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A la recherche du Prince

Créateur : byoann 
Date de création : 12.10.2015 à 09h10

Message du créateur :
Il s’agit de la suite de l’épisode « Face à son passé ». Cet EV comporte 25 chapitres. J’écris seul merci.

Cet épisode compte 121 paragraphes

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Cet ultime épisode est dédié :

à Evangeline dont l’EV « Le Prince et le hors-la-loi » (que j’ai adoré – cela va sans dire) m’a donné envie d’écrire à mon tour et dont je me suis beaucoup inspiré pour écrire cette histoire.

à Choup37 que le commentaire du 24/11/2012 a fait germer une petite idée qui a grandi pour devenir cet EV de 25 chapitres qui clôture ma petite saga de 5 épisodes.


byoann  (12.10.2015 à 09:15)

CHAPITRE I

« IL EN VA DE L'AVENIR DE L'ANGLETERRE ! »

ans une modeste demeure aux abords du Palais des Ducs d’Aquitaine à Poitiers en France…

Entourée de ses quatre enfants, d’un prêtre et de la Reine-Mère Aliénor d’Aquitaine, une femme d’âge mûre est allongée sur son lit de mort.

La femme, en sueur et haletante : « Pardonnez-moi, votre Majesté… Je… Je voulais… me confesser… avant de comparaître devant Dieu… Je ne pouvais pas… emporter ce secret dans la tombe... Pardonnez-moi... [Se mettant à pleurer]… Pardon… J’implore votre pardon… pour ma participation dans cette ignoble machination… Je vous en supplie... Pardonnez-moi… »

Assise sur le lit, Aliénor, encore sous le choc de la révélation qu’elle venait d’entendre, prit la main de la mourante dans les siennes puis afficha un visage doux et serein.

Aliénor : « Chuuuttt… Je vous pardonne, madame… Et mon fils aussi vous pardonne… car vous avez avoué votre faute… Alors vous pouvez partir sans crainte… Dieu vous pardonnera. »

La femme mourante, avec peine et gratitude : « Merci… votre Majesté. »

Elle tourna la tête vers ses enfants.

La femme mourante : « Prenez bien soin des uns des autres, mes chéris. »

Le plus âgé de ses fils : « Je te le promets, maman. »

Elle lui sourit puis regarda un à un ses enfants. Elle tourna ensuite lentement son regard vers le plafond. Elle expira une dernière fois puis son regard se figea : Son cœur venait de s’arrêter. Les plus jeunes enfants éclatèrent en sanglots tandis que les deux plus grands tentèrent en vain de retenir leurs larmes.

Le prêtre, mettant ses bras sur les épaules des enfants : « Son âme est auprès de Dieu à présent. Prions ensemble pour son repos éternel. »

Aliénor se releva et pria en silence pour le repos de l’âme de cette femme si tourmentée par les remords. Puis lorsque le prêtre commença les prières rituels, elle décida de se retirer laissant seule la famille afin qu’elle puisse dire au revoir à l’une des leurs. Aliénor se tourna une dernière fois vers les enfants, désormais orphelins, et se promit de leur venir en aide. Puis elle quitta la maison le plus discrètement possible.

Visiblement, elle était toujours ébranlée par les révélations que lui avait faites cette femme. Dans le carrosse qui la ramenait au Palais, elle commença déjà à réfléchir à la suite qu’elle allait donner à cette affaire. La voiture s’arrêta devant la porte du Palais.

Aliénor, au domestique qui l’aida à descendre : « Que deux messagers se tiennent prêts à partir. Qu’ils m’attendent dans la salle des pas perdus ! »

Le domestique : « A vos ordres, Votre Altesse. »

Elle se dirigea vers ses appartements sans prêter attention à ceux qui lui faisaient la révérence sur son passage. Troublée, elle entra dans sa chambre et ferma la porte.

S’appuyant contre la porte, Aliénor, bouleversée : « Jean !... Comment as-tu pu faire une chose pareille ? »

Elle se rendit à sa table de travail et commença à écrire. Une demi-heure plus tard, elle reposa sa plume. Elle avait écrit deux lettres qu’elle cacheta du sceau des Ducs d’Aquitaine. Elle se releva, prit les lettres avec elle et sortit de sa chambre en direction de la salle des pas perdus.

Cette immense salle, la plus grande du Palais, était généralement réservée pour des fêtes ou des cérémonies officielles. C’est également dans cette salle que les Ducs d’Aquitaine rendaient parfois la justice. Mais à cette heure tardive, elle était déserte. Quand elle y pénétra, deux hommes se tenaient debout et admiraient l’architecture. Quand ils virent arriver la Reine-Mère, ils s’agenouillèrent.

Les deux coursiers : « Votre Majesté. »

« Relevez-vous, mes braves. »

Les deux hommes obéirent.

Aliénor : « Je dois confier à chacun de vous une mission de la plus haute importance. »

L’un des deux hommes : « Vous pouvez compter sur nous, Votre Altesse. »

Aliénor : « Il en va de l’avenir de l’Angleterre ! »

L’autre homme : « Nous vous sommes entièrement dévoués, votre Majesté. »

Aliénor, tendant une lettre à l’un des deux : « Tenez… Je vous charge de remettre ce pli à mon fils Richard qui se trouve, présentement, en Terre Sainte aux environs d’Acre. »

Le coursier, recevant la lettre : « Il en sera fait selon votre volonté, Votre Altesse. »

Aliénor, tendant l’autre lettre à l’autre homme : « Vous… Vous devez vous rendre à Maidstone et remettre cette missive au comte de Kent en personne et à nulle autre. »

Le coursier : « Oui, votre Majesté. Dois-je attendre une réponse de sa part ? »

Aliénor : « Tout est expliqué dans la lettre. Il vous donnera ses instructions en conséquence. Veuillez vous y conformer. »

Le coursier : « A vos ordres, votre Majesté. »

Aliénor, se tournant vers l’autre homme : « Quant à vous, demandez à mon fils qu’il m’écrive ses directives concernant l’objet de cette lettre… Il comprendra. »

Le coursier : « A vos ordres, votre Majesté. »

Aliénor : « Allez messieurs… Partez sur le champ et surtout… Ne vous laisser pas distraire de votre tâche. Rien ne doit vous faire dévier de votre route. »

Les deux hommes s’inclinèrent et sortirent du Palais pour remplir leur mission.

Aliénor, regardant partir ses coursiers : « Pourvu qu’il ne soit pas trop tard ! »


byoann  (12.10.2015 à 09:25)

Quelques mois plus tard…                     

La nuit ayant été courte, les hors-la-loi se rassemblèrent, peu à peu, à peine réveillés, autour du foyer. En effet, depuis quelques jours une vague de chaleur s’était abattue sur l’Angleterre. Non seulement, les journées étaient très chaudes mais les nuits n’apportaient aucun réconfort puisque la chaleur persistait. Dans ces conditions, les hors-la-loi avaient dû mal à reprendre des forces. Alors ils avaient pris l’habitude de se lever aux aurores afin de profiter de températures plus clémentes pour faire leurs livraisons. Puis ils se reposaient comme ils le pouvaient durant les heures les plus chaudes de la journée.

Much, bâillant tout en remuant un brouet cuisant dans la marmite : « OOOOhhh ce que j’en ai marre de cette chaleur ! Le soleil est à peine levé qu’il fait déjà chaud ! »

Allan : « Commence par t’éloigner du fourneau, t’auras moins chaud ! »

Much : « Hein… Et qu’est-ce qu’on aura à manger si personne ne cuisine ? »

Djaq : « On pourrait très bien se contenter de quelques fruits ! »

Allan : « Ouais d’ailleurs, j’ai pas très faim. »

Robin : « C’est vrai qu’avec cette chaleur, on a moins faim… [Avec le sourire] Pas vrai, Much ? »

Much, pas convaincu : « Mouais… si vous le dîtes ! »

Contrairement à ces compagnons, Much ne voulait pas changer ses habitudes alimentaires. C’est pourquoi il bravait la chaleur afin de préparer les repas car il savait que s’il laissait un autre de ses compagnons s’en charger, il serait mis à la diète.

Petit Jean, regardant le ciel : « Il va encore faire très chaud aujourd’hui ! »

Allan, se couchant sur le sol : « Oh, je ne pourrai pas encore rester tout un après-midi entier ici ! »

Robin : « Pourtant c’est ici qu’il fait le moins chaud ! »

Djaq : « Robin a raison. Il fait toujours moins chaud dans une forêt. Imagine ce que les villageois doivent endurer ! »

Will : « On pourrait peut-être passer l’après-midi à la grotte. Il y fait plus frais. »

Much, souriant : « Ah ouais… ça c’est une bonne idée ! »

Allan, se mettant sur ses coudes : « Mais je croyais que tu détestais la grotte ? »
« Seulement quand on doit y dormir l’hiver ! Mais là, c’est différent. On y sera mieux qu’ici ! »

Djaq : « Oui, c’est une bonne idée !... Jean ? »

Petit Jean : « Oui, pourquoi pas !... Robin ? »

Robin : « Moi, j’avais une autre idée. »

Will : « Laquelle ? »

Robin : « Nous aurions pu passer l’après-midi à la rivière avec les orphelins de Locksley. Ça fait un petit moment que nous ne sommes pas allés les voir. »

Allan, s’asseyant et enthousiaste : « Oh ouais !... Et piquer une bonne tête dans la rivière… Moi, je suis pour ! »

Robin : « Much ? »

Much, n’aimant pas particulièrement se baigner : « Mouais… pourquoi pas ! »

Robin : « Si tu préfères aller à la grotte, ne te gêne pas, mon ami ! D’ailleurs si d’autres préfèrent aller se rafraîchir à la grotte, ils peuvent y aller. »

Allan, se levant et remplissant son écuelle : « Moi, c’est tout vu… C’est la rivière ! »

Will, souriant : « Moi, également. »

Djaq : « Je vous accompagne. »

Robin : « Jean ? »

Petit Jean, souriant : « Il faudra bien du monde pour surveiller la jeunesse ! »

Robin sourit à Petit Jean puis se tournant vers Much : « Much ? »

Much, voyant qu’il allait se retrouver seul à la grotte : « Je viens aussi. »

Robin : « Parfait, c’est décidé. Après le repas de midi, nous irons à l’orphelinat. Mais avant cela, nous devons faire le tour des villages afin de s’assurer que les villageois ne pâtissent pas trop de la chaleur. »

Les hors-la-loi approuvèrent et prirent leur petit déjeuner avec plus d’enthousiasme. Une fois leur repas terminé, Robin procéda à l’affectation des villages : Allan ira à Clun, Will et Djaq à Locksley, Petit Jean à Nettlestone et Much et lui à Knighton.

Robin : « On se retrouve ici à midi ! »

La troupe : « Entendu. »

Chacun partit ensuite en direction du village qui lui avait été assigné. Robin et Much furent les derniers à partir.

Much, ironique : « C’est quand même curieux que ce soit nous qui devons aller au village de Marianne, non ? »

Robin se contenta de lui sourire en écartant les bras puis il prit la direction de Knighton. Souriant, Much le suivit.


byoann  (12.10.2015 à 09:30)

Sur le chemin menant à Knighton…

Sans échanger un mot, les deux hommes marchèrent à l’ombre des grands arbres. Mais ce silence était inhabituel pour Much. Alors Robin se retourna vers lui afin de s’assurer que tout allait bien. Il s’aperçut alors que son ami avait dû mal à suivre le rythme. Le chef des hors-la-loi décida de s’arrêter et regarda son compagnon qui commençait déjà à transpirer.

Robin : « ça va, Much ? »

Much, légèrement essoufflé : « Bien sûr... Pourquoi ça n’ira pas ? »

Robin : « Tu transpires déjà et nous ne sommes même pas encore arrivés ! »

Much : « Ben c’est qu’il fait déjà chaud ! »

Robin, souriant : « Ouais… Et tu as aussi peut-être un peu trop mangé, non ? »

Much, souriant : « Ouais… peut-être un peu. »

En effet, pendant ces fortes chaleurs, il aurait été plus raisonnable de prendre un repas léger mais Much n’avait pas voulu changer ses habitudes et il commençait à en payer le prix. Il prit conscience qu’il aurait peut-être dû écouter ses compagnons.

Much, pour changer de sujet : « Pourquoi vous nous avons demandé d’aller dans tous les villages ? Les gens se sont sûrement mis à l’abri pendant ces fortes chaleurs ? »

Robin : « Peut-être bien… Mais je voudrais m’assurer que le shérif ne profite pas de la situation. »

Much, dubitatif : « Comment ça ? » 

Robin : « De quoi les gens ont le plus besoin en ce moment ? »

Much, réfléchissant : « Euh… Ben… d’eau ! »

Robin : « Exactement ! Le shérif pourrait très bien en profiter pour euh… prélever une taxe sur l’eau ou la réquisitionner pour les besoins du château… Que sais-je d’autre encore ! Notre ami n’est jamais à court d’idées pour se remplir les poches. »

Much : « C’est vrai… Vous avez raison. »

Robin : « Alors on peut y aller ? »

Much : « Ouais. »

Les deux hommes se remirent en route.

Much, se remettant en marche : « C’est donc uniquement le shérif qui motive votre empressement à aller à Knighton ? »

Robin, agacé : « Much ! »

Much, souriant : « J’ai rien dit ! »

Ils arrivèrent à Knighton quelques minutes plus tard.

Les deux hommes firent le tour du village pour s’assurer que tout allait bien. Il n’y avait pas grand monde dans les rues. Ils ne rencontrèrent que quelques hommes qui donnaient à boire à leurs bêtes. Les hors-la-loi discutèrent avec eux puis avec des villageois qui avaient eu pitié d’eux et qui leur avaient offert de quoi se désaltérer tout en les abritant des rayons ardents du soleil. Après les avoir remercié, Robin se dirigea ensuite vers le puits et constata avec soulagement que le niveau d’eau était encore élevé. Finalement, les villageois ne manqueraient pas d’eau pour l’instant.

Much : « Rassuré ?... On peut retourner au campement maintenant ? »

Robin : « Pourquoi es-tu si pressé ? »

Much, suant à grosses gouttes : « ça fait deux bonnes heures qu’on est là… Les villageois vont bien… Ils ont de l’eau alors. On peut rentrer ?… Il fait vraiment trop chaud ! »

Robin : « Encore un instant. Je vais m’assurer que Marianne ne manque de rien. »

Il se dirigea vers le manoir de Messire Edouard. Much le suivit en grommelant. Robin frappa à la porte. Marianne vint lui ouvrir.

Marianne, surprise : « Robin ?... Mais que fais-tu ici par cette chaleur ? »

Robin, souriant : « Je suis venu voir si tu n’avais besoin de rien. »

Marianne, lui souriant : « Viens… Rentre. Ne reste pas dehors. »

Elle fit entrer les deux hommes et les emmena vers le fond de la pièce à l’endroit le plus frais.

Robin : « Ton père n’est pas là ? »

Marianne : « Non, il est parti très tôt ce matin à Nottingham… Il ne devrait pas tarder… Asseyez-vous… [Elle désigna deux fauteuils et appelant]… Gladys ?... [A Robin] Il faut être fou pour venir jusqu’ici par cette chaleur. »

Much ne se fit pas prier et s’affala dans le fauteuil.

Robin, prenant Marianne par la taille et la serrant contre lui : « Oui. Je suis fou de vous, belle dame. »

Il l’embrassa. Marianne s’abandonna à son étreinte.

Much, bougonnant : « Tout ça pour ça ! »

Gladys entra dans la pièce.

Gladys, confuse : « Oui, Madame ?... Oh ! »

S’apercevant que la servante qu’elle avait appelée était près d’eux, Marianne, gênée, se défit de Robin.

Marianne : « Euh… Peux-tu apporter des rafraîchissements pour ces messieurs ? »

Gladys : « Tout de suite, Lady Marianne. »

La servante se retira. Robin voulut reprendre là où ils en étaient mais Marianne le stoppa.

Marianne : « Robin !... Tu devrais te reposer pour reprendre des forces. Il n’est pas raisonnable de faire des efforts physiques par cette chaleur. »

Robin, espiègle : « Tout dépend de l’effort en question ! »

Marianne, sur un ton de reproche : « Robin ! »


byoann  (12.10.2015 à 09:35)

Robin, souriant, recula vers l’un des deux fauteuils. Marianne vint s’assoir en face de lui.

Marianne, se donnant une contenance : « Qu’est-ce qui t’amène ? »

Robin, redevenant sérieux : « Nous sommes venus nous assurer que les villageois ne manquaient de rien… Avec cette chaleur. »

Marianne : « Ah… Très bien !... Et alors ? »

Robin : « Tout va bien… Le puits n’est pas à sec… Vous ne serez pas à court d’eau durant les prochains jours. »

Marianne : « C’est une bonne nouvelle. »

Robin se redressa sur son fauteuil et, le regard plein de malice, apposa ses avant-bras sur ses genoux. De ce fait, il se rapprocha de Marianne.

Robin : « Je suis venu aussi pour t’inviter… »

Much, levant les yeux au plafond : « Nous y voilà ! »

Marianne, souriant et regardant Much : « M’inviter ? »

Robin : « Oui. Nous allons passer l’après-midi à la rivière avec les orphelins de Locksley… Si tu veux venir... On pourra se rafraîchir ensemble… Qu’est-ce que tu en penses ? »

Marianne, espiègle : « Hum… Je n’en sais rien… Je dois d’abord demander la permission à mon père. »

Robin, lui prenant la main : « Et depuis quand te crois-tu obliger de demander la permission à ton père pour sortir avec moi ? »

Marianne, souriante : « Depuis qu’il a découvert que je suis tombée amoureuse d’un bandit de grands chemins. »

Robin, souriant et la regardant avec malice, lui baisa la main. Voyant qu’elle ne se dérobait pas, il continua ses baisers. D’abord sur son poignet puis il remonta sur son avant-bras. Much, gêné, se racla la gorge et détourna le regard. Les deux amoureux ne firent pas attention à lui et Robin continua. Il atteignit l’épaule de Marianne lorsqu’un homme entra dans la pièce.

L’homme, surpris : « Robin ? »

Pris comme un enfant sur le fait, Robin se releva vivement et s’écarta de Marianne.

Robin, tout penaud : « Messire Edouard ? »

Much et Marianne se relevèrent également vivement, surpris par l’arrivée du père de la jeune femme.

Marianne : « Père ! »

Mais Sir Edouard ne semblait pas offusquer par le comportement de Robin envers sa fille.

Edouard, calmement et serrant la main de Robin : « Qu’êtes-vous venu faire ici par cette chaleur ? »

Robin : « Euh… En fait… Euh… Je suis venu voir votre fille et… l’inviter à se joindre à nous cet après-midi. »

Much : « Oui. Nous allons passer l’après-midi avec les orphelins de Locksley à la riv… »

Robin, le coupant : « Dans la forêt !... Il y fait plus frais. On va les emmener se promener dans la forêt. »

Edouard : « C’est une excellente idée. Ces pauvres malheureux doivent avoir bien chaud enfermés à l’orphelinat… Tu devrais les accompagner, Marianne. Cela te divertira. »

Marianne, souriant à Robin : « Comme vous voudrez, père. »

Edouard, se dirigeant vers ses quartiers : « Il est curieux que tu consens à ma demande sans rouspéter. »

Marianne, se dirigeant vers la porte : « C’est que je deviens plus sage en vieillissant. »

Robin et Much suivirent Marianne jusqu’à la porte. Elle l’ouvrit. La chaleur envahit aussitôt la pièce. Much sortit le premier.

Much : « A tout à l’heure alors ? »

Marianne : « A tout à l’heure, Much. »

Robin s’arrêta devant elle et l’embrassa.

Robin, mettant fin au baiser : « Pas trop sage, j’espère ! »

Marianne lui sourit et lui flanqua une claque amicale sur l’épaule afin de punir son audace puis elle referma la porte. Robin et Much se dirigèrent prudemment vers la forêt. Lorsqu’ils eurent quitté l’ombre des maisons, ils ressentirent aussitôt la chaleur écrasante du soleil. Ils furent bien contents lorsqu’ils arrivèrent à la lisière de la forêt. Puis ils s’enfoncèrent dans le sous-bois et laissèrent la relative fraîcheur de la forêt refroidir leur peau cuite par le soleil. Ils arrivèrent les premiers au campement. Mais à peine Much s’était assis sur son lit pour se remettre de sa marche jusqu’à Knighton que Will et Djaq arrivèrent à leur tour.

Djaq : « Nous avons ramené des fruits pour le déjeuner. »

Robin : « Bonne idée. N’est-ce pas, Much ? »

Much, grognant : « Oui. Oui. »

Will : « Allez !... Encore un peu de courage. Dans quelques heures, tu pourras te rafraîchir dans la rivière. »

Much : « Oh moi, je préférerais me coucher au pied d’un arbre et ne plus bouger de l’après-midi. »

Robin : « Tout va bien à Locksley ? »

Djaq : « Oui, pas de problème. Leurs puits sont pleins. »

Will : « Ils ont suffisamment d’eau encore pour quelques jours. »

Robin : « Bien… On n’a plus qu’à attendre Allan et Petit Jean… »

Allan, le coupant : « Bah tu vas pas attendre longtemps ! »

C’était Allan et Petit Jean qui revenaient justement de Clun et de Nettlestone.

Robin : « Comment ça va à Nettlestone ? »

Petit Jean : « Aucun problème. Il y a suffisamment d’eau pour les villageois et leur bétail. »

Robin : « Bon... Et à Clun ? »

Allan : « Pareil. Les gens ne souffrent pas trop de la chaleur. Et j’ai vérifié leurs puits. Ils sont pleins… Pour l’instant. »

Robin : « Et les hommes du shérif ? »

Petit Jean : « Pas vu ! »

Allan : « Moi, non plus. Si tu veux mon avis, avec cette chaleur, ils ont dû s’enfermer au château. »

Robin, se détendant : « Oui, probablement… Bon… Y’a plus qu’à se détendre maintenant. Much ? »

Much, se relevant et grognant : « Oh quoi ? »

Robin : « Tu fais le service ? »

Much, se rallongeant sur son lit : « OOOOOOOOOOOh ! »

Allan : « Ah oui… Qu’est-ce qu’on a à manger ? »

Robin : « Djaq et Will nous ont ramené des fruits. »

Allan, se relevant : « Bon je vais faire le service sinon on sera encore là demain matin ! »

Il se dirigea vers la cuisine et disposa dans des écuelles les fruits que Will et Djaq avaient ramenés et les distribua. Tout le monde prit plaisir à déguster ce repas frugal même Much n’y trouva rien à redire. Puis en début d’après-midi, ils se mirent en route pour l’orphelinat de Locksley.


byoann  (12.10.2015 à 09:40)

Un peu avant midi…

Pendant que les hors-la-loi commencèrent leur déjeuner, Kate, accompagnée d’une none, finissait de faire des courses pour l’orphelinat sur le marché de Nottingham.

Elle remarqua alors une voiture entrée dans la cour du château.

Elle crut reconnaître la couleur des livrées que portent les domestiques de l’abbé de Kirklees. N’étant pas sûre d’elle et étant d’une nature plutôt curieuse, elle décida de s’en assurer.

Kate, à la none : « On se retrouve à la voiture ? »

La jeune none : « Entendu. »

Puis elle se dirigea discrètement vers la porte donnant sur la cour du château. Elle vit alors l’abbé de Kirklees descendre de la voiture mais le shérif n’était pas là pour l’accueillir.

Kate, tout bas : « Tiens... C’est curieux. Que peut-il bien venir faire ici ? »

Elle se rapprocha davantage mais un garde referma la porte.

Le garde : « Allons. Allons. Circulez… Ne restez pas là ! »

Kate, coopérant : « D’accord... Très bien, Messire… Je m’en vais. »

Ne pouvant en savoir plus, elle retourna à sa voiture et reprit la route pour l’orphelinat. Pendant ce temps-là, l’abbé fut conduit dans la grande salle du château où le shérif prenait son repas en compagnie de Gisborne.

L’abbé, mécontent : « Que signifie donc tout ceci ? »

Le shérif, levant son verre : « Ah ! Monseigneur l’abbé de Kirklees … »

L’abbé, descendant l’escalier : « Je rentre à peine de Rome ! Comment osez-vous me convoquer de la sorte ? »

Le shérif : « Je suis vraiment navré de vous presser ainsi, Monseigneur. Mais j’avais une importante discussion à avoir avec vous… Avez-vous déjeuné ? »

L’abbé : « Non pas encore ! Je déjeunerai à l’abbaye. »

Le shérif, surjouant : « Oh mais je crains que cela ne soit pas possible, Monseigneur… Du moins pas avant d’avoir eu notre petit… tête à tête… Asseyez-vous et joignez-vous à nous… Gisborne ? »

Gisborne se leva et présenta une chaise à l’abbé.

L’abbé, mécontent : « Que me voulez-vous ? »

Le shérif, mielleux : « Asseyez-vous !... Nous serons mieux pour parler. »

Contraint, l’abbé s’assit et Gisborne retourna à sa place.

Le shérif, souriant : « Bien… Bien… »

Le shérif reposa le morceau de viande qu’il dégustait et s’essuya les mains avec sa serviette.

Le shérif : « Monsieur l’abbé, je ne vais pas y aller par quatre chemins. J’ai besoin de votre aide. »

L’abbé, surpris : « De mon aide ? »

Le shérif, souriant : « Oui. »

L’abbé, méfiant : « A quel sujet ? »

Le shérif : « Hum… C’est à propos de l’orphelinat de Locksley ! »

L’abbé, ne comprenant pas : « L’orphelinat de Locksley ? »

Le shérif, sérieux : « Je veux ce bâtiment ! »

L’abbé : « Comment ?... Mais pour quelles raisons ? »

Le shérif : « ça, vous n’avez pas à le savoir… J’ai besoin de ces locaux pour disons… des raisons d’Etat. »

L’abbé : « Mais l’orphelinat relève de la juridiction de la paroisse de Kirklees. »

Le shérif : « Précisément, Monseigneur l’abbé de Kirklees... C’est pourquoi je sollicite votre aide. »

L’abbé : « Vous ne pourrez pas m’obliger à chasser ces pauvres orphelins de leur foyer. »

Le shérif : « Foyer dont les murs m’appartiennent, monsieur l’abbé. »

L’abbé, outré : « Comment ?... L’orphelinat appartient à l’abbaye ! »

Le shérif, gardant son calme : « Oui… A moins que les intérêts et les taxes aient été omis d’être versés ! »

L’abbé, ne comprenant pas : « Mais… Quelles taxes ? Quels intérêts ?... Sir Malcom de Locksley a donné une partie de ses terres au Père Swain par conséquent elles appartiennent à l’abbaye et donc il n’y a pas de… »

Le shérif, le coupant et levant le doigt : « Faux !... »

Le shérif : « … Le seigneur de Locksley a bien donné cette terre au Père Swain… Mais est-ce que le Père Swain est un représentant de l’abbaye ?… Réponse… Non. N’est-ce pas, monsieur l’abbé ? »

L’abbé : « Mais… »

Le shérif, le coupant : « … Par conséquent, l’orphelinat ne peut être considéré comme un bien appartenant à l’Eglise donc les impôts doivent être prélevés sur cette propriété comme pour n’importe quel villageois… Par ailleurs, le Père Swain a bien emprunté de l’argent afin d’y faire construire cet orphelinat, exact ? »

L’abbé, mécontent : « Parce que l’ancien orphelinat avait brûlé. Il a bien fallu trouver un autre endroit pour y loger les enfants. »

Le shérif : « [Souriant] Bien entendu… [Plus sérieux] Mais où a-t-il trouvé cet argent ? »

L’abbé, hésitant : « Auprès de… l’ancien shérif et de… Sir Malcom de Locksley, comte de Huntington… qui lui ont fait don de cet argent en bons chrétiens qu’ils sont. » 

Le shérif : « Je vois… Et les intérêts ? »

L’abbé, mécontent : « Mais il n’y a pas d’intérêts puisque c’est un don ! »

Le shérif : « Pouvez-vous en apporter la preuve ? »

L’abbé, agacé : « Mais enfin shérif, que cherchez vous ? »

Le shérif : « A rendre la justice ! »

L’abbé, manquant de s’étouffer : « La justice ? »


byoann  (15.10.2015 à 08:35)

Le shérif, mécontent : « Parfaitement ! Pour commencer, le Père Swain occupe une propriété sans payer les taxes y afférentes. Ensuite, il a emprunté de l’argent sans jamais non seulement rembourser ce qu’on lui avait prêté mais également sans jamais verser un sou pour les intérêts. »

L’abbé : « Mais puisque je vous dis qu’il s’agissait d’un don effectué par l’ancien shérif au nom du Roi et de Sir Malcom de Locksley ! »

Le shérif : « Eh bien moi je vous dis qu’il n’y a aucune trace de ces transactions dans les archives du comté. Je pourrais fort bien penser à un détournement de fond de l’argent du Roi au profit du Père Swain avec la complicité de l’ancien shérif. Quant au seigneur de Locksley, il attend toujours le paiement de ce qu’il lui est dû. »

L’abbé, affolé : « Mais Sir Robin de Locksley a respecté les décisions de son père et a accepté de… »

Le shérif, fortement agacé : « Robin de Locksley n’est plus comte de Huntington, monsieur l’abbé ! [Se radoucissant et montrant Gisborne] Je parle du nouveau seigneur de Locksley. Il a fait appel à moi afin que soit réparée cette injustice envers sa personne. Et comme le Père Swain est sous votre autorité, nous vous demandons le paiement intégral et sans délai des sommes dues à savoir la totalité des impôts et taxes afférents au terrain occupé par l’orphelinat ainsi que le remboursement du soi-disant don consenti au Père Swain sans oublier les intérêts depuis l’origine. »

L’abbé, affolé : « Mais c’est impossible ! Nous ne disposons pas d’une telle somme d’argent. La quête, à elle seule, suffit à peine à subvenir aux besoins des enfants. »

Le shérif : « C’est votre problème, monsieur l’abbé… D’autant plus que j’ai ouï-dire que le Père Swain, étant souffrant, ne pouvait plus remplir son office ces derniers temps … [Souriant] Je vous laisse en référer à votre supérieur !... Hein ! A moins bien sûr que vous acceptiez… mon offre. »

L’abbé, méfiant : « Quelle offre ? »

Le shérif : « Cédez-moi l’orphelinat… Je suis même prêt à vous en offrir un bon prix. »

L’abbé, se relevant vivement : « JAMAIS ! »

Le shérif, calme : « Allons. Monsieur l’abbé, gardez votre sang froid… Réfléchissez… Mieux vaut partir avec un bon prix en poche ainsi vous pourrez trouver un toit à ces chers enfants que d’être exproprié par la justice sans un sou, non ? »

L’abbé : « Il n’en est pas question !... [Se tournant vers Gisborne]… Vous serez payé. »

Le shérif : « Et avec quel argent ? »

L’orphelinat de Locksley faisait parti de la paroisse de Kirklees. Mais cette dernière était pauvre et l’abbé, ainsi que le shérif, savait qu’il ne pourrait jamais rembourser cette dette.

L’abbé : « En assurant moi-même l’office de la messe ! »

Le shérif, souriant : « Hein… C’est très généreux de votre part, l’abbé. Mais je crains que cela ne soit pas possible… GARDES ! »

L’abbé, outré : « Vous oseriez m’arrêter ? »

Le shérif, se relevant : « Oh, quel vilain mot !... Non, bien sûr que non, monsieur l’abbé… »

Deux gardes entrèrent.

Le shérif, s’avançant vers l’abbé : «… Il s’agit simplement d’assurer votre protection. Je ne puis vous laisser circuler librement dans le comté. En effet, une bande de criminels notoires se cachent dans notre magnifique forêt et aux abords de Locksley… guettant les voyageurs qui s’y aventurent. Par conséquent, dès que nous pourrons vous assurer un trajet sans danger, vous pourrez aller où bon vous semble… Mais en attendant ce jour, profitez de mon hospitalité… [Aux gardes] Escortez Monseigneur l’abbé à ses appartements… [A l’abbé] Je serais ravi de vous avoir à dîner à ma table ce soir… en attendant réfléchissez bien à ma proposition. »

Il fit un signe de tête aux deux gardes.

L’un des gardes : « Par ici, Monseigneur. »

Contraint, l’abbé obéit. Il sortit de la pièce entre les deux gardes comme un prisonnier qu’on emmenait aux cachots. Gisborne se rapprocha du shérif.

Gisborne : « Il ne cèdera pas. »

Le shérif, regardant l’abbé partir : « Vous croyez ?... Moi, je parie le contraire. [Dédaigneux] Ces gens de Dieu se parent de toutes les vertus, mais ils ne sont en réalité que des hommes, Gisborne. Et je suis sûr que privé de sa petite vie de riches oisifs, il cédera à mes exigences… Vous verrez… En attendant, doublez la garde devant sa porte et interdiction formel à quiconque de l’approcher… Il ne doit entrer en contact avec personne. »

Gisborne : « Oui, Monseigneur. »

Le shérif retourna à son déjeuner en sifflotant, certain de sa victoire sur l’abbé.


byoann  (15.10.2015 à 08:40)

En début d’après-midi, près de l’orphelinat de Locksley…

Arrivée à quelques dizaines de mètres de l’orphelinat, la troupe entendit un mécontentement venant du bâtiment.

Une voix féminine : « Veux-tu revenir ici immédiatement ? »

Au détour du sentier, un gamin courant dans leur direction percuta Much de plein fouet. Celui-ci le reçut malheureusement dans les parties sensibles. Ils tombèrent tous les deux à la renverse. Gémissant, Much se plia en deux de douleur. Le gamin se releva vivement.

Le gamin : « Oh pardon, Messire ! »                                    

Allan : « Adrien ? »

Le gamin tourna la tête et reconnut toute la bande.

Adrien, radieux : « Oh, Messire Robin ! Je suis content de vous voir ! Ça faisait longtemps que vous n’étiez pas venu nous voir. »

Une voix féminine : « Ah te voilà, garnement ! »

Une none s’approcha du groupe tandis qu’Adrien fila se cacher derrière Petit Jean.

Robin, se penchant sur Much : « ça va aller, Much ? »

Il lui tendit la main pour l’aider à se relever.

Les joues rouges, Much, retenant sa respiration et avec difficultés : « Au poil ! »

Il se releva lentement. Le reste de la troupe essaya de ne pas rire de la situation.

La none : « Je te vois, chenapan !... Adrien, viens ici tout de suite. »

Adrien, derrière Petit Jean : « Il est parti au village ! »

La none : « Adrien !... Tu dois rester à l’intérieur car il fait trop chaud dehors !!! Rentre immédiatement ! »

Robin, se rappelant avoir eu le même comportement à son âge, décida d’intervenir.

Robin, souriant : « Bonjour, Sœur Margaret. »

Sœur Margaret, reconnaissant les hors-la-loi : « Oh bonjour, Messire Robin. »

Robin : « Je vois que vous avez des problèmes. »

Sœur Margaret : « Oh ! Ne m’en parlez pas ! Il est très difficile d’occuper ses enfants à l’intérieur par ces fortes chaleurs, vous savez !... Que Dieu me vienne en aide ! »

Robin : « Eh bien, je ne sais pas si Dieu y est pour quelque chose mais nous sommes venus proposer aux enfants de passer quelques heures avec nous à la rivière. »

Adrien, sortant de sa cachette et souriant à pleine dents : « C’est vrai ? »

Robin : « Bien sûr que c’est vrai… Mais il faut que le Père Swain et Sœur Margaret soient d’accord. »

Adrien, les yeux implorant : « Oh s’il vous plaît ma sœur… »

Sœur Margaret : « Tu promets d’obéir à Messire Robin ? »

Adrien, souriant : « Je vous le promets ! »

Sœur Margaret : « Dans ce cas, je suis d’accord. »

Adrien, courant vers l’orphelinat : « Je vais avertir les autres ! »

Le groupe suivit Adrien et se dirigea vers l’orphelinat.

Sœur Margaret : « Oh que Dieu vous bénisse, Messire Robin. J’en ai plein les bras avec tous ces enfants à occuper même si Richard et Kate m’aident un peu… »

Much, plein d’espoir : « Kate est ici ? »

Sœur Margaret : « Non pas à cette heure-ci. Elle vient m’aider le matin et puis au moment des repas. »

Much, déçu : « Oh ! »

Robin : « Mais le Père Swain ne vous aide pas ? »

Sœur Margaret, perdant son sourire : « Oh le Père Swain est alité depuis deux jours. »

Robin, inquiet : « Il est souffrant ? »

Sœur Margaret, d’une petite voix : « Oui. »

Djaq : « Je peux peut-être l’examiner si vous voulez ? »

Sœur Margaret : « C’est inutile… Nous avons déjà fait venir le docteur. »

Robin : « Qu’est-ce qu’il a ? »

Sœur Margaret : « C’est son cœur. Il est fragile du cœur et avec ces fortes chaleurs, il est plus fatigué que d’habitude. »

Robin : « Qu’a dit le docteur ? »

Sœur Margaret : « Il doit rester au repos le plus possible… à l’abri de la chaleur. »

Robin : « Oui et avec ces enfants turbulents, ce n’est pas l’idéal. »

Sœur Margaret : « Non mais il ne s’en plaint pas. »

Robin : « Je vais aller le voir. »

Sœur Margaret : « D’accord mais pas trop longtemps. »

Robin : « Ne vous inquiétez pas. Je ne resterai que quelques minutes. »

Ils arrivèrent devant l’orphelinat et déjà les enfants les attendaient, excités de quitter pour quelques heures leur prison. Quand les hors-la-loi furent à leur portée, les enfants les bombardèrent de questions.

Robin à Sœur Margaret : « Je vais voir le père Swain. »

Laissant ses compagnons répondre aux questions insistantes des enfants, Robin pénétra dans le bâtiment. Il monta à l’étage où se trouvait la chambre du Père Swain. Ayant déjà rendu visite au vieil homme, il connaissait l’emplacement de sa chambre. Il s’arrêta devant sa porte et cogna.

Une voix masculine à l’intérieur : « Entrez. »

Il ouvrit la porte et aperçut le Père Swain debout devant sa fenêtre.

Le Père, souriant faiblement : « Je me demandais ce qui pouvait bien exciter les enfants de la sorte. »

Robin : « Vous ne devriez pas être debout, Père Swain. »

Il lui prit le bras et l’emmena se rallonger. Le vieil s’appuya sur Robin et lentement marcha jusqu’à son lit.

Le Père Swain : « Oh c’est rien… C’est la vieillesse qui s’annonce, mon fils. »

Robin : « Ne dites pas cela. Vous êtes bien plus jeune que moi ! »

Le Père Swain, souriant : « Oh vil flatteur, va ! Je reconnais bien là le ton charmeur de mon petit Robin. »

Robin lui sourit.

Le Père Swain : « Tu sais... Vivre au milieu de la jeunesse permet de préserver sa vitalité mais… cela permet aussi de constater à quel point on vieillit. »

Robin : « Oh mais je suis certain que vous êtes encore capable d’en remontrer à tous ces petits jeunes ! »

Le Père Swain, tournant la tête vers Robin et fatigué : « Oh non… Y’a bien longtemps que je ne peux plus courir après ces galopins… Et je ne sais pas ce qu’ils vont devenir lorsque je partirai. »

Robin : « Ne dites pas cela… Vous allez vous reposer et bientôt cette vague de chaleur va s’estomper et tout rentrera dans l’ordre. »

Le Père Swain : « Non… Je sens que mon heure approche, Robin. J’ai d’ailleurs pris mes dispositions dans se sens. »

Robin, ne comprenant pas : « Vos dispositions ? »

Le Père Swain : « Oui, j’ai envoyé une missive à Monseigneur l’abbé afin qu’il m’envoie quelqu’un pour prendre la relève. »

Robin, inquiet : « La relève ? »

Le Père Swain : « Eh oui… Si je ne peux plus remplir mon office, l’église de Locksley perdra sa principale source de revenus et par voie de conséquence celle de l’orphelinat. Et ces enfants risqueront de se retrouver à la rue. »

Robin : « Mon père... Vous savez que vous pouvez compter sur moi et mes compagnons. Nous serons toujours là en cas de besoin. Nous vous aiderons à faire vivre cet orphelinat. »

Le Père Swain, tapotant la joue de Robin : « Ah… Je reconnais bien là ton grand cœur, mon fils. Mais tu as déjà tant à faire avec les pauvres de ce comté. »

Robin : « J’aurai toujours du temps pour vous, mon père. »

Le Père Swain reposa sa main sur sa poitrine. Ce simple geste avait épuisé le vieil homme. Il commençait déjà à s’endormir. Robin sentit qu’il était temps de le laisser se reposer.

Robin, avec douceur : « Bon... Je vais vous laisser vous reposer, mon père. J’ai promis aux enfants de les emmener à la rivière le restant de la journée. Vous serez ainsi au calme et Sœur Margaret pourra s’occuper de vous. »

Robin se releva et se dirigea vers la porte.

Le Père Swain, doucement mais souriant : « Cela fera vraiment plaisir aux enfants… Merci, Robin… Que Dieu te garde. »

Robin, ouvrant la porte : « Vous aussi, mon père… Reposez-vous bien. »

Mais le Père Swain ne répondit pas : il s’était déjà endormi. Inquiet, Robin referma la porte. Ne voulant pas alarmer les enfants quant à la santé de leur protecteur, il chassa ses mauvaises pensées et sortit à l’extérieur.

Robin, souriant : « Bon alors on y va ? »

Les enfants, sautillants de joie : « Oui !!!!!!!!! »

Une voix féminine : « Je peux venir moi aussi ? »

Robin se retourna et reconnut Marianne qui s’avançait vers lui.

Robin, souriant : « Avec plaisir. »

Ils s’embrassèrent sous les sifflets et les remarques moqueuses des enfants. Se rappelant que le Père Swain devait se reposer, Robin ordonna immédiatement le départ. La joyeuse troupe partit alors en direction de la rivière.


byoann  (15.10.2015 à 08:45)

CHAPITRE II

« ÇA TE DIRAIT DE FAIRE UNE PETITE BLAGUE A MUCH ? »

   la rivière…

Alors qu’ils étaient partis joyeusement de l’orphelinat, la chaleur finit par avoir raison de leur excitation et c’est dans un relatif silence que le groupe arriva à destination.

Mais à la vue de l’eau rafraîchissante, leur gaieté reprit le dessus et les gamins ne purent s’empêcher de courir jusqu’à la rivière. Mais il n’y avait pas que les orphelins car parmi eux…

Allan : « Le dernier à l’eau est un poltron ! »

Les gamins se débarrassèrent en vitesse de leurs vêtements et sautèrent dans la rivière en criant de joie. Allan, tout sourire, resta au bord de l’eau à les surveiller. Le reste de la bande arriva à son tour. Déjà, les enfants jouaient en s’éclaboussant joyeusement. Les hors-la-loi laissèrent à Allan le soin de les surveiller. Ils repérèrent un arbre un peu à l’écart qui pourrait les abriter du soleil. Ils s’y installèrent tous afin de profiter de la relative fraicheur de cet immense chêne. Richard, qui avait maintenant dix-huit ans, décida d’aller voir ce que faisait son petit frère. Il s’arrêta à côté d’Allan. Ce dernier regarda les enfants en souriant. Cela lui rappelait les jeux aquatiques qu’il pratiquait avec son frère lorsqu’ils étaient à la ferme de leur père durant les premières, et les seules, heureuses années de son enfance.

Allan à Richard : « Tu vas pas te baigner ? »

Richard : « Oh non… Je suis trop vieux, maintenant… J’ai passé l’âge ! »

Allan, souriant et pas convaincu : « Ah oui… C’est vrai qu’il n’y a que les gamins pour s’amuser ainsi dans l’eau… »

Richard, peu convaincant : « Ouais… C’est… C’est pour les gamins. »

Allan, tentant Richard : « Mais c’est vrai aussi qu’il fait chaud, tu ne trouves pas ? »

Richard, regardant avec envie les enfants : « Oui… C’est vrai qu’il fait chaud ! »

Allan : « Oui… et piquer une tête dans la rivière… ça doit drôlement faire du bien, non ? »

Richard : « Oui… Je suppose. »

Les deux hommes se regardèrent sans dire un mot.

Allan, espiègle : « Le dernier dans l’eau est un couard ! »

D’un geste rapide, il retira sa tunique puis il déboutonna son pantalon. Pendant ce temps, Richard commença à enlever sa chemise. Allan le fit tomber lorsqu’il s’assit pour enlever ses chaussures.

Richard, se relevant pour enlever son pantalon : « Hé !!! Tu triches ! »

Souriant, Allan, avant de sauter dans la rivière : « Désolé, je ne l’ai pas fait exprès ! »

Il se jeta à l’eau à la grande joie des enfants qui jouaient aux alentours. Richard s’assit pour enlever ses chaussures puis se releva.

Richard : « Tu vas voir mon gaillard ! »

Il sauta à son tour et se mit à la poursuite d’Allan. Il nagea jusqu’à lui et l’agrippa par derrière.

Allan, protestant : « Hé !!! »

Richard lui mit alors la tête sous l’eau, encouragé par les enfants puis il s’éloigna vivement. Allan sortit la tête de l’eau et scruta les alentours pour connaître l’identité du plaisantin. Il avisa le regard plein de malice de Richard.

Allan : « Je croyais que t’avais passé l’âge ? »

Richard, souriant : « Ben on dirait que j’ai retrouvé mon âme d’enfant ! »

Allan se mit à nager dans sa direction. Richard s’enfuit. Les deux hommes se poursuivirent ainsi dans l’eau sous les encouragements des orphelins.

Pendant ce temps, sous le vieux chêne…

Much, Petit Jean, Will, Djaq, Robin et Marianne s’étaient assis à l’ombre du grand chêne. Robin, le dos appuyé contre l’arbre, tenait Marianne assise entre ses jambes, le dos appuyé contre son torse. Petit Jean était assis à côté de Robin afin de surveiller la rivière. Devant lui, Much s’était couché les mains derrière la tête. De l’autre côté de Robin et de Marianne, Djaq et Will s’étaient assis l’un près de l’autre. De là où ils étaient, ils ne pouvaient pas voir les baigneurs dans la rivière mais ils pouvaient entendre leurs éclats de rire durant leurs jeux aquatiques. Seul Allan et Richard, sur la berge, étaient visibles.

Djaq : « Ils vont avoir très faim lorsqu’ils vont sortir de l’eau. »

Will : « Oui, nous aurions dû amener quelque chose à manger. »

Much, se sentant visé : « En tout cas, moi, je ne retourne pas à l’orphelinat ! »

Petit Jean, se relevant : « Je vais voir si y’a pas quelques fruits à manger dans le coin. »

Robin : « Bonne idée. »

Il regarda partir Petit Jean puis il serra Marianne contre lui.

Robin, chuchotant à son oreille : « Et si on en profitait pour s’éclipser tous les deux ? »

Souriante, Marianne, tournant la tête vers lui et sur le même ton : « Pour aller où ? »

Robin, avec malice : « Hum… Je ne sais pas… Euh… On pourrait peut-être se trouvait un petit coin tranquille au bord de la rivière et faire trempette rien que nous deux ! »

Marianne, se moquant : « Faire trempette ? »

Robin, la regardant avec envie : « Hein. Hein. »

Sans dire un mot, Marianne le regarda avec un large sourire, lui signifiant ainsi son accord. Il allait s’adresser au groupe afin de trouver une excuse pour s’éclipser avec Marianne mais Will le devança.

Will, se relevant : « Euh… Nous… On va aller chercher des fruits de ce côté-là. »

Il désigna la forêt derrière lui. Much se redressa et les regarda partir.

Much, souriant et leur criant : « Et si vous trouvez du miel, pensez à moi ! »

Much à Robin : « Non mais est-ce que vous pouvez le croire, ça… Chercher des fruits !... Ils auraient quand même pu trouver… [Il se tourna vers Robin et Marianne] autre cho… »

Mais il ne vit plus personne.

Much : « Maître ? »

Il se releva vivement et aperçu Robin et Marianne qui se dirigeaient à l’opposé du chemin emprunté par Will et Djaq.

Much, criant : « BEN ET MOI… JE FAIS QUOI ? »

Robin, criant avant de disparaître derrière les arbres : « JE TE CHARGE DE SURVEILLER LES ENFANTS ! »

Much, bougonnant et regardant la rivière : « Surveiller les enfants ! Pff…     Mais y’a déjà Allan et Richard qui… mais… »

Il ne vit plus Allan et Richard sur la berge. Affolé, il accourut sur le bord de la rivière.

Much : « Mais où est-ce qu’ils sont passés ? »

C’est alors qu’il vit un enfant accroché aux épaules d’Allan essayant de lui faire boire la tasse pendant que le hors-la-loi, tout sourire, balançait un autre gamin dans l’eau sous les rires de ces camarades.

Much, secouant la tête : « Pff… On ne sait pas qui est le plus gamin des deux ! »

Allan, apercevant Much sur la berge : « Hé… Viens te baigner ! »

Il balança le gamin qu’il avait sur le dos à la rivière et marcha vers son compagnon.

Much, faisant la moue : « Non merci ! »

Allan : « Oh allez viens !... Elle est bonne. »

Ayant de l’eau jusqu’au dessus du genou, il éclaboussa Much. Celui-ci le voyant arriver se méfia et se recula juste à temps. Il n’eut que les chaussures de trempées.

Much, mécontent : « Hé ! Fais attention ! »

Allan, s’arrêtant : « Tu veux vraiment pas venir ?... Cela te rafraîchirait pourtant. Toi qui te plains sans arrêt de la chaleur. »

Much, pointant le chêne un peu à l’écart : « Je préfère aller m’allonger ! »

Allan : « D’accord comme tu veux !... [Regardant sous le chêne] Bah… Où sont les autres ? »

Much, rebroussant chemin : « Partir chercher des fruits ! »

Allan, souriant : « Je vois ! »

Much : « Amuse-toi bien ! »

Allan, retournant vers ses compagnons de jeu : « Compte là-dessus ! »

Much pestiféra contre Allan jusqu’à ce qu’il se rassit sous le grand chêne. Cependant, Robin lui avait demandé de surveiller les baigneurs et de là où il se trouvait il ne pouvait pas les voir. Alors il regarda autour de lui pour voir s’il n’y avait pas un endroit plus approprié. Il remarqua sur sa droite un arbre sur la berge, un peu éloigné du terrain de jeu des orphelins et suffisamment proche pour pouvoir les surveiller. Son feuillage touffu lui procurait l’ombre nécessaire pour s’abriter du soleil. Il se dirigea discrètement vers son abri.

Much, s’asseyant au pied de l’arbre : « Il n’y a vraiment pas beaucoup de place pour s’allonger ! »

En effet, en s’allongeant, ses pieds n’arrivaient qu’à quelques centimètres du bord de la rivière.

Much, enlevant ses chaussures : « Regardez-moi ça… Je suis tout trempé [Et regardant Allan un peu plus loin jouant avec les enfants] Pff… quel gamin, celui-là ! »

Il retira également ses chaussettes puis il les mit au soleil à côté de ses chaussures.

Much : « Bon… Maintenant y’a plus qu’à attendre ! »

Il retourna sous son arbre et se coucha.

La chaleur et la digestion aidant, il ne tarda pas à s’endormir sans que ni les cris ni les rires des gamins jouant dans la rivière ne vinrent le déranger.


byoann  (19.10.2015 à 19:20)

Un peu plus au nord, au bord de la rivière…

Si l’exubérance de la jeunesse ne dérangeait nullement la sieste de Much, il en alla de même pour Marianne et Robin. Alors qu’ils entendaient les rires des orphelins, le couple longea la rivière et s’enfonça un peu plus loin dans la forêt. Ils s’arrêtèrent à une bonne distance des turbulents enfants. Ils pouvaient encore les entendre mais ils ne pouvaient plus ni les voir ni être vu.

A cet endroit, le ruisseau était plus profond mais moins large, le courant y était donc légèrement plus fort. Les branches des arbres de chaque côté du lit de la rivière formaient un plafond quasi-impénétrable pour les rayons du soleil hormis quelques trouées ici et là. Robin s’approcha du rebord puis retira sa tunique. Il se tourna vers Marianne et lui tendit la main l’invitant à le rejoindre. Souriante, la jeune femme accepta l’invitation. Elle mit ses mains autour de son cou pendant que Robin enserra sa taille.

Puis ils s’embrassèrent un long moment.

Robin mit fin au baiser et regarda la rivière puis Marianne.

Robin, avec malice : « ça te dirait un petit bain de minuit ? »

Marianne, sur le même ton : « Mais il n’est pas encore minuit ? »

Il ne répliqua que par un grand sourire. Il commença à déboutonner la robe de Marianne. Celle-ci, souriante, le regarda faire sans protester. Encouragé, il laissa tomber la robe à terre. Il se pencha sur elle et l’embrassa dans le cou puis continua vers son épaule gauche. Il fit alors glisser délicatement la bretelle du sous-vêtement qu’elle portait sous sa robe. Alors que Marianne lui caressait langoureusement le dos, l’invitant ainsi à continuer, il fit de même à l’épaule droite. Le vêtement se retrouva également à terre. Les deux amants se regardèrent droit dans les yeux pendant un instant puis ils s’embrassèrent de nouveau. Mais cette fois-ci, le baiser fut plus passionné. Ils se serrèrent fortement l’un contre l’autre. Ils mirent fin au baiser afin de reprendre leur souffle mais surtout leur esprit.

Robin : « Je t’aime, Marianne. »

Marianne : « Je t’aime aussi, Robin de Locksley. »

Elle lui caressa délicatement le visage puis lentement ses mains descendirent le long de son torse. Elle le regarda avec malice et entreprit de déboutonner son pantalon. Surpris par sa témérité, Robin lui sourit et se laissa faire. Cependant, elle n’eut pas l’audace de retirer elle-même le vêtement de son amant. Alors il le fit pour elle. Il retira son pantalon ainsi que son sous-vêtement. Les deux amants, en tenu d’Adam et Eve, se serrèrent l’un contre l’autre et s’embrassèrent un long moment. Puis Robin prit la main de Marianne, longea le bord de la rivière afin de trouver un endroit où ils pourraient entrer aisément dans l’eau. Il s’arrêta, lâcha la main de sa belle et descendit le premier dans la rivière. Rapidement, il se retrouva avec de l’eau jusqu’aux genoux. Il se tourna vers Marianne et lui tendit la main. Elle s’y accrocha et descendit lentement dans l’eau. Il l’emmena vers le milieu de la rivière. Une fois qu’il eut de l’eau jusqu’à la taille, il se retourna et enlaça tendrement sa fiancée.

Marianne : « Et maintenant ? »

Robin lui sourit, la serra contre lui et l’embrassa. Marianne s’abandonna totalement et s’accrocha au cou de son amant. Puis les deux tourtereaux s’enfoncèrent lentement dans la rivière. Après une poignée de secondes, le couple jaillit soudainement de l’eau toujours collé l’un contre l’autre. Marianne plaqua les cheveux de Robin en arrière et chassa l’eau qui ruisselait sur son visage. Robin fit de même pour elle. Lentement, il repoussa en arrière les longs cheveux de sa belle qui cachaient ses formes généreuses.

Marianne : « Nous aurions dû faire cela depuis longtemps. »

Elle caressa les bras puissants qui la maintenaient serré contre lui puis ses mains remontèrent vers ses épaules avant de s’accrocher l’une à l’autre derrière la nuque de l’homme qu’elle aimait plus que tout au monde.

Robin, souriant : « C’est certain... Mais nous n’avions jamais le temps. »

Marianne : « Mais aujourd’hui nous avons tout notre temps ! »

Robin, langoureusement : « Absolument. »

Il se pencha sur elle et ils s’embrassèrent à nouveau. L’un et l’autre étaient ravis de l’opportunité qui leur était offerte de passer un long moment seul tous les deux. Marianne avait enfin Robin pour elle toute seule. Elle pouvait passer du temps avec lui sans avoir à craindre qu’il ne parte au nom d’une cause, quelle qu’elle soit, aussi noble et juste soit elle. Quant à lui, il pouvait enfin, pour un moment seulement, laissé ses obligations de chef des hors-la-loi de côté. Les pauvres de Nottingham, les manigances du shérif, l’opération Shah Mat, le Roi et la guerre en Terre Sainte étaient bien loin de ses préoccupations du moment. Les deux amants avaient l’impression d’être seuls au monde... Bien que le monde n’était qu’à quelques pas d’eux.

Un peu plus au sud…

En effet, les orphelins, enfermés depuis plusieurs jours à cause de la vague de chaleur, avaient de l’énergie à revendre. Allan tenta dans un premier temps de canaliser leur énergie en organisant des jeux. Mais les enfants n’étaient pas tout à fait d’accord et ce n’était pas Much, endormi au pied d’un arbre qui pouvait lui prêter main forte.

Adrien : « TOUS SUR ALLAN ! »

Les autres enfants : « OUAIS… A L’ASSAUT ! »

Allan : « Oh non !... Richard… Richard au secours ! »

Voyant les enfants fondre sur Allan, Richard sortit de l’eau et s’assit sur la berge, les pieds dans l’eau.

Richard, souriant : « Débrouille-toi mon vieux ! »

Allan s’enfuit à la nage. Les enfants tentèrent de le rattraper mais évidemment l’adulte les distança. Richard les encouragea à poursuivre leur proie. Les enfants persistèrent. Allan se retourna pour voir si tout le monde le suivait puis repartit. De ce fait, il se rapprochait de l’arbre en dessous duquel Much s’était endormi. Allan vit son compagnon couché, les pieds pendant dans le vide. Il eut alors une idée. Il se remit debout et voulut s’approcher de son ami mais les enfants se jetèrent sur lui. Ils s’accrochèrent tous à son cou en même temps. Sous le poids de ses assaillants, Allan s’enfonça dans l’eau. Puis soudainement, il rejaillit sous les cris de joie des orphelins qui tentèrent de s’enfuir.

Allan, attrapant un gamin : « Attends un peu, tu vas voir, toi ! »

Il le balança plus loin sous les cris de joie du garçon. Il fit de même avec un autre puis il poursuivit les autres enfants. Soudain, il aperçut Adrien. Il lui donna la chasse. Le gamin nagea de toutes ses forces mais Allan le rattrapa rapidement. Adrien cria lorsqu’Allan l’attrapa par derrière et le souleva hors de l’eau. Il s’apprêta à le rejeter à l’eau mais il s’arrêta. Ce n’était pas les cris d’Adrien qui le stoppa dans son élan mais son regard s’était porté sur Much et son idée lui revint alors en mémoire. Il remit le gamin sur ses pieds.

Allan, tout bas : « Hé ? ça te dirait de faire une petite blague à Much ? »

Adrien, souriant : « Oh oui ! »

Allan, mettant son doigt sur ses lèvres : « Chut !!! »

Etonnés qu’Allan ait reposé Adrien, les autres enfants s’approchèrent. Allan marcha en direction de Much tout en signifiant aux enfants de rester silencieux. Les orphelins le suivirent, curieux de voir ce qu’il allait faire. Arrivé à quelques pas du bord où se trouvait Much, Allan fit signe aux enfants de se reculer. Se doutant des intentions de l’adulte, ils obtempérèrent. Puis tout alla très vite. Allan prit Much par les chevilles et le tira à la rivière. Much, totalement pris par surprise, se réveilla dans l’eau.

Much, se débattant : « Mais… Qu’est-ce que… Qu’est-ce que… »

Allan et les enfants éclatèrent de rire. Voyant que Much se débattait toujours dans l’eau, Allan lui vint en aide.

Allan, le tirant par le col : « Hé…Du calme, mon vieux... Tu as pied ici ! »

Effectivement, l’eau n’était pas très profonde puisqu’il lui suffisait de s’assoir pour sortir la tête de l’eau. Mais dans la panique, Much n’arrivait pas à se redresser.

MUCH, furieux : « ALLAN !!!!!!! ESPECE DE SALE PETIT…. »

Alors que les enfants continuaient de rire, Allan aida son compagnon à se mettre debout. Enfin à sa manière…

Allan, tentant d’aider Much : « Attends… Je vais t’aider à te remettre debout. »

Il le tira par le bras puis lorsque Much fut à peu près debout, il « l’aida » à marcher jusqu’au bord. Le fond de la rivière était jonché de cailloux surtout dans cette partie du cours d’eau. Pour se maintenir debout, les deux hommes se tenaient l’un à l’autre par les bras. Pendant qu’il tentait de faire marcher Much, Allan tourna la tête vers Adrien et lui fit un clin d’œil. Il fit semblant de trébucher et se raccrocha à Much.

Allan : « Oh…. Oh non ! »

Much, se débattant : « Lâche-moi !... Mais lâche-moi ! »

Much tenta en vain de se défaire de l’emprise d’Allan qui risquait de l’entraîner avec lui. Mais avant de tomber à la renverse, Allan se rattrapa à Much, le prenant par les épaules entraînant ainsi son ami dans sa chute sous les rires des enfants et de Richard qui avait suivit l’action depuis la berge. Allan émergea en éclatant de rire. Much était hors de lui lorsqu’il réussit à atteindre la berge. Complètement trempé, il eut du mal à sortir de l’eau à cause du poids de ses vêtements mouillés.

Much, enlevant sa chemise : « Tu es un irresponsable, ALLAN ! »

Allan continua de rire.

Much, vexé : « ET çA TE FAIT RIRE ! »

Allan : « Oh Much, ce n’était qu’une blague ! »

Much : « J’AURAIS PU ME FAIRE TRES MAL OU PIRE ME NOYER ! »

Allan : « Tu ne crois pas que tu exagères un peu, non ? »

Much : « NON… Non pas du tout ! [Tordant sa chemise pour l’essorer] Regarde-moi ça, je suis tout trempé à présent ! »

Allan : « Ben au moins, ça t’aura rafraîchi ! »

Allan et les enfants ricanèrent. Much releva vivement la tête.

Much : « Je pourrais attraper une pneumonie ! »

Allan : « Avec cette chaleur ? »

Much, se ravisant : « Euh… ben… »

Allan : « Oh allez, viens nous rejoindre au lieu de râler ! »

Les enfants : « Ouais Much, viens avec nous !... Ouais… Much ! »

Much, mécontent : « Non, merci !... »

Il étala sa chemise à côté de ses chaussettes et de ses chaussures déjà entrain de sécher.

Enervé, Much, déboutonnant avec maladresse son pantalon : « …Non, merci… [Retirant son pantalon avec difficultés] j’ai… mieux… à faire ! »

Il étala son pantalon au soleil puis, toujours vexé, se dirigea vers un arbre à l’écart de la rivière suffisamment éloigné pour éviter d’être une fois de plus victime d’Allan et des enfants. Il se coucha au pied de l’arbre en bougonnant bien décidé à rester ici jusqu’à ce que ses affaires soient sèches.

Much : « Ils n’ont qu’à se surveiller tout seul ! Après tout, je combats la pauvreté et l’injustice, moi ! Je ne suis pas une nourrice ! »

Allan retourna vers les enfants en riant.

Adrien : « Il a l’air très fâché ! »

Allan : « Non, t’inquiète pas. Il bougonne souvent au début puis ensuite c’est fini. Il sera de meilleure humeur quand il sera sec ! »

Un gamin : « Allan ? »

Allan, tournant la tête : « Oui ? »

Le gamin : « Tu crois qu’on pourrait sauter de là-haut ? »

Allan avisa le perchoir que le gamin lui montrait. Il s’agissait d’une des branches de l’arbre au dessous duquel Much s’était endormi la première fois. Celle-ci s’étendait au dessus de la rivière.

Allan, réfléchissant : « Hum… Attendez-moi là. »

Il sortit de l’eau et examina l’arbre. Celui-ci lui parut assez solide pour supporter le poids des enfants à condition de n’y monter qu’un seul à la fois. De plus, le tronc était facile d’accès pour les jeunes orphelins.

Allan, se tournant vers eux : « Oui, c’est bon. »

 

 

 

 

 

Les enfants crièrent de joie. Les plus téméraires sortirent rapidement de l’eau mais Allan les stoppa.

Allan : « Mais vous ne montez qu’un à la fois !... Je crains que la branche ne casse si vous montez à dix dessus. Compris ? »

Les enfants : « Entendu. »

Le premier gamin grimpa à l’arbre puis marcha doucement sur la branche et sauta à l’eau sous les cris de joie des autres enfants, restés dans la rivière. Le deuxième suivit immédiatement.

Voyant que les enfants respectaient ses consignes, Allan voulut rejoindre la rivière mais il craignit que dans l’euphorie du moment les enfants en oublient leur promesse.

Richard arriva derrière lui.

Richard, mettant sa main sur son épaule : « T’inquiète pas, je reste ici pour les surveiller. »

Allan : « Merci, mon vieux. »

Allan retourna dans l’eau. Il laissa les enfants à leur jeu sous la surveillance de Richard et s’éloigna d’eux afin de s’isoler un peu. Il nagea un petit moment à contre-courant puis se laissa dériver sur le dos. Il pensa à Robin et Will qui avaient la chance d’être avec leur bien-aimée.

Allan, dans sa tête : « J’espère que tout va bien pour toi, Annie. »

Il aurait bien aimé partagé cette baignade avec la femme qu’il aimait comme ses compagnons mais celle-ci avait été obligée de quitter le comté pour aller retrouver son père qui était souffrant. Il comprenait les raisons qui l’avaient poussé à partir mais il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur à chaque fois qu’il pensait à elle. Il imagina alors ce qu’ils auraient fait tous les deux s’ils avaient été ensemble.

Sur le dos et se laissant dérivé, Allan : « J’aurais probablement été cherché des fruits, moi aussi. »

Allan sourit à cette pensée car l’excuse trouvée par Will pour s’isoler avec Djaq était bien trop grossière pour qu’on puisse y croire.

Allan : « Pourquoi est-ce qu’ils ne nous disent pas carrément qu’ils veulent être ensemble ? »


byoann  (19.10.2015 à 19:30)

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Sonmi451 (23:50)

et toi qui bouge pas, tu te l'es pris d'où t'es encore là

soaddict (23:50)

exact scotché au fauteuil ....

soaddict (23:51)

bon cette fois c'est la bonne !

soaddict (23:51)

je file !!

Sonmi451 (23:51)

la bonne quoi?

Sonmi451 (23:51)

nuit?

soaddict (23:51)

yes la bonne nuit a tous

soaddict (23:51)

et a demain !

Sonmi451 (23:51)

tous?

Sonmi451 (23:51)

toutes tu veux dire

soaddict (23:51)

bin toi quoi

soaddict (23:52)

non meme pas !

soaddict (23:52)

juste toi

Sonmi451 (23:52)

ha oui donc même pas toutes

soaddict (23:52)

et demain j'ai prevu un traquage !

Sonmi451 (23:52)

tu remarques comment je te fais rester?

soaddict (23:52)

alors dormez bien !!!

Sonmi451 (23:52)

c'est trop facile

soaddict (23:52)

non j'avais pas remarquer !

Sonmi451 (23:52)

allez va au lit!

soaddict (23:52)

tu gères

soaddict (23:52)

là maintenant ? je dois y aller ?

soaddict (23:53)

ok ! Partie !!

soaddict (23:53)

byeeeeeeee

Sonmi451 (23:54)

c'est bon elle est partie!

serieserie (23:54)

bon tag je m'endors enfaite...

Sonmi451 (23:55)

oui j'allais te dire que j'allais y aller maintenant

Sonmi451 (23:55)

j'attendais juste que soap' parte ^^

Sonmi451 (23:55)

donc sur ce bonne nuit à demain ^^

serieserie (23:56)

a demain

Merlinelo (16:32)

Hé, ceux qui sont passé à l'airways sur le quartier Orphan Black, vous savez qu'on vous a répondu il y a longtemps? ^^

Seriesmdr1 (19:16)

Bonjour à tous ! Thème en vote dans vos préférences pour le quartier Orange is the new black! N'hésitez pas à faire un petit tour ! Un nouveau sondage et un débat sont en cours ! Merci ! Bonne soirée !

serieserie (09:31)

Joyeuses Pâques!
Vous avez jusqu'à demain soir minuit pour chercher les œufs cachés sur la citadelle!

Phoebus (05:57)

Bonjour, Joyeuses Pâques! Bonne chance pour ceux cherchant encore les œufs. J'en profite aussi pour faire un peu de pub et rappeler qu'ils vous reste plus que quelques jours pour voter pour la meilleur photo de la seconde partie de saison 8 de The Vampire Diaries sur le quartier de la série. Bonne journée.

SeySey (08:50)

Bonjour! Fan de "Outlander"? Sachez que le trailer officiel de la saison 3 vient d'être révélé!!! N'hésitez pas à venir nous rendre visite et nous donner votre avis

ObikeFixx (10:25)

Bonjour. Vous pouvez toujours venir sur le Nathan James et découvrir le calendrier et le sondage du mois sur le quartier The Last Ship. Bonne journée

emeline53 (17:40)

Joyeuses Pâques à tous ! Pour fêter ça, venez élire votre personnage préféré chez The Fosters !

alExiaN (20:03)

ce soir c'est papotage et jeux pour les 12 ans du quartier Veronica Mars, on vous attend !

Locksley (08:43)

Bonjour ! Nouveau jeu HypnoChance ! Inscrivez-vous au tirage au sort pour tenter de gagner un DVD du thriller "Au bout du tunnel". Bonne chance !!

Seriesmdr1 (11:09)

Nouveau design sur le quartier Orange Is the new black. N'hésitez pas à venir donner votre avis ! Merci d'avance ! Bonne journée a tous !

choup37 (18:31)

Episode 2 de la nouvelle saison de Doctor Who diffusé ce soir Toutes les infos sur le quartier!

Locksley (08:49)

Bonjour la citadelle ! Depuis ce matin, ce n'est pas 1 mais 2 jeux-concours HypnoChance auxquels vous pouvez participer !

Locksley (08:53)

Des DVD du film "Au bout du tunnel" sont en jeu ainsi que des coffrets Teen Wolf Saison 1 ! Enjoy et bonne chance !

emeline53 (22:36)

Nouvel affrontement de duos chez les Fosters pour élire le personnage préféré !

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