI DEVOIR DES EXCUSES. MALGRE CA, IL AURA TOUJOURS PEUR.

RUTH : Euh ... Mr. Moon. (Elle l'entraîne vers le canapé.) Ecoutez-moi. Mon mari et moi, nous vous devons des excuses pour la façon dont nous nous sommes comportés avec vous. C'était très puéril. Vous êtes de toute évidence un jeune homme très bien et nous sommes très gênés, très embarrassés. J'espère que vous allez me pardonner ?

COLONEL : Ecoutez, Jim. Je peux vous appeler Jim ?

JIMMY : Euh ... oui, monsieur.

COLONEL : Eh bien, voyez-vous, Jim ? Nous adorons nos petits-enfants à tel point que parfois, nous avons peut-être tendance à trop les protéger. Mais vous savez que Lucy est une fille extraordinaire. (Elle sourit.) Vous devez ressentir la même chose que nous. Hein ? Hu-huh ...

JIMMY : Comment ça ?

COLONEL : Je suis sûr que si quelqu'un voulait faire du mal et touchait ne serais-ce qu'à un cheveu de ce visage angélique, vous n'hésiteriez pas à le traquer comme un animal et à lui donner une correction. Pas vrai ?

JIMMY : Euh ... oui, bien sûr.

RUTH : Nous voilà rassurés. Et nous sommes tous d'accord. Vous acceptez nos excuses, Mr. Moon ?

JIMMY : Euh ... oui, bien sûr.

COLONEL : Merci, Jim. (Colonel et Ruth quittent la pièce.)

LUCY : Tu vois ? Dans le fond, ils sont  ... assez gentils.

JIMMY : Ecoute, je n'en sais rien. A moi, ils me fichent vraiment la trouille, tes grands-parents.

LUCY : Mais est-ce que je t'ai dit qu'ils étaient parfaits ?

JIMMY SOUPIRE.

 

SCENE 7 - CUISINE : ANNIE, ERIC ET JULIE DEMANDENT A MATT ET MARY D' IMITER LES GRANDS-PARENTS.

ANNIE (à Matt et Mary) : Allez-y ! Faites-la pour nous.

MARY : Quoi ?

ANNIE : Votre imitation. Vous savez imiter vos grands-parents à merveille. Non ?

MATT : Ho ho ! Ce n'est pas difficile.

JULIE : Lucy dit que vous êtes géniaux. Montrez-nous ! Allez-y !

ANNIE : Tenez.

MATT RECOIT UN OBJET RESSEMBLANT A UN CIGARE ET MARY, UN MOUCHOIR.

ERIC : On vous écoute.

MARY : Oh non, mais vraiment, si ce n'est pas malheureux de voir trois adultes censés intelligents qui ne trouvent rien de mieux à faire que de forcer leurs enfants à les distraire. (Ruth et Colonel arrivent discrètement.)

MATT : Ouais, cette maison est un vrai cirque avec toutes ces allées et venues. On se croirait à Blue Ridge Mountains.

MARY : Ah ! Ca me rappelle quand nous avons campé à Blue Ridge Mountains. Ce n'est pas cette fois-là que tu as tué un puma en l'assommant avec une casserole ?

MATT : Ah non ! Ca, c'était à Poconos. A Blue Ridge, c'était un grizzly qui avait attaqué ta cousine et je me suis battu au corps à corps avec l'animal.

MARY : Oui.

MATT : Ouais.

IL SENT QUE SES GRANDS-PARENTS SONT AUSSI EN TRAIN DE LES ECOUTER. ANNIE LES AVAIT VUS ARRIVER. 

MATT (à Julie et ses parents) : Et ils sont juste derrière nous ?

ERIC : On dirait.

JULIE ET ANNIE FONT SIGNE QUE OUI. ENSUITE, ETREINTES, RIRES ET APPLAUDISSEMENTS.

ANNIE ET JULIE : Bravo !

ERIC : Bravo !

FIN DE L'EPISODE

Fait par Engelsnad

Kikavu ?

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stanary (14:37)

Oui c'est bien d'espérer...

stanary (14:37)

Sonmi451 (14:38)

Merci. lol

Sonmi451 (14:38)

L'espoir fait vivre comme on dit. ^^

stanary (14:39)

Oui c'est ce qu'on dit ! Alors et toi dis moi tu travailles dans quoi ?

Sonmi451 (14:41)

Moi je suis assistante maternelle mais en ce moment en congé parental.

stanary (14:43)

Ah bah alors ça va veut dire que t'aimes beaucoup les enfants hein ! Mais j'aime bien ça ...

Sonmi451 (14:44)

Tout à fait.

stanary (14:45)

Alors dis moi, tu fais quoi de beau ?

Sonmi451 (14:47)

Là en ce moment, je m'occupe de la migration des épisodes de Friends pendant que mes oreilles sont en train d'écouter si bébé dort toujours. Et puis mes yeux regardent de temps en temps, vers la fenetre pour voir si le grand arrive avec son papa. ^^

Sonmi451 (14:47)

Et toi?

stanary (14:49)

La migration ?
Bon pour moi faut pas chercher hein. Je n'ai pas de vie donc je suis chez moi entrain de ne rien faire si ce n'est lire

Sonmi451 (14:49)

Et en parlant du loup, il sort du bois. Mon grand vient d'arriver.

stanary (14:51)

Eh bah il est autonome ce grand !

Sonmi451 (14:51)

La migration c'est le passage d'un guide épisode à un autre guide, soit de l'ancien au nouveau.

Sonmi451 (14:52)

Je vais devoir te laisser. Il est autonome oui d'une certaine façon, mais il a encore "que" 5 ans.

Sonmi451 (14:52)

A bientôt peut être.

stanary (14:56)

A bientôt

billy (18:53)

Plus que quelques jours pour venir participer au concours de la photo de bienvenue du quartier Castle. Venez vous affronter avec les plus créatifs ^^

CastleBeck (19:15)

Billy : Je crois que ton message irait plutôt dans la room HypnoPromo maintenant
D'ailleurs, il faut que je me dépêche pour finir ma participation...

Chaudon (19:39)

Nouveau calendrier sur le quartier "Elementary" ! Donnez votre avis sur le quartier de la série !

Titepau04 (20:22)

Chaudon, tu t'es trompée de room !!!!

Titepau04 (20:23)

T'ai trompé*

Sonmi451 (22:00)

Hypnoroom promo pour les pubs allezzz, on y va vroouuuummmm

Titepau04 (22:01)

LOL!!!!

Titepau04 (08:52)

Bonjour tout le monde!!!!

Hypnotic (11:53)

Bonjour !

Locksley (11:58)

Hello chef !

Titepau04 (12:19)

Bonjour!!

serieserie (13:05)

Hello la citadelle!

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