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#615 : La nuit la plus longue

Titre en VO : "Castaways" - Titre en VF : "La nuit la plus longue"
¤ USA : diffusé le 12/02/03 - France : diffusé le 13/09/03
¤ Scénario : Gina Fattore - Réalisation : Greg Prange


Cet épisode sera un spécial Joey /Pacey.
Après être allés à une fête, Pacey et Joey vont dans un supermarché pour faire quelques achats nécessaires…
Mais, ils vont se faire enfermer dans le magasin, une occasion pour eux de reparler de leur histoire, de la vie et de se redécouvrir sous un autre angle…
Une nuit qui ne promet pas d’être tranquille et qui n’en finira pas…

pacey et Joey s'endorment
pacey et Joey s'endorment

  

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L’épisode commence par Joey et Pacey à une fête. Joey essaye de remettre ses chaussures sous la table quand elle aperçoit qu’une femme a la main sur la cuisse de Pacey. Puis, Joey lui demande de rentrer à la maison car elle est fatiguée et elle découvre que Pacey la fait passer pour sa sœur. Avant de partir, Pacey se tourne vers la femme qui le draguait et ils se donnent rendez-vous dans une heure. Ensuite, il va rejoindre Joey qui est toujours en train de chercher ses chaussures et ils s’en vont.

Plus tard, dans la voiture, Pacey dit à Joey qu’il doit passer dans un magasin avant de la ramener chez elle. Joey n’a pas vraiment l’air d’apprécier car elle a un livre à lire pour le lendemain mais elle finit par céder car Pacey a un besoin urgent de détergent.

Arrivé sur le parking du supermarché, Pacey se dépêche de sortir mais Joey le suit car elle a besoin d’aller aux toilettes. Au début, le magasin semble fermé mais finalement Joey et Pacey réussissent à se glisser à l’intérieur. A l’intérieur, Pacey achète ses préservatifs et il les glisse à l’intérieur de sa poche quand Joey le rejoint pour lui demander de l’accompagner aux toilettes.

Un peu plus tard, Joey et pacey sortent des toilettes des hommes et les lumières s’éteignent. Joey et Pacey se dirigent alors vers la porte d’entrée et ils s’aperçoivent qu’elle est fermée et que tout le monde est parti. Joey a l’air paniquée alors que Pacey semble plutôt cool.

Ils essayent alors de téléphoner et ils réussissent à avoir la police qui ne semble pas très préoccupée par leur histoire. Ils découvrent alors qu’ils vont devoir passer la nuit ici et ça n’a pas l’air de réjouir Pacey. Puis, ils parlent du livre que Joey doit lire et Joey demande à Pacey de lui prêter sa veste car elle a froid. Elle découvre alors ses préservatifs dans sa poche et elle lui demande si c’est pour ça qu’ils sont venus ici.

Pacey lui répond que oui. Joey l’interroge alors sur la fille de la fête et Pacey lui dit qu’il ne veut pas parler de sexe avec elle. Puis, il lui parle de leur amitié et du fait que s’ils veulent la conserver, ils ne doivent par parler de sexe entre eux. Pacey lui rappelle qu’il y a peu de temps encore, ils étaient plus que de bons amis mais Joey lui répond que cette époque est terminée.

De plus, Joey ne semble pas satisfaite de sa réponse et elle essaye de lui parler de Dawson et Eddie mais Pacey ne semble pas vouloir en savoir plus et Joey lui dit qu’ils ne peuvent pas être amis s’ils mentent sur leurs vies sexuelles. Pacey lui parle alors d’elle et Dawson mais Joey ne l’écoute pas, préférant lui parler de la relation qu’il a eu avec Audrey et du fait qu’elle a grandi.

Ils reparlent ensuite de leur couple et Joey lui dit que c’est lui qui a eu le plus de partenaires et que c’est lui qui l’a quitté. Pacey lui demande alors de changer de sujet et Joey lui répond qu’ils ne sont plus ensemble et qu’ils doivent bouger. Puis, Joey l’interroge sur le fait qu’il veut revenir en arrière mais le téléphone sonne à ce moment là, les interrompant. Pacey a alors une petite conversation avec la police et il raccroche.

Quelques minutes plus tard, Joey cherche le livre qu’elle doit lire et Pacey lui ramène la vidéo du livre et des pyjamas. Ensuite, Joey tombe sur un rasoir et essaye de convaincre Pacey de se raser la barbe. Mais avant, Joey et lui s’amusent à courir dans les couloirs et si Joey l’attrape, elle pourra raser son bouc. Une grande partie de cache-cache commence alors.

Plus tard, Pacey et Joey sont tous les deux en pyjamas, jouant à des jeux de sociétés et Joey lui demande s’il est heureux. Pacey lui retourne alors la question et Joey lui répond qu’elle pense l’être et qu’elle se sent différente. Puis, elle lui redemande de répondre à sa question et Pacey lui dit qu’il a tout pour être heureux excepté une chose.

Plus tard, au restaurant, Pacey et Joey sont en train de se faire à manger et ils plaisantent. Puis, ils retournent au rayon TV et regardent la vidéo du livre de Joey. A la fin, ils reparlent un peu du film.

Quelques minutes après, Pacey est assis dans une chaise et Joey commence à lui parler de sexe mais elle s’interrompt car c’est un sujet « interdit ». Elle prend alors les ciseaux pour lui raser sa barbe, ensuite elle étale tout doucement de la crème sur son visage et Pacey lui dit de ne pas faire la timide. Joey lui étale alors la crème sur tout le visage. Puis, elle prend le rasoir et après quelques débuts difficiles, elle parvient à le raser. Quand elle a fini, ils se regardent bizarrement et Pacey l’embrasse.

A la fin du baiser, Joey semble un peu choquée mais heureuse. Elle lui demande alors ce que c’était et Pacey lui répond qu’il ne sait pas. Il lui dit alors qu’il l’a embrassé à cause de sa tenue mais elle lui montre son pyjama et Pacey lui dit qu’il en avait envie toute la soirée. Il ajoute qu’il a l’impression d’être plus qu’un ami pour elle. Elle lui répond alors qu’elle se sent flattée, confuse et stupéfaite. Puis, elle lui propose d’aller dormir et Pacey accepte.

Plus tard, Pacey et Joey sont dans leurs sacs de couchage et Pacey la taquine. Puis, elle lui dit que quand ils étaient sur le bateau, elle rêvait qu’ils étaient sur une île déserte, nue, s’amusant dans l’eau et que c’était la pleine lune. Puis, Joey va rejoindre Pacey dans son sac de couchage et elle lui dit qu’il lui manque. Il lui répond alors qu’elle lui manque aussi et ils s’embrassent. Et Joey se pelotonne contre lui pour dormir.

Le lendemain matin, les lumières s’allument dans le magasin et Pacey se réveille avec Joey dans ses bras. L’employé demande à Pacey si Joey est sa petite amie et Joey lui répond que non et qu’ils dorment juste ensemble de temps en temps. Plus tard, à la caisse, Pacey doit payer tout ce qu’ils ont utilisé et il en a pour environ 100$. Joey propose alors à Pacey de payer avec lui mais il refuse. L’épisode se termine par Joey et Pacey sortant du magasin et plaisantant encore.


Résumé écrit par Annabelle. Grand Merci.
Une salle de réception. Une musique de jazz. Des dizaines de tables auxquelles les invités sont en train de manger. Pacey et Joey sont assis à l’une d’entre elles. Pace parle beaucoup et fait rire les autres occupants de la table pendant que Joey s’ennuie ferme. Une blonde à coté de Pacey rit plus fort que les autres à chaque fois que Pacey ouvre la bouche.

Joey, assise sur sa chaise, tend les jambes pour essayer de récupérer ses chaussures qu’elle avait quittées lors du dîner. Ne les retrouvant pas à tâtons, elle se retrouve dans l’obligation de se glisser sous la table pour les rattraper. C’est alors qu’elle aperçoit la main de la blonde bien avancée sur la cuisse de Pacey. Surprise, elle se cogne la tête contre le dessous de la table.

Pacey à la blonde : Vous voulez bien m’excuser un instant ?
La blonde, gloussant : Oh oui bien sûr.
Pacey se tourne vers Joey qui s’est alors redressée sur son siège et lui demande: Chérie ? (Puis à voix basse) Je ne veux pas te sembler indiscret mais ça t’ennuierait beaucoup de me dire à quelle activité tu te livres là-dessous ?
Joey, sur le même ton : Ca dépend. Si ça ne te dérange pas de me dire ce que la main de cette nana fait sur ton entrejambe !
Pacey, jouant les innocents : Excuse moi ?
Joey : Tu as entendu Pacey ou tu préfères que j’en parle à tous les gens de cette table ? Je suis persuadée que son cavalier aimerait beaucoup être tenu au courant.
Pacey : Bon d’accord, tu viens d’exprimer un avis. Ca donnerait quoi en clair ?
Joey : Pacey, tu me reconduis chez moi maintenant, je suis fatiguée, je suis grognon, je ne sais pas si tu as lu notre contrat de location de cavalière mais celui-ci se termine dans exactement 35 minutes. Alors vas à l’essentiel et demande lui son numéro de téléphone.
Pacey se rassoit correctement et lisse son costume et lance à voix haute : D’accord soeurette, détends-toi tout va bien. (Il lui tapote sur la main pour la convaincre)
Joey, entre ses dents pour s’éviter de crier trop fort : C’est quoi ce délire ? Elle pense que je suis ta sœur ?
Pacey lance une cuillère par-dessus son épaule et entraîne sèchement Joey par la main pour la faire se baisser avec lui pendant qu’il est censé ramasser la petite cuillère et lui parler à l’abri des oreilles indiscrètes.
Pacey chuchote : Je ne t’ai pas dit qu’il s’agissait d’une formidable occasion d’élargir mon réseau dans le milieu boursier ?
Joey, agressive : Si ! Et c’est avec cet argument que tu m’as entraînée ici. Tu sais quoi ? On a élargi le réseau. On a brassé beaucoup d’air. Alors si tu ne me ramènes pas chez moi tout de suite, là, maintenant, il y a des chances pour que la sainte nitouche d’à côté soit fort surprise quand elle verra ta petite sœur se jeter sur toi pour te rouler la pelle de ta vie.
Pacey abdique : Cinq minutes. On part dans cinq minutes.
Joey : Trop aimable !
Ils se redressent à nouveau.
Pacey : voilà, situation sous contrôle à gauche. Ah les sœurs !
La blonde rit puis dit à Pacey : Le garçon qui m’accompagne est réellement mon frère lui.
Pacey : C’est vrai ça ?
La blonde : Non. (Elle rit)
Pacey : Ah, bien sur que non.
Joey est à nouveau sous la table pour enfin récupérer ses chaussures.
La blonde : Ecoute, ne tournons pas autour du pot tous les deux. Je te trouve sympathique dans ton genre.
Pacey : Ca ne t’ennuierait donc pas que je te téléphone.
La blonde, minaudant : Au contraire. Fais-le. Je peux aussi le faire ou clore le dossier avec mon cavalier et toi avec ta sœur. C’est ça non ?
Pacey sourit.
La blonde : On pourrait se retrouver ici dans une heure et aller chez moi peut-être.
Joey, pendant ce temps, tente de faire un demi tour sous a table pour rejoindre sa chaise.
Pacey parait surpris par la demande de sa voisine.
La blonde reprend : Bon, si tu n’es pas intéressé enfin si tu es réellement avec cette fille…
Pacey : Cette fille ?
La blonde : Oui cette fille !
Pacey : Non, non, non, non. Je ne suis pas du tout avec elle je te rassure.
Joey, elle, est sur le point de ressortir de sous la nappe.
La blonde : Alors ? J’ai toutes mes chances ?
Pacey : Oui. On se retrouve ici dans une heure.
La blonde, tout sourire : Dans une heure.
Elle se lève de table. Pacey lui fait un petit signe de la main puis elle part en passant derrière lui. Il arbore un sourire ravi.
Joey réapparaît, essoufflée : Je l’ai ! J’ai ma chaussure. Elle était à l’autre bout de la table.
Pacey : C’est vrai ? Alors le problème est réglé. Si c’était un problème… On devrait y aller là ok ?
Il se lève alors au même moment où Joey lance : Laisse-moi remettre ma chaussure.
Mais Pacey la tire par la main, lui laissant tout juste le temps d’attraper son soulier au vol.
Pacey marmonne avec force entre ses dents pour ne pas se faire dévisager par les convives : En route Cendrillon.
Ils circulent entre les tables, main dans la main, Joey un peu à la traîne.
Joey : T’as rendez-vous avec une fille ? T’es pressée ?
Pacey : Non, mais une femme sublime vient de me proposer de coucher avec moi et sans contrat.
Joey : T’es trop mignon quand tu te fais des idées.

Générique.

Pacey et Joey sont dans la voiture de ce premier. Il fait nuit.

Joey a l’air inquiète : Pacey. Je peux te poser une question ?
Pacey, au volant : Bien sûr.
Joey : Qu’est-ce qu’il se passe au niveau de mon postérieur ?
Pacey : T’inquiète pas, c’est le chauffage du siège. Toutes les berlines de luxe allemandes en sont équipées aujourd’hui.
Joey : Oh ! Dans ce cas la partie inférieure de mon corps te remercie de t’être autant embourgeoisé. Pacey, on aurait pas dû tourné à gauche normalement si on avait voulu sortir de cette banlieue paumée ?
Pacey : Oui, on aurait dû. Mais avant de rentrer on fait un petit arrêt shopping toi et moi.
Joey : Un petit arrêt shopping ?? Oh non ! Je n’ai peut-être pas suffisamment mis l’accent sur le besoin impératif que j’ai de rentrer, de me mettre au lit et d’enlever ces fringues ridicules aussi vite que possible. Et j’ai tout un tas de bouquins à lire pour le cours d’Hetson.
Pacey : D’accord. Calme-toi. Ca va juste te retarder de deux minutes.
Joey soupire. La voiture se gare sur le parking.
Joey : Tu as besoin de quoi au fait ?
Pacey : Besoin ?
Joey : Oui ! Tu veux acheter quoi ? Le truc sans lequel tu ne tiendras pas jusqu’à demain matin …
Pacey défait sa ceinture de sécurité : Euh…du détachant.
Joey : Du détachant ???
Pacey : Ben oui, pour la lessive.
Ils sortent de l’habitacle et marchent en direction du magasin.
Joey : Pendant toutes les années où je t’ai pratiqué, je ne t’ai jamais vu faire une seule machine.
Pacey : Tu n’es pas obligée de venir. Attends dans la voiture.
Joey : Sérieusement ? Tu voudrais que je t’attende dehors pendant que tu traînes dans les rayons de cet hypermarché ?
Pacey : Ouais.
Joey : Hé ben non ! Il fait froid, c’est glauque, et si tu veux tout savoir, il faut que j’aille aux toilettes.
Pacey : C’est incroyable. Non mais c’est quoi ce plan ? Il y a deux minutes tu ne voulais pas t’arrêter.
Joey : On continue de débattre où essaie de parcourir les vingt kilomètres qui nous séparent de l’entrée ?
Devant l’entrée du magasin, Joey soupire : Je serais curieuse de savoir pourquoi tu t’es garé aussi loin.
Pacey : Deux mois de salaire pour enlever les traces de la maison de Dawson à l’avant de cette voiture, tu crois que j’ai envie de la laisser entre les mains de ces charmants jeunes gens.
Il se retourne pour observer deux types en train de ranger des rangées de caddies en chahutant ce qui attire aussi le regard de Joey.)
Joey et Pacey sont devant la porte automatique du supermarché mais elle ne s’ouvre pas. Pacey, les mains dans les poches de son manteau, sautille pour déclencher le détecteur, mais rien à faire.
Joey : super. C’est fermé.
Pacey : Mais non. Ca m’étonnerait, il y a encore plein de monde à l’intérieur.
A ce moment, un vigile ouvre une autre porte, tout à côté, pour laisser sortir deux personnes.
Vigile : Bonsoir. Soyez prudentes mesdemoiselles.
Puis au deux fous aux caddies, il lance : Hé ! A quoi vous jouez bande de rigolos ? Où est-ce que vous vous croyez ? Sur le circuit de Monte-Carlo ? Je vais vous en donner moi du Monte-Carlo !
Le vigile part à la rencontre des deux jeunes « rigolos » alors que Pacey et Joey profitent du fait que la porte soit en train de se refermer pour se faufiler à l’intérieur.
Pacey : Et voilà.

Ils s’avancent à pas rapides dans le magasin.
Joey, à une intersection : Ah, il faut que j’aille aux toilettes.
Pacey : Oui, oui. Je sais, je sais.
Ils se séparent aussitôt/
Pacey se rend directement au rayon des préservatifs. Et devant l’étalage, il soupire. Un jeune vendeur, à l’air un peu simplet, s’approche : Hum, on va fermer dans pas longtemps.
Pacey regarde sa montre, gêné : Euh oui…oui.
Le vendeur lui lance un regard lourd de sous-entendu. Ils se sourient. L’un par politesse, l’autre par niaiserie. Pacey attrape une boîte.
Le vendeur : Bon choix.
Pacey lève les yeux de la boîte mais reste paralysé par la surprise.

Un instant plus tard, alors qu’il a quitté le rayon et qu’il joue avec la boite dans ses mains, Joey le rejoint rapidement. Pris de vitesse, il range la boite d’un geste vif dans la poche de son long manteau noir.
Joey : Ah, te voilà. Tu viens on…
Pacey : Euh, est-ce que tu peux attendre une seconde ?
Joey : Non. J’ai besoin de toi !
Pacey : Besoin de moi ? Mais pour quoi faire ? Attends tu peux pas y aller toute seule ?
Joey : Bravo, c’est ça. T’as deviné.
Pacey : Quoi ???D’accord tu peux attendre une petite seconde ?
Joey : Non, c’est urgent. (Puis suspicieuse) Et pourquoi t’étais pas au rayon lessive ?
Pacey se gratte le menton puis abdique : Allons-y.
Il la dirige alors vers les toilettes.
Joey : Merci.
Pacey : Ya pas de quoi. Suffit de demander. Avec ton autorité naturelle.

Pacey attends entre les deux portes des toilettes. Celle des femmes est barricadée et mise hors service.

Pacey à travers la porte : Tu as tellement peu le goût de l’aventure que tu n’aurais pas oser utiliser les toilettes des messieurs sans escorte.
Joey sort des toilettes pour hommes : Pacey, il n’y a pas moyen de fermer cette porte. N’importe quel client aurait pu entrer.
Pacey : Et alors !
Joey : Et alors ? Discuter à travers une cloison dans les toilettes publiques avec des hommes que je ne connais pas, ce n’est pas trop le genre d’expérience que j’affectionne moi tu vois.
Pacey : Qui voulais-tu qui rentre ? C’est quasiment désert ici. Et de toutes façons, il va fermer dans deux secondes.
Soudain, les lumières s’éteignent les unes après les autres.

Pacey et Joey courent vers la sortie. La portée est fermée.
Joey : Ah super, ils sont encore là.
Ils tapent contre la vitre de la porte dans l’espoir de se faire remarquer.
Pacey et Joey : Hey !
Joey : Monsieur, venez nous ouvrir.
Pacey: Hey, par ici. Hey!
Joey: On est enfermé.
Joey : Oh non, dis moi que c’est pas vrai. Rassure-moi.
Pacey : Ca va se régler, il va voir la voiture.
Joey blêmit : Pacey, on est garé à l’autre bout du monde !!!
Pacey : Bon lors si tu veux vraiment qu’on commence à désigner des coupables, désignons d’abord la vessie qui nous a mis dans cette galère.
Le gardien rentre dans sa voiture et démarre alors que derrière lui, Joey et Pacey tapent en vain contre la porte.
Joey, dépitée : Il s’en va.
Pacey : Oui j’ai vu merci.
Joey : Il est dans sa voiture, et nous on est là et on est piégé.
Ils regardent la voiture partir.
Joey : D’accord. Arrêtons de paniquer.
Pacey : Qui panique ici ?
Joey : JE panique Pacey ! Entre nous je voudrais franchement être ailleurs ce soir. J’ai tout…
Pacey continue avec elle : Tout un tas de bouquins à lire, je sais. Ca t’arrive de temps en temps de ne pas avoir un bouquin à lire ? Et je te signal que pour moi non plus c’est pas l’idéal.
Joey : Arrêtons là. Ca ne sert à rien d’accabler l’autre de reproches.
Un silence s’installe. Puis Pacey se lance d’un coup contre la porte pour l’enfoncer. Alors qu’il se prépare à recommencer, Joey l’arrête.
Joey : D’accord. Ce qu’il faut surtout, c’est réfléchir. Soyons rationnel.
Pacey : Bon, très bien. Celle-ci est verrouillée.
Il part. suivi de loin par Pacey qui lève les yeux au ciel. Ils retournent alors à nouveau à l’intérieur du magasin.


Pacey court et rejoint Joey à l’angle d’un rayon.

Pacey : Alors ? Ca s’arrange ?
Joey devant les appareils téléphoniques : Ce ne sont pas de vrais téléphones.
Pacey : Comment ça pas de vrais téléphones ?
Joey décroche l’appareil et le place devant sa bouche : Homme de ménage allée 4, homme de ménage allée 4.
Sa voix retentit alors dans tous les haut-parleurs du supermarché.
Joey à Pacey : Communication interne. On peut parler aux confitures si on veut, mais on ne peut pas communiquer avec le monde extérieur.
Elle repose le téléphone sur le rayon.
Joey : Tu as trouvé une porte derrière. S’il te plait, Pacey, dis moi oui.
Pacey : Pas de porte qu’on puisse ouvrir. Mais j’ai pensé que ton portable pourrait nous sauver la vie.
Joey, enjouée : Dans mon sac.
Pacey, soulagé : Génial.
Joey, sarcastique : Dans la voiture !
Puis, Joey et Pacey en même temps : Cabine téléphonique !!
Ils courent.
Joey : Je crois qu’elles sont …euh…
Pacey n’attend pas la fin de la phrase et tourne à l’angle d’un autre rayonnage.

Dans la salle réservée aux employés du magasin, Joey et au téléphone.

Joey : Non monsieur l’agent, pas coincés dans le sens pris dans une tempête de neige mais plus dans le sens enfermés. Non, non, personne n’est en danger de mort mais… S’il vous plait, ne me remettez pas en attente.
Pacey : D’accord, alors le mieux, c’est de raccrocher et d’appeler le 911.
Joey : On ne peut pas appeler les secours !!
Pacey : Pourquoi ?? On est enfermé là !
Joey : Pacey, on est enfermé dans une espèce de réserve géante pleine de nourriture, de fringues, de gadgets et de ce qu’il y a de mieux dans le domaine du Home Cinéma. Rien ne justifie une intervention d’urgence. A moins que nous courrions un danger dont je n’aurais pas conscience.
Pacey, regardant sa montre : Oui, nous courons le danger de te ramener chez toi à pas d’heure et ça, c’est hors de question.
Joey : Ah ouais, et depuis quand ?!
Pacey : Depuis quand quoi ?
Joey : Tu te soucies de me ramener à l’heure ?!
Pacey, outré : Mais enfin, depuis toujours. J’ai aucune envie de te voir négliger tes études. Tu as des devoirs à rendre, des bouquins à lire.
Joey le dévisage, toujours pendue au téléphone.
Pacey : Quel bouquin tu dois lire ?
Joey : Je dois lire Las Vegas Parano.
Pacey: Las Vegas Parano ?? Non! Tu paies 35 000$ par an pour qu’on te demande de lire Las Vegas Parano ? Tu pourrais le faire toute seule. Moi aussi d’ailleurs. Sans que ça me coûte un rond.
Joey : Tu vas te taire oui ?!?
Soupir.
Joey : Ah ça y est ça sonne.
Pacey : Ah génial. On sera chez toi d’ici peu.
Joey : Ou on moisira ici. Ils viennent carrément de me connecter à un serveur vocal. Sympa ! Appuyez sur la touche 1 pour nuisance sonore, touche 2 pour infraction au code de la route. Tiens, écoute ça. (Elle lui tend le combiné). Tu me prêtes ton manteau ? Je suis gelée, il fait un froid de canard ici.
Pacey : Mon manteau ? Mais t’as le tien !
Joey : Il est seulement joli le mien, il est pas chaud. Surtout pour une fille qui ne porte qu’une fine couche de soie sur elle.
Pacey : D’accord, je te le prête. Tiens ça une seconde.
Il lui retend le combiné pour enlever son manteau. Puis, face à face, il s’approche d’elle pour le lui déposer sur ses épaules alors qu’elle a le téléphone callé contre l’oreille.
Pacey : C’est mieux ?
Joey fait oui de la tête en grimaçant et lui retend l’appareil : Merci. Tu devrais appuyer sur le 0 pour qu’un être humain te prenne en ligne. T’as pas de gants bien sûr.
Pacey : Non, pas de gants. Allo, oui. Voilà oui, on est enfermé dans un hypermarché.
Joey, derrière Pacey, trouve la boîte de préservatifs dans la poche du manteau.
Pacey : Oui, exact, nous vous avons eu en ligne tout à l’heure. Non, allo, s’il vous plaît ne me mettez pas en attente.
Joey lui tapote sur l’épaule.
Pacey qui lui tourne le dos : Quoi ?
Joey : Est-ce que c’est à toi ça ?
Il se retourne, Joey lui montre l’objet en question.
Pacey : Ca ?
Joey : Oui, ces préservatifs que j’ai trouvés au fond de ta poche.
Pacey : Oh, euh, ceux-là ? Ils sont bien à moi oui. Mais concentrons-nous plutôt sur le problème à résoudre.
Joey, agacée : C’est donc pour ça qu’on s’est arrêtés ? Pacey, on est coincé ici parce que tu avais un besoin urgent de prendre part au contrôle des naissances ?
Pacey : Oui, donc parce que je suis un garçon responsable et sérieux. Et comme apparemment on va rester ici un bon bout de temps, on va pouvoir en discuter. (Au téléphone) Oui allo ? Oui ?
Joey fait demi-tour et jette la boite.
Pacey : D’accord non c’est parfait mais si vous pouviez faire en sorte qu’un de vos collègues nous rappellent, le numéro est le 607 555 189. Merci de votre… (On lui raccroche au nez.)
Pacey raccroche à son tour : Oui ben n’empêche qu’il y a quand même du progrès là.
Il s’éloigne puis se retourne.
Pacey : Pourquoi tu me regardes comme ça, là ?
Joey : Je parie que c’est la fille que t’as branché à ce dîner. Ce soir tu sortais avec moi mais tu as préféré te pencher sur le cas d’une autre. Une blonde peroxydée aux goûts vestimentaires douteux que t’allais rejoindre.
Pacey : Oh oh oh, du calme. On ne sortait pas ensemble nous deux. Une donnée incorrecte parmi d’autres dans ta phrase.
Joey : Pacey, ma soirée est gâchée à cause de toi.
Pacey : La mienne est loin d’être une réussite pour l’instant et…
Joey le coupe : Gâchée par une séance de galipettes dérisoires !!
Pacey : D’accord. Faisons…Faisons une pause là tu veux. Parce qu’il est hors de question qu’on s’aventure sur ce terrain.
Pacey va vers le frigo du personnel.
Joey : Ah ? Pourquoi ? Alors tu refuses de parler de sexe avec moi ?
Pacey, une bouteille de jus de fruits à la main, se rapproche d’elle : Parce que tu veux parler de sexe avec moi ?
Joey : Ben non mais… tu sais généralement je ne parle de sexe avec personne.
Pacey : Merci de me prouver que j’avais raison. Si on pouvait passer à autre chose, la soirée serait beaucoup plus sympathique.
Joey : Avant, je voudrais comprendre pourquoi tu refuses de parler de sexe avec moi.
Pacey : Oh, bien je pensais que c’était l’évidence même mais bon. Peut-être que c’est lié au détachement, au calme et à la tolérance dont tu fais preuve quand on aborde ce sujet.
Joey s’emballe : Oh tu veux que je te dise, je suis pas d’accord. D’accord ? Ca y est je te l’ai dit et je refuse de rester là comme si tout était cool, génial et fantastique parce que c’est ridicule.
Pacey : Est-ce que tu t’es entendue ?? Tu ne peux pas t’en empêcher. C’est pour ça qu’on ne parle pas de sexe. C’est ça en fait le secret de toute l’amitié qui nous lie.
Il se rapproche du plan de travail, y pose la bouteille et prend un verre pour le remplir.
Joey soupire : Ah, je m’y perds moi avec toutes ces phrases à rallonge.
Pacey : D’accord. On est amis toi et moi, non ?
Joey : Oui.
Pacey : Très bien. Alors quel est le secret de notre amitié durable et surtout pas névrotique ? Quelle est la seule chose qui fasse qu’elle tienne encore la route après des années, des années et des années ?
Joey : On s’est fait d’autres amis.
Pacey : Faux ! Le truc, c’est que quelles que soient les circonstances, toi et moi on évite de parler de sexe. Je peux avoir des relations sexuelles, tu peux envisager d’en avoir c’est vrai, mais nous, jamais on en discute. Comme ça, pas de malaise. Toi et moi, en empêchant le malaise de s’installer, nous avons été capables de préserver notre amitié. Tu vois. C’est une sorte de mesure préventive. Je résous le problème avant qu’il ne surgisse.
Joey : Attends Pacey. Si nous sommes aussi bons amis que ça, pourquoi voudrais-tu qu’il y ait je ne sais quel malaise ?
Pacey : Parce qu’il n’y a pas si longtemps que ça, toi et moi, nous avons été plus que de bons amis.
Joey : Oui, mais aujourd’hui ça n’est plus le cas.
Pacey : Ca n’a aucune importance. Le mal est déjà fait.
Joey : Oui mais alors ce que tu dis toi, c’est que j’ai fait l’amour avec toi et ensuite terminé. Je suis redevenue vierge.
Pacey : Dans mon esprit ? Oui !
Joey : D’accord, donc j’ai jamais couché avec Eddy ou Dawson…
Pacey gesticulant : Oh mais t’es sourde ou quoi ? Je ne veux pas t’entendre parler de ça.
Joey : Donc pour résumer, tu dis que le seul et unique moyen de sauvegarder notre si belle amitié, c’est de mentir sur tout ce qui se rapporte à notre vie sexuelle. On prend cet élément qui prend une certaine place dans nos vies et on…on se contente de l’ignorer.
Pacey s’éloignant : Ca a marché pour toi et Dawson.
Joey : Pardon ??? Qu’est-ce que tu as dit ???
Pacey s’arrête et répète : J’ai dit « ça… »
Joey, énervée : Ca va, j’ai entendu ! Ce qu’il y a, c’est que j’hallucine totalement là Pacey.
Pacey : Euh, est-ce qu’il y avait quelque chose de faux dans ce que je viens d’affirmer ?
Joey : N…Non.
Pacey : Non ? Alors où est le problème ?
Joey : Ca ne t’est jamais venu à l’esprit que je pouvais avoir envie de vivre ma vie autrement ? Que j’avais peut-être grandi finalement ?
Pacey : Tiens donc !
Joey : qu’est-ce que ça veut dire ça exactement ? Explique !
Pacey : Ca veut dire schématiquement que tu n’en as rien à faire des femmes avec qui je peux coucher. Si j’avais couché avec cette femme sur la table, juste sous ton nez, je suis sûr que tu n’aurais même pas sourcillé.
Joey : Pacey ! Je te rappelle que t’as couché avec ma colocataire pendant toute une année. C’est un peu tard là, je ne vais pas me mettre à criser tout à coup dès qu’on parle de toi et des autres femmes, si ?
Pacey : Ne m’oblige pas à être lourd. Sérieusement là, tu vois vraiment pas de quoi je veux parler ?
Joey : Non vraiment pas. Je ne comprends rien. Tu comprends quelque chose toi ??
Pacey soupire.
Joey : Je nage en pleine confusion. Est-ce que tu es contrariée parce que je suis moi-même contrariée ou bien est-ce que c’est parce que je ne le suis pas, à moins que ce soit parce que tu estimes que je devrais l’être encore plus ?
Pacey se tait et baisse les yeux. Joey comprend donc.
Joey soupire alors à son tour : Pacey. On a rompu. On a tourné la page. Est-ce que j’étais censée passer le restant de ma vie à déprimer en me rappelant la façon dont ça s’est terminé entre nous ?
Pacey : Bon très bien Joey. Puisque tu remets ça sur le tapis. Oui !
Joey semble ne pas en revenir.
Pacey continue : Un mot ou deux par-ci par-là, ça n’aurait nuit à personne. Je ne te demande pas de flipper éternellement comme c’est le cas à propos de Dawson. Mais deux ou trois minutes…
Joey : Oh non je ne le crois pas ! Pacey, je ne gagnerai jamais à ce jeu-là, c’est clair. Tiens, c’est aussi facile que de se couper la tête et d’aller ensuite se la frapper contre un mur en béton. Non mais…Qui a le plus couché ? Qui est resté le plus longtemps avec qui ? Tu pourrais pas trouver un mode de calcul réservé aux garçons pour savoir qui a gagné et me laisser en dehors de ça ?!
Pacey : Oui alors c’est le truc à ne surtout pas faire parce que je suis justement en train de parler de toi et moi depuis tout à l’heure.
Joey, plus calme : Non attends là. Quel toi et moi ? On est passé à autre chose. Et pardon de ne pas m’être brisée en mille morceaux quand tu as rompu avec moi, parce que la vie suit son cours je te signale. Et tant pis si de temps en temps elle rudoie ton pauvre petit ego de mal orgueilleux.
Pacey : Il ne s’agit pas de mon ego, Joey.
Joey : Non ? Sans blague ! De quoi il s’agit. Dis le moi alors ! Non mais pourquoi tu veux revivre ça ? Pourquoi tu veux tant repasser sur cette longue route qui, de toutes façons, ne débouche que sur des prises de tête ?
Pacey, lasse, la fuit du regard : Je sais sur quoi elle débouche cette route.
Joey : Qu’est-ce qu eça peut nous apporter de bon ? Dis le moi. Enfin pourquoi est-ce que tout à coup tu tiens tellement à revisiter un… je sais pas…quelque chose qui serait plus sage d’éviter.
Le téléphone sonne.
Pacey regarde le téléphone auquel il est accoudé depuis quelques minutes.
Joey : Bon tu décroches ou on finit cette conversation ?
Pacey, amer : On pourrait vivre encore mille ans que jamais on ne la finirait.
Il décroche alors qu’ils semblent tous deux énervés.
Pacey : Allo ? Oui oui de toutes évidences nous sommes toujours là… Non non, nous n’avons pas d’autre endroit où aller… Oui monsieur l’agent, j’imagine que nous sommes très mal placés sur la liste de vos priorités, seulement… Non, je ne me suis pas rendu compte qu’il y avait du verglas…Oui ça a du provoquer toute une série d’accidents mais… Entendu, nous allons rester ici. Mais si vous pouviez envoyer une patrouille dès que possible ça m’arrangerait…Oui, merci. Merci.
Pacey raccroche le combiné en soupirant.

Dans les allées du supermarché, Joey regarde un rayon de livres. Elle fouille dans un bac remplis.
Pacey, à l’opposé, regarde les caméscopes. Il s’arrête et réfléchit puis regarde un téléviseur.
Joey est assise par terre, entourée de tous les bouquins qu’elle a sortis du bac et continue de chercher. Elle en attrape un et lit dans sa tête : « Le Journal de Bridget Jones ». Elle semble avoir une idée.


Joey se trouve dans le rayon des DVD. Elle regarde en marchant.

« Ah, Las Vegas Parano », pense-t-elle en attrapant la jaquette.
Soudain, Pacey se fait entendre à travers le haut-parleur : Joey Potter, vous êtes demandée au rayon vidéo. Joey Potter au rayon vidéo s’il vous plait.
Elle lève les yeux au ciel et repose la boite sur le présentoir. Elle cherche alors son ami dans le rayon indiqué.
Une télé s’allume : Ca y est, c’est branché ? D’accord bon.
Surprise, Joey regarde tout autour d’elle pour voir où il se cache. Il apparaît enfin à l’écran.
Pacey : Salut, c’est moi, ouais, ça va de soi. Alors si tu pouvais te rapprocher un petit peu. N’aie pas peur, je ne te mordrai pas. Ma démarche est pacifique.
Pacey est en fait sur tous les écrans de télévisions du rayon. Joey les regarde tous, étonnée.
Pacey : Ecoute, toi et moi on va rester ici un bout de temps. Un bon bout de temps apparemment. Par conséquent, il serait préférable que nous nous accordions une trêve. Et pour faciliter cette trêve, je suis disposé à admettre devant toutes ces caméras que oui, je suis un bouchon ( ?). Chose probablement que tu savais déjà. Beaucoup mieux que certains. Voire même que tout le monde. Mais je m’égare. Ma proposition est la suivante. Laissons le passé dans le passé. Logique car le passé a sa place dans le passé. Essayons de tirer au mieux partie de cette détestable situation, et faisons en sorte de nous sentir à l’aise. Dans ce but, je t’ai acheté quelque chose. Enfin, acheter n’est pas vraiment le bon terme, procurer conviendrait mieux. Enfin bref, je suis sûr que tu me comprends. Derrière toi, sur le présentoir…
Joey se retourne et aperçoit un pyjama et une paire de pantoufle.
Pacey continue : Je ne suis pas sûr des tailles en revanche, normal, débutant, mais on peut échanger si tu veux. Et si tu acceptes ma proposition, tu m’auras à ta disposition pendant une durée limitée, tu auras le droit de me faire faire une chose que je n’ai pas du tout envie de faire.
Joey retourne la tête vers l’écran, l’air inspirée par le marché.
Pacey : Ce qui ne signifie pas que tu n’en aies jamais eu le droit jusque ici. Je me suis rendu compte que la soirée avait commencé dans cet esprit. Tu as fait quelque chose pour moi que tu n’avais pas franchement envie de faire. C’est aussi ça l’amitié. Ok, saïonara !
Pacey sort du champ de la caméra. Joey sourit et il réapparaît en chair et en os face à elle.
Joey, le défi peint sur le visage : Je sais ce que je veux !
Pacey sourit, ravi qu’elle accepte.


Ils traversent le supermarché, Joey devant, concentrée sur sa quête.

Pacey : Tu devrais peut-être te déshabiller, non ?
Joey : Plus tard !
Pacey : Ca t’ennuierait beaucoup de me dire où on va ?
Joey : Plus tard !
Pacey : Je croyais que tu souffrais le martyr avec ces chaussures ?
Joey s’arrête enfin, sourit et tend la main en direction du rayon recherché, les rasoirs.
Pacey : Attends, tu plaisantes !
Joey se dirige vers les objets : tu as dit UNE chose, Pacey !
Pacey : Non, pas si vite. Je voulais dire une chose qui te rendrait service. En quoi mon changement d’apparence peut te rendre service.
Joey : Crois moi, tu m’auras rendu un très grand service si enfin je ne vois plus cette espèce de truc horrible ! Tiens, dit-elle en lui tendant la boite d’un rasoir.
Pacey : Tu veux vraiment qu je le coupe !?
Joey : Oui.
Pacey commence à lui tourner autour : Après tout ce qu’on a traversé ensemble ?
Ils se lancent tous deux dans une sorte de ronde dans laquelle ils se toisent du regard.
Pacey : Alors ça se résume à ça, hein ! Très bien. (il s’arrête) Sache d’abord une chose, il va falloir d’abord que tu m’attrapes.
Joey roule des yeux devant l’attitude enfantine de Pacey : Mais non…
Mais Pacey part en courant, Joey pousse alors un cri avant le suivre à travers les rayons : Aaah ! Pacey…. Pacey… Pacey…

Joey marche maintenant dans un rayon : Pacey ? Pacey ! Tu ne fais que retarder l’inévitable !
Pacey, sur la pointe des pieds, croise la même allée qu’elle alors qu’elle a le dos tourné.
Pacey se faufile à travers les portiques de vêtements n vérifiant qu’elle ne soit pas dans le coin. Il en percute un et le retient de justesse.
Joey : Tu sais, tu aggraves ton cas là, en fin de compte. Ce sera pire ensuite.
Pacey s’accroche au même portique et se baisse à l’écoute de ces mots.
Joey : Va savoir qu’elle partie de ton corps je te demanderai de raser quand je t’aurai trouvé !

Pacey se promène fièrement dans un autre rayon. Un bruit de métal sur le sol retentit. Il s’arrête, interpellé.
Joey, debout à côté des enjoliveurs qui jonchent le sol, joue la comédie : Ahou ! Gros choc frontal avec une énorme pile d’accessoires automobiles.
Pacey se tâte.

Joey : Oooh, viens m’aider. Je crois que je saigne … Dans l’allée 3B, apporte des pansements.
Pacey regarde à droite puis à gauche et se décide enfin.
Deux boîtes de pansements dans les mains, il se rend sur le lieu du larcin. Mais Joey n’est pas là. Il semble méfiant. Joey apparaît dans son dos, une bombe à raser décapsulée à la main.
Joey, le défiant de bouger : Moi à ta place, j’éviterai tout geste brusque.
Pacey : Jamais tu n’oserais.
Joey : Oh que si ! Je ne suis pas très fan de ton costard. Combien est-ce que tu l’as payé ? Dans les 500 $ ? (puis minaudant) En avant jeune homme !
Pacey recule doucement en la regardant droit dans les yeux.
Joey : Allez, en avant, je t’ai à l’œil.
Il fait volte face et se plie à ses exigences.

Dans les toilettes, Pacey se regarde dans le miroir en se grattant le menton. Joey sort d’une cabine de toilettes, changée, en pyjama.

Joey : Hey ! Je t’ai dit de m’attendre !
Pacey : Je t’attends.
Joey grimpe sur le rebord du lavabo pour se placer à côté de lui, tandis qu’il arme le rasoir.
Joey : Ah ! C’est bon là ! Allez, vas y !
Pacey : Sache que tu peux encore changer d’avis. Après, tant pis, il sera trop tard.
Joey : Pacey, ce n’est qu’un bouc donc il repoussera. Cela étant vaudrait mieux pas, ce ne serait pas grave.
Pacey : Tu sais que les footballeurs ne changent pas leurs chaussettes quand ils enchaînent les victoires ?
Joey, dégoûtée : Non.
Pacey : Ils ne changent pas leurs chaussettes car ils ne veulent pas casser l’élan.
Il étale la mousse à raser sur son menton.
Joey : Et tu te vois comme quelqu’un qui en ce moment accumule les victoires, c’est ça ?
Pacey : Ouais.
Joey : Grâce à ces poils que tu refusais de raser ?
Pacey : Ouais.
Joey abdique : D’accord, je renonce.
Pacey s’étonne : Tu renonces ? Sérieusement ? Tu renonces avec une facilité déconcertante !
Joey : Mouais… Si c’est vraiment aussi important pour toi, je n’ai pas du tout envie de rigoler avec une tradition sportive datant de plusieurs siècles. Je ne veux pas que tu rates les championnats ou je ne sais quoi. Je voulais juste revoir ton vrai visage. C’est un crime ?
Pacey, touché : Non.
Joey descend de son perchoir et s’en va.
Pacey : C’est tout ? Fin de l’histoire ? C’est aussi facile que ça ?
Joey : Ouais. (Grimaçant) Mais il va falloir que tu changes de chaussettes.
Elle part et Pacey sourit.

Dans le rayon enfant, face à face, Pacey et Joey sont assis sur deux minis chaises. Ils jouent à « touché coulé ».

Pacey, portant maintenant un sweat : J’ai dit B3 !
Joey cédant : D’accord, très bien, t’as coulé mon cuirassé en B3. Je suis nulle à ce jeu, ça se confirme.
Pacey : Ouais, oh, tout le monde ne peut pas être un as de la stratégie, n’est-ce pas ?
Joey lui fait une grimace.
Pacey : Bon et maintenant ? Abandon, riposte ? Qu’est-ce que tu veux ?
Joey réfléchit.
Pacey : qu’est-ce qu’il y a ?
Joey : J’aurais une question.
Pacey : Vas-y, pose la toujours.
Joey : Est-ce que t’es heureux ?
Pacey, surpris : Moi ?
Joey : Ouais, vraiment heureux. Je veux dire pas en surface genre « Tant que j’ai la santé tout va bien ! ».
Pacey : Pourquoi ? Et toi ?
Joey soupire : Je crois que je suis heureuse. Ce qui est bizarre parce qu’il ne se passe rien de spectaculaire dans ma vie. Mais il se trouve que c’est… Je dois voir les choses d’un œil différent. Jusque ici, j’avais tendance à croire que dur comme fer que lorsqu’il y avait un changement c’était uniquement dans le mauvais sens en gros. Et ces temps-ci, j’ai l’impression que c’est assez faux tout ça. Que quelque soient les surprises que la vie nous réserve, elles ne sont pas forcément nulles. Et si toutefois elles l’étaient, le fait que je n’anticipe plus, en fin de compte, c’est plutôt sympa.
Pacey écoute attentivement et ne dit rien.
Devant le silence de celui-ci, Joey rigole : Ouais, je ne sais pas si c’est très cohérent.
Pacey : Moi, tu vois, ce que j’entends surtout, c’est que…enfin, c’est qu’il te plaisait vraiment ce garçon.
Joey, étonnée : Ce garçon ?
Pacey sourit : ouais, Eddy.
Joey baisse les yeux et sourit, gênée : Mouais. C’est vrai…Mais le passé, comme disent certains, c’est le passé, ce qui ne change rien au fait que tu n’as toujours pas répondu à ma question.
Pacey : Bon, ben est-ce bien utile d’y répondre. J’ai tout pour être heureux dans ce monde. T’as vu ma voiture Joey !
Joey : Pacey !! Je veux une vraie réponse !
Pacey sourit en détournant le regard : Une vraie réponse. Bon, très bien. Voici la vraie réponse. Ces derniers temps, je dois admettre que la vie m’a offert tout ce que je pouvais rêver d’avoir. Tout sauf une chose !
Joey : Laquelle ?

Ils sont dans le snack du supermarché, Pacey une louche de sauce la main.

Joey, effarée : Des nachos ? Pitié, tu ne vas pas manger ces cochonneries.
Pacey : Fallait pas opposer ton veto à la glace avec deux tonnes de crème.
Joey : Pourquoi est-ce que tu t’empiffres toujours pendant les moments clés de notre relation ?
Pacey : J’en sais rien. Ce soir est un moment clé de notre relation ?
Joey : En tous cas, ça aurait pu l’être si tu m’avais permis d’enlever cette chose de ton menton.
Pacey : C’est ce que tu appelles renoncer toi ?!
Joey : Ce soir n’oublie pas que le thème c’est comment se débarrasser des vieilles croûtes nauséabondes.
Elle lui tend son gobelet de soda : J’en redemande s’il te plait. Moins de glaçons cette fois-ci.
Pacey s’exécute : Moins de glaçons !....Tu sais, je crois que j’ai raté ma vocation.
Joey : De pigeon ?
Pacey : Très drôle !
Joey : Désolée, tu m’as tendu la perche.
Pacey : Oh, ce n’est pas grave. J’ai l’habitude avec toi…Euh, autre chose ? Une barbe à papa ? De quelle couleur ?
Joey : Ah, je déteste.
Pacey : tu veux un bretzel ?
Joey : Oh non sans façon, ils datent au moins de l’époque où j’étais vierge.
Pacey : Ah oui, le bon vieux temps.
Joey le regarde perplexe mais Pacey enchaîne.
Pacey : Tu as raison, oublions les bretzels, ne forçons pas sur l’amidon. Surtout avant notre razzia sur le rayon sucreries.
Joey : Pacey ! Oublie aussi les sucreries. A cette heure-ci de la nuit ça pourrit les dents le sucre.
Pacey : Suffit de les brosser !
Joey rit.
Pacey : Et puis si on se sent de faire des folies, petite séance de fil dentaire. Parce tu vois, c’est le côté génial d’une nuit dans un supermarché, tu fais tout ce qui te chante dans un hyper. Tu peux te bourrer de sucreries en tous genres, sans négliger ton hygiène dentaire. Le concept me branche tellement qu’il se pourrait bien que je m’installe ici.

Joey se souvient soudainement : Oh bon sang. Mon devoir ! tu viens ! Oh attends, prends du pop-corn.
Joey part en vitesse sous le regard médusé de Pacey qui n’a pas tout compris.

Pacey et Joey sont assis sur deux fauteuils de camping devant un grand écran. Ils regardent le film Las Vegas Parano, inspiré du roman qu’elle devait lire.

Joey : Je croyais que ça traitait principalement du rêva américain ce film.
Pacey : Qu’est-ce qu’il y a de plus américain qu’une paranoïa teintée d’amertume et d’une berline qui sent les gaufres et l’essence ?
Joey : Qu’est-ce que je vais dire à Hedson demain quand il va me mitrailler de questions ?
Pacey : Hum, sors lui post-modernisme et subjectivité dans la même phrase. Tout se passera bien.
Joey : Je commence à comprendre pourquoi tu assures autant dans ton job !
Pacey : Ah oui ? Pourquoi ?
Joey : Parce que tu es plein de …
Pacey : Ohh, non. Tu n’es pas obligée. On ne se moque pas de ma source de revenus.
Joey rit.
Pacey : Allez tu viens, on bouge ?
Joey : Pourquoi ?
Joey : Parce que j’en ai marre moi d’être assis. On pourrait s’activer dans les rayons.
Joey : Non.
Pacey : Non ? Mais c’est à mon tour de choisir, là je crois.
Joey : On en a déjà discuté. Y aura pas de VTT, y aura pas de rollers et y aura pas de hockey pour me lancer un palet à la tête.
Pacey : Oh non, s’il te plait. C’était pas des vrais, ils étaient en plastiques, c’était des palets pour jouer dans les maisons ça.
Joey : Pacey ! Je crois que l’objectif de la soirée devrait être d’éviter les fractures du crâne.
Pacey : Bon, très bien si tu veux. Cela dit, j’ai un autre projet pour nous.

Pacey est assis sur un fauteuil à roulettes. Joey le pousse à travers un rayon.

Joey : Ce ne te fera pas mal. Promis, juré.
Pacey : Question Joey. Comment peux-tu promettre une chose pareille alors que tu ne sais même pas de quoi tu parles, vu que tu ne l’as jamais fait ?
Joey : Sous prétexte que je ne l’ai jamais fait, je devrais forcément ne pas assurer ? J’assurais au lit, n’est-ce pas !
Pacey la dévisage.
Joey, se reprend en souriant : Excuse. J’ai rien dit. Sujet épineux.
Joey : Bref, si vraiment tu redoutes une éventuelle hémorragie, il y a une autre solution. Tu le fais toi-même.
Pacey : Oui enfin il a déjà été établi tout à l’heure que je n’avais pas la volonté demandée pour ce genre d’exercice.
Joey le met en position et s’installe derrière lui sur une chaise.
Joey : Bon… là ! D’accord.
Elle étend une serviette de toilette sous son cou.
Joey : Important et à garder en mémoire : Tu restes tranquille surtout. Et silencieux.
Elle penches la tête de Pacey et arrière et s’empare d’un ciseau.
Joey : Si tu renonces c’est maintenant.
Pacey : Difficile de te dire que je renonce puisqu’il paraît que je dois rester silencieux.
Joey : Cligne deux fois de l’œil ou je sais pas.
Pacey : Très mauvaise suggestion. Pour remarquer un clignement de l’œil il faut d’abord arrêter de cligner. T’en connais toi qui sont capables d’arrêter de cligner ? Non, ça risquerait de …
Joey : Oh tais-toi là c’est bon.
Joey prend quelques poils de barbe dans une main et entailles avec le ciseau de l’autre.

Maintenant face à face, Pacey se gratte le peu de barbe qui lui reste tandis que Joey lui présente deux bombes à raser.

Joey : Ordinaire ou menthol ?
Pacey : Hein quoi ? on fume ou on rase là ? Qu’est-ce qu’on fait ?
Joey : Pacey Witter, grand ami des femmes ! celle-ci te conviendra mieux, c’est peau jeune et sensible.
Joey prend la mousse dans sa main et l’étale délicatement sur le menton de Pacey.
Pacey : Ca craint rien tu peux y aller.
Elle y va alors franchement. Ils rient.
Joey, s’emparant de l’objet : Rasoir.
Pacey gonfle ses joues pour accueillir le geste de Joey. Elle donne le premier coup de rasoir, fière d’elle.
Joey, murmurant : Encore.
Elle réitère alors son geste .
Joey : Les jambes c’est du gâteau à coté. Même s’il y a certaines similitudes avec les genoux…
Pacey gémit tandis qu’elle attaque le menton.
Joey grimace : Désolée… Bisou magique (en embrassant son doigt et en le plaçant sur l’éraflure.)
Elle finit le travail puis lui essuie le reste de mousse avec la serviette.
Joey : Terminé. Coucou le menton, te revoilà.
Pacey : Eh oui. Il était aps vraiment parti.
Joey : Pas vraiment ?
Pacey, faisant non de la tête et terminant de s’essuyer tout seul : Hum hum.
Joey : C’est l’impression que j’avais pourtant.
Ils se regardent en silence puis Pacey l’embrasse.

Lentement, ils s’écartent un peu l’un de l’autre et s’observent en silence. Contrairement à Joey, Pacey sourit puis soupire.
Joey : C’était quoi ça ?
Pacey : Aucune idée. Mais est-ce que tu te souviens ? Tu as dis que tu était prête à te laisser surprendre par la vie.
Joey, encore sous le choc : Ouais
Pacey : Surprise !
Joey : Comment tu expliques que t’aies pas l’air surpris toi ?
Pacey : Disons que c’est peut-être parce j’ai, j’ai eu envie de t’embrasser dès l’instant où je t’ai vue dans cette tenue.
Joey baisse les yeux sur son pyjama, l’air intrigué.
Pacey : Non. Pas dans cette tenue-ci. L’autre. Enfin euh celle…enfin tu vois ce que je veux dire, celle où t’avais…
Joey : Doucement, là doucement. Toute la soirée tu as eu envie de m’embrasser ?
Pacey : Oui.
Joey : Même quand tu criais sur moi ?
Pacey, riant : En particulier quand je te criais dessus.
Joey : Même quand tu étais en train de draguer cette fille.
Pacey : Oui, là aussi.
Joey : Alors…je ne sais pas, est-ce que…est-ce que c’est un changement récent dans ta vie ?
Pacey : L’envie de t’embrasser ? Non, je dirais qu’elle a toujours été là. Comme les graves et les aigus ou les services secrets ou la menace d’une guerre nucléaire. On vit avec, on s’y habitue.
Joey n’en revient pas : Et ça ne t’énerve pas ce genre de chose.
Pacey, un peu gêné : Ben… Oui et non.
Joey : Oui ou non, Pacey ?
Pacey, très gêné : Oui.
Joey : Explique-toi.
Pacey : Heu, je sais pas si je saurai.
Joey, en souriant pour l’encourager : Essaye !
Pacey : D’accord, bon… Disons pour être honnête que dernièrement je n’ai pas eu que des sentiments d’amitié envers toi.
Joey, traduisant : C’était plus que de l’amitié, tu veux dire.
Pacey : Oui.
Joey : Et le seul moyen de l’exprimer c’est d’avoir des disputes sans fin avec moi ?
Pacey : Je suppose que là aussi c’est un oui qui s’impose.
Joey : Pour quelles raisons, tu as une idée ?
Pacey : Je sais pas.
Joey, rit : Tu sais pas grand chose ce soir Pacey.
Pacey : Tout ce que je sais c’est que… nous deux c’est certainement une des seules, peut-être même la seule chose qui ait vraiment vraiment eu un sens dans ma vie. Ca je peux le dire. Ouais, ça je le sais.
Joey : On n’arrêtait pas d’être en crise.
Pacey : Oh ça aussi je le sais.
Joey : Et il y avait des raisons pour que ça ne fonctionne pas entre nous. C’est vrai, mille bonnes raisons. Et enfin… ma vie elle est…
Pacey l’interrompt : Elle est comme tu le voulais, je sais c’est du délire.
Joey soupire : Pacey je sais pas quoi dire là. Je suis flattée et troublée aussi. Très troublée.
Pacey : T’aurais préféré que je ne dise rien.
Joey, lui sourit tendrement : Non. Ce que je voudrais… on attend avant d’en reparler ?
Pacey, lui rendants on sourire : Oui d’accord. La nuit porte conseils.

Pacey et Joey sont dans le coin camping du supermarché. Ils sont allongés sur deux matelas gonflable. Joey est sous une couette.

Joey : Pacey est-ce que tu as…
Pacey, la devançant : Tout remis à sa place ? Oui ! Faudra quand même qu’on paye les fringues, entre autres.
Joey : Pacey est-ce que tu…
Pacey : Si les prochains mots qui sortent de ta bouche sont « as-tu sorti la poubelle ? », j’aurais un aperçu de ce qui pend au nez du type qui t’épousera !
Joey : Et alors ?
Pacey : Un cauchemar.
Il rit.
Joey : Non, moi ce que j’allais dire c’est « Est-ce que tu le savais ? ».
Pacey : Si je savais quoi ?
Joey : Que c’était un rêve devenu réalité.
Pacey : Quel chapitre ?
Joey : Toute l’histoire.
Ils se tournèrent pour se retrouver face à face.
Joey : Quand on était en mer toi et moi, je rêvais qu’on avait fait naufrage dans la mer des Caraïbes. Avec tous les clichés. Ile tropicale avec ses plages de sable blanc. Et un magnifique ciel étoilé au dessus de notre tête. On vivait tout nus dans notre crique baigné de soleil et on passait des heures dans l’eau claire. Ensuite le soir, dans un ciel bleu marine, la lune faisait son entrée. C’était toujours une lune bine ronde.
Pacey, les yeux fermés, s’endormant : Il est très sympa ce rêve. Moi j’attrapais des poissons à mains nues. J’allumais le feu sans allumette.
Joey : Non, c’est moi je regrette !
Pacey la dévisage, étonné.
Joey : Qui prenait des notes en cours de sciences ?
Pacey : Je ne discute pas.
Joey : Non et d’ailleurs c’est mon rêve celui-ci ! Si je ne t’en avais encore jamais parlé c’est sans doute parce que …enfin…Je devais être gênée, eh oui. C’est léger coté originalité !
Pacey : En tous cas je te rejoins sur au moins une chose.
Joey : Laquelle ?
Pacey : Il y a un millier de raisons pour laquelle ça ne fonctionnerait jamais nous deux.
Joey : Il y a une chose dans la liste des pour aussi.
Pacey : Laquelle ?
Joey se lève doucement de son matelas pour rejoindre Pacey sur le sien et s’allonger contre lui pour l’embrasser.
Joey, la voix rieuse : Ce n’est pas du tout ce que tu crois Pacey.
Pacey : Alors donne-moi une explication.
Joey rit : Ouais. C’est pour te dire que… que je meurs de froid.
Elle se blottit davantage contre lui et il referme la couverture sur eux.
Joey : Et que je pense toujours très fort à toi.
Ils se regardent silencieusement dans les yeux.
Joey : Et que tu me manques, Pacey.
Pacey murmure en l’embrassant sur le front : Tu me manques toi aussi.

Au petit matin, Pacey se réveille en baillant. Le jeune employé de la supérette se trouve à côté.

Employé : Hey mec, alors là, c’est tout sauf cool.
Pacey réveille Joey : Joey ?
Joey : Encore cinq minutes.
Pacey : Non, non là je crois que c’est le moment de se lever.
Joey : Pourquoi ?
Pacey lui montre du doigt le jeune homme. Ils se lèvent alors.
Employé : Ok, je t’explique. Tu as tout à fait le droit d’essayer les produits, le matériel. Mais le directeur va carrément… ouais, il va carrément piquer sa crise.
Pacey : Oh non, pas la peine de l’appeler. De toutes façons on était sur le point de s’en aller.
Joey acquiesce de la tête.
L’employé, l’air niais, à Joey : Salut.
Joey, fronçant les sourcils : Salut.
Employé, à Pacey : Donc, c’est ta petite amie elle ?
Joey : Non ! On dort ensemble des fois mais ça se limite à ça.
Le jeune semble étonné.
Joey, partant : Ca te pose un problème ou quoi ??
Pacey s’amuse de la situation. L’employé le regarde d’un air qui en dit long.
Employé, l’œil coquin: Amis et c’est tout.
Pacey ne tient pas à le contredire. Il suit Joey en haussant les épaules.

Le magasin a rouvert ses portes. Pacey et Joey sont à la caisse. Ils paient ce qu’ils ont utilisé.

Pacey : Tout y est ?
Joey : Oui, tout y est.
Caissière, avec le pyjama de Joey dans les mains : Pas d’antivol sur cet article ?
Joey : Oh ? Non. Vous devriez peut-être le signaler. (elle lui présente un article en plus) Ca aussi.
Caissière : un DVD ouvert ? Sans emballage ?
Joey opine du chef.
Pacey : Oh et euh…Ca aussi.
Caissière : Un rasoir ouvert ? Décidément ! En tout ça vous fera 98 dollars et 25 cents.
Pacey sort son portefeuille de son manteau.
Joey : Je te rembourserai, mon sac à main est dans…
Pacey l’interrompt : Cadeau ! Pour un rêve devenu réalité, c’est vraiment pas cher.
Caissière : J’espère que vous avez trouvé tout ce que vous cherchiez aujourd’hui.
Pacey : Ma foi, pas tout non mais au moins ce dont on avait besoin. Et de mon point de vue c’est parois tout aussi important.
Joey le regarde étonnée.
Pacey continue : Spirituellement parlant. Parce qu’aujourd’hui si vous trouvez ce que vous cherchiez, à quoi bon vous réveiller demain pour refaire ce qui a déjà été fait ? Franchement ça vaut pas le coup.
Joey : Ne faites pas attention. Il est sorti de l’asile pour une demi-journée.
Pacey : Autorisation spéciale.
Joey : Bien, pour être tout à fait honnête, je dois vous dire que je vais écrire un petit mot à votre directeur.
Caissière : Ah bon ?
Joey : Oui, parce que cette grande surface…est parfaite comme elle est. Surtout ne changez rien.
Pacey rit tandis que Joey récupère le sac.
Joey à la Caissière : Merci beaucoup.
Pacey : On rentre ?
Joey : Oui.
Pacey passe devant le deuxième sac rempli de leurs achats sans le prendre. Joey l’attrape alors et porte les deux.
Joey : Dis donc, tu pourrais proposer de porter les sacs !
Pacey : Ya qu’à demander !
Il s’empare d’un des sacs tandis que la caméra les laisse tous deux s’éloigner dans l’allée du supermarché qui les conduira vers la sortie.
Joey : Tu vas me laisser conduire hein !
Pacey : Conduire ? Ma voiture ? Héhé ? Pourquoi ? J’ai l’air d’avoir perdu l


[Scene: A Fancy Dinner Party. Pacey and Joey are attending a company dinner. Pacey is talking to the good-looking girl next to him, while Joey is sitting next to Pacey very bored. She begins to try to get her shoes that she had taken off earlier and are under the table by trying to reach them with her feet and pulling them to her. She eventually gives up trying to reach one of them, and crawls under the table to grab it. When she reaches it, she turns to crawl out and sees that the lady has her hand on Pacey’s inner thigh, and is surprised and hits her table on the bottom of the table.]

Joey: Ohh.

[Pacey sees Joey climbing out of under the table.]


Pacey: Would you excuse me for one second?

Woman: Of course.

Pacey: Darlin', I don't mean to pry, but... would you mind telling me just what the hell it is you're doing down there?

Joey: It depends. Would you mind telling me what that girl's hand is doing knee-deep on your lap?

Pacey: Excuse me?

Joey: You heard me. Or perhaps you'd like me to involve the entire table, 'cause I'm sure her date would at least be marginally interested.

Pacey: Ok, great. You've made your point. Which is what, exactly?

Joey: Pacey... I want to go home. Now. I'm tired, I'm cranky, and I know you didn't read the fine print in our little rent-a-day contract, but it expires in exactly 35 minutes, so maybe you could just skip the subtleties and get her phone number?

Pacey: Ok, sis down. It'll be fine.

Joey: She thinks I'm your sister?!

Pacey: Oh, will you look at that?

Joey: Oh!

Pacey: Did I not mention to you what a wonderful networking opportunity this was for me?

Joey: Yes. That's how you suckered me into coming in the first place, but you know what? We've networked, we've schmoozed, and unless you take me home now, as in right now, I think little miss thing over there isn't going to be so interested when she sees your sister lean over the table and give you the tongue kissing of your life.

Pacey: 5 minutes. We'll leave in 5 minutes.

Joey: Thank you.

Pacey: Great.

[He turns back to the lady he was talking to. And Joey tries again to retrieve her shoe.]

Pacey: Well, everything seems to be fine down there. [Chuckles] Sisters. You know?

Woman: Yeah, and the guy I'm with is really my brother.

Pacey: [Chucks] He is?

Woman: No.

Pacey: [Chuckles] Oh. Right.

Woman: Well, look, I don't want beat around the bush. You seem like a nice guy.

Pacey: So then you wouldn't mind if I called you?

Woman: Sure. You could call me, I could call you, or I could ditch my date, and you could ditch your...sister.

Pacey: [Chuckles]

Woman: And we could meet back here in an hour and go to my place. Look, if you don't want to do this, I mean, if you're really with that girl...

Pacey: that girl?

Woman: The one that's under the table—

Pacey: Oh, that girl. That girl. Oh...no. No, no, no. I am most definitely not with that girl.

Woman: So...it's a date?

Pacey: Yes. I'll see you back here in an hour.

Woman: [Giggles]

[She leaves and Joey comes crawling out of under the table again.]

Joey: Finally. I got my shoe. It was all the way across the table.

Pacey: Was it really? Great. Then problem solved, whatever the problem was. We should probably be going. Ok?

Joey: Wait, Pacey. Let me get my shoe.

Pacey: Come on, Cinderella.

Joey: [Sighs] You have a hot date or something?

Pacey: No, but a beautiful woman did just offer to have sex with me, no strings attached.

Joey: You're so cute when you're delusional.

[Opening Credits]

[Commercial Break]

[Scene: Inside Pacey’s Car. Joey and Pacey have left the party and are driving home. Joey is shifting rather weirdly in her seat.]

Joey: Pace...I just have one question.

Pacey: Shoot.

Joey: What the hell is happening to my butt right now?

Pacey: That'll be the seat warmer, which comes standard on all your finer German automobiles.

Joey: Huh. My lower half thanks you for moving so far up the socio-economic ladder.

[They drive past an exit on the highway]

Joey: Pacey, wasn't that turn we just sped past the way out of these godforsaken suburbs?

Pacey: Yes, it was, but you and I are gonna be makin' a little pit stop.

Joey: Pit stop? Oh, no. Perhaps I didn't impress upon you the importance of me being home, in bed, and out of these ridiculous clothes as soon as possible. I have an entire book to read before Hetson’s class.

Pacey: Ok, simmer down. This is gonna delay you, like, 2 minutes.

Joey: What do you need, anyway?

Pacey: Need?
Joey: Yeah. The reason for the pit stop? The thing you can't live without until tomorrow morning?

Pacey: Uh, laundry detergent.

Joey: Laundry detergent?

Pacey: Yes. Laundry detergent.

Joey: Pacey, in the entire time I've known you, I don't think you've ever once done laundry.

[Scene: They pull into the parking lot of a K-Mart. They get out of the car, and Pacey begins to walk towards the K-Mart, while Joey is quickly catching up to him.]

Pacey: Uh, you don't have to come with me. You can wait in the car.

Joey: You're seriously expecting me to wait out here while you're traipsing around the world's largest superstore?

Pacey: Right.

Joey: Wrong! It's cold, it's scary, and if you must know, I have to use the bathroom.

Pacey: How could you possibly have to go to the bathroom 2 minutes ago, you didn't even want to stop.

Joey: Do you want to argue about this, or shall we continue the 10-mile trek to the front of the store?

[They eventually make their way up to the front door]

Joey: Why did we have to park so far away, anyway?

Pacey: I just spent 2 1/2 months' salary gettin' Dawson’s house scraped off her front end. You think I want to leave her in the hands of those fine, upstanding citizens?

[He points to the two guys collecting carts and running through the parking lot with them. He stops at the automatic door, but it doesn’t open.]

Pacey: Nooo.

Joey: Great. It's closed.

Pacey: It can't be closed. There's still people inside.

[One of the doors next to it opens, and a security guard it letting some customers out.]

Guard: Good night, now, folks. Drive safe.

[The guard watches the customers leave and then notices the guys with the carts over by his car]

Guard: Hey! What the hell are you lamebrains doin' out there?! The Monte Carlo! Watch the Monte Carlo!

[He runs out and Pacey fakes a yawn and then catches the door before it can close.]

Pacey: [Yawns]

[The quickly make their way inside]

Joey: Oh. I'm gonna go—

Pacey: I know where you're goin'.

[Scene: Inside K-Mart. They make their way into the store, and Joey notices a sign to the bathrooms, while Pacey begins to head off in another direction.
Pacey goes over to the Condom section of the store, and begins looking at the selection when an employee comes up to him.]

Pacey: [Sighs]

Employee: Um...we're gonna be closing soon?

Pacey: Ok.

[Pacey grabs a three pack of Trojans.]

Pacey: [Chuckles uncomfortably]

Employee: Very nice.

[Scene: The front of the store, by the registers. Pacey comes walking up to the registers to pay for the condoms, when Joey comes running up to him. He quickly puts the condoms into his pocket before Joey can see them.]

Joey: There you are. Come on. Let's—

Pacey: Uh--I--could you just hold on for one second?

Joey: No. I need you.

Pacey: Need me...for what? You can't go to the toilet by yourself?

Joey: Yes. That's exactly it.

Pacey: What? Ok. C-can you just wait—

Joey: No. I can’t. And why weren't you at the laundry?

Pacey: Ok. Let's go.

Joey: Thank you.

Pacey: You're welcome. You just have to ask the right way. You know?

Joey: You're so bossy.

[Scene: Outside the bathroom. Pacey is sitting outside the men’s bathroom, cause the women’s bathroom is taped off and Joey in using the men’s bathroom. Joey comes out of the bathroom, and Pacey pushes himself off the wall he is leaning on.]

Pacey: Is your nose of adventure really so lacking you could not have used this washroom unattended?

Joey: Pacey, the outer door doesn't lock. Somebody could've walked in at any point.

Pacey: So?

Joey: So... stall-to-stall chatting with strange men in public washrooms isn't really a life experience I need to have, thank you.

Pacey: Who is going to walk in? There's nobody here. And the whole store's gonna close in 5 minutes anyhow.

[The lights begins turning off.]

[Scene: The front of the store. Joey and Pacey come running up to the front doors that are locked. They can see the guard and other employees getting into their cars outside.]

Joey: Oh, my god. They're still here. Yell. Yell. Yell.

Pacey: Hey!

Joey: Hey! Mister! Mister!

Pacey: Hey! Hey!

Joey: Hello! Help!

[The guard gets in his car without seeing them]

Joey: This isn't happening. Tell me this isn't happening.

Pacey: It's ok. He's gonna see the car.

Joey: Pacey, we're parked in, like, another zip code.

Pacey: All right, if we want to start pointing fingers, we should probably point them at the bladder that got us into this situation.

Joey: He's leaving.

Pacey: I can see that, thanks.

Joey: Look. He's getting in his car, and he's leaving us here trapped.

[The guard pulls away from the store]

Joey: [Sighs] Ok. Let's not panic.

Pacey: Who's panicking?

Joey: I'm panicking, Pacey. This isn't exactly where I want to be right now. I have an en—

Pacey: "I've got a book to read." I know. When don't you have an entire book to read? And just so you know, this is not exactly my ideal situation, either.

Joey: Well, look, let's not snipe at each other anymore.

[Pacey tries to bash the door open, without success.]

Joey: Ok. You know what? We need to think logically.

Pacey: Right.

Joey: Well... this one's locked.

[They go back into the store.]

[Commercial Break]

[Scene: The registers. Joey is at one of the registers, and hangs up the phone that is there. Pacey comes walking up to join her from the back of the store.]

Pacey: Hey. Hey, any luck?

Joey: They're not real phones.

Pacey: What do you mean, they're not real phones?

Joey: [Echoing over P.A.] Clean up on aisle 4. Clean up on aisle 4. [Sighs] They're just intercoms. We can call house wares, but we can't communicate with the outside world. Please tell me you found some kind of a back door or something.

Pacey: No. Not one that we can open, but I was thinkin', there's always your ever-present cell phone.

Joey: In my purse.

Pacey: Great.

Joey: In the car.

Pacey: Hmm.

Both: Pay phones!

Joey: I think they’re—

Pacey: Yeah.

[Scene: The Employee break room. Joey is on the pay phone trying to talk to the police station. Pacey is sitting on a table near to the phone waiting.]

Joey: No, officer. Not...stuck, like, in the snow, stuck, as in locked in. [Sighs] No. Nobody's life is in danger. But please don't put me back on hold--

Pacey: [Sighs] Ok, fine. That's it. Just hang up. We'll call 911.

Joey: We can't call 911.

Pacey: Why not? We're stuck, aren't we?

Joey: Pacey, we're stuck in a giant barn like structure with massive quantities of food, clothing, and all the latest in home video equipment. How does that qualify as an emergency? I mean, are we in some sort of a danger I'm unaware of?

Pacey: Yes. We're in danger of getting you home late, and we can't have that, now, can we?

Joey: Since when do you care?

Pacey: About what?

Joey: Getting me home on time?

Pacey: Since...forever. I don't want you to be lax in your studies. There's important homework to be done, books to be read. What book is it you're reading?

Joey: Fear and loathing in Las Vegas.

Pacey: Fear and loathing? You're paying $35,000 a year to be told to read fear and loathing in Las Vegas? You could do that on your own time. I could do that on my own time.

Joey: Shut up. Something's happening. It's ringing.

Pacey: Ok. Good. I'll have you home in no time.

Joey: Well, we'll rot here. It transferred me to some sort of automated response system. "Press one to file a complain about noise. Press 2 for traffic violations." Here. You listen.

[She hands Pacey the phone and begins to realize she is cold]

Joey: Can I have your coat? I'm freezing. It's freezing in here.

Pacey: My coat? What's wrong with your coat?

Joey: Mine just looks nice. It wasn't intended to keep anyone warm, especially not someone wearing only a thin layer of silk.

Pacey: Ok, fine. Hold this for a second.

[He puts his coat onto her while she continues listening to the phone and then takes the phone back]

Pacey: Better?

Joey: Thank you. I think you should press zero, see if we can get a real person back on the line. You don't have any gloves, do you?

Pacey: No, I didn't br--hello! Yes. Look, we're stuck in a gigantic Kmart. Yes, as a matter of fact, you did talk to us earlier. Uh, hello? No, please don't put me back on...hold. God!

[She reaches into his pocket looking for gloves and finds the condoms. She taps him on the shoulder while he is waiting on hold again.]

Pacey: What?

Joey: Are these yours?

Pacey: Those?

Joey: Yeah. These...prophylactics I found in your pocket.

Pacey: [Coughs] Oh. Those. Uh, yeah. Actually, they are. But, look, we should probably concentrate on the matter at hand here.

Joey: This is why we stopped? Pacey, we're stuck in here because you had some pressing need for birth control?

Pacey: Yes. Ok? Because that's the kind of responsible guy I am. But seeing as it doesn't look like we're gonna get outta here anytime too soon, it's kind of a moot point, so if— [He hears something on the phone] Uh, hello? Hello. Hello. Yes. Hello. Ok. No. No, that's fine. If you could just please make sure that they do actually call us back. The number is 617-555-0189. Thanks for—

[He hangs up the phone when he realizes the other person hung up]

Pacey: Ok. Well, at least now we're makin' progress.

[Joey is just staring at him]

Pacey: What? What's the look for?

Joey: It's that girl from the party, right? You were on a date with me, and you picked up some other girl with questionable fashion sense, and then you were gonna go back to her place—

Pacey: Whoa, whoa, whoa. Slow down. You and I were not on a date. Which is only the first of many things wrong with that sentence.

Joey: Pacey, my entire night is ruined.

Pacey: Well, my night's not exactly going to plan, either.

Joey: Ruined! For the sake of some booty call?

Pacey: Ok, let’s...just... take a little time out, because you and I... we're not actually having this conversation.

Joey: Oh, why? 'Cause you don't want to talk about sex with me?

Pacey: Ha! Do you want to talk about sex with me?

Joey: Well, no, but... I usually don't want to talk about sex with anybody.

Pacey: Thank you for proving my point. Now, if we could move on, I think our night will be much, much more pleasant.

Joey: After you tell me why you don't want to talk about sex with me.

Pacey: All right, one would think this would be obvious, but fine. Perhaps it has something to do with how calm and cool and non-judgmental you are about the whole thing.

Joey: Oh, you know what? I don't approve. Ok? There. I said it. And I refuse to sit here and pretend like this is all just fine, 'cause it's ridiculous.

Pacey: Do you hear yourself? You can't help it! This is why we don't talk about sex. It's actually the secret to our entire friendship.

Joey: You've lost me in your sea of pronouns.

Pacey: Well, ok. We are friends. Right?

Joey: Yes.

Pacey: So what is the secret to our long-lasting and angst-free friendship? What is the one thing that keeps it going year after year after year after year?

Joey: We suck at meeting new people.

Pacey: Wrong. We do not, under any circumstance, talk about sex. I may be having it, you may be thinking about having it, but we don't discuss it. That way we avoid the awkwardness, and in avoiding the awkwardness, we are able to maintain our friendship. You see, it's a preventative measure. I solved the problem before it even starts.

Joey: But, Pacey...if we're such good friends, why is there any awkwardness in the first place?

Pacey: Because not too long ago, we were more than just good friends, now, weren't we?

Joey: Yeah, but we're not anymore.

Pacey: But that doesn't matter. The damage is already done.

Joey: What, so as far as you're concerned, I slept with you, and then I took myself in and got revirginized?

Pacey: In my mind? Yes.

Joey: Oh, so I never slept with Eddie or Dawson—

Pacey: Oh, I told you, I don't want to hear about this.

Joey: Ok, so basically what you're saying is that the only way you and I can continue being friends is if we lie to each other about our sex lives... if we take that whole giant aspect of our lives and just... pretend like it doesn't exist?

Pacey: Worked for you and Dawson.

Joey: What?! What did you say?

Pacey: I said it—

Joey: I heard what you said. I just can't quite believe my ears.

Pacey: Well, is there anything essentially untrue about that statement?

Joey: N-- [Chuckles] No.

Pacey: No. Then what's the problem?

Joey: Pacey, did it ever occur to you that maybe I don't want to live my life this way... that maybe I have grown up?

Pacey: Have you.

Joey: What is that supposed to mean?

Pacey: It means, simply put, that you don't care who I sleep with. I could've had sex with that woman on the table right next to you, and you wouldn't have even batted an eyelash.

Joey: Pacey...you slept with my roommate for an entire year. I think it's a little late for me to start to get... skittish on the topic of you and other women.

Pacey: Don't make me spell this out. Do you really not understand what I'm talking about?

Joey: No. I don’t. I really don’t. I mean, do you? Because I'm a bit confused here. I mean... are you upset because...I'm upset? Are you upset that...I'm not upset? Are you upset that I'm not upset enough? I me—Pacey, we broke up... moved on. Was I supposed to spend the rest of my life feeling miserable about the way things ended between us?

Pacey: Ok. Well, you know what? Now that you brought it up, yes. A couple of months here, there, really wouldn't have hurt. I mean, I'm not asking for the lifetime you've devoted to feeling bad about Dawson, but just a couple of weeks.

Joey: Unbelievable! Pacey! I can never win, can I? I guess I can’t. It's kind of like taking my head and beating it up against a rock. I mean, who had more sex? Who was with who longer? Isn't there some sort of boy calculus you can use to figure out who won and just leave me out of it?

Pacey: Right, 'cause god forbid I might just be talking about you and me right now.

Joey: There is no "you and me," Pacey. We've moved on, and I'm sorry I didn't dash myself into a thousand pieces when you broke up with me but you know what? Life goes on, no matter how ungratifying that may be for your male ego.

Pacey: This is not about my ego.

Joey: No? Really. Then what is it about? I mean, why would you want to go back there? Why would you want to go back down that long road that only ends with you and I arg—

Pacey: I know where this road ends.

Joey: Then what good can come of it? Tell me. I mean, why do you, all of a sudden, want to revisit... something that is better left...

[Ring]

Joey: Well, are you gonna answer that, or are we gonna finish this?

Pacey: We could live for a thousand years, and we would never finish this.

[HE answers the phone]

Pacey: Hello? Well, yes. Obviously, we're still here. No, no. We don't have anyplace to go, now, do we?

[Commercial Break]

[Scene: The Break Room. Pacey is still on the phone with the Police]

Pacey: Well, yes, officer, I realize that we're probably fairly low on your priority list, but-- well, no, I wasn't aware of the freezing rain. I'm sure that does cause quite a few accidents. Ok. Well, we'll continue to sit tight here. If you could just send someone out as soon as possible, that'd be great. Thank you. You, too.

[HE hangs up the phone.]

[Sighs] Pacey over

[Scene: Pacey and Joey are walking through the empty store. Joey is off walking around and finds a bin full of books and begins rummaging through the books. Pacey is off walking and goes into the /electronics section of the store, and sees all of the TVs and then the video cameras and then gets a plan together. Joey has now completely emptied the bin on the floor and is looking through the books and sees “Bridget Jones’s Diary” and realizes that there is a video of the book she is supposed to read. She goes over to a rack of DVDs and begins looking for and eventually finds “Fear and Loathing in Las Vegas” on DVD.]

P.A.: Joey potter, you're needed in electronics. Joey potter to electronics, please.

[She makes her way over to the Electronics department and sees all of the TV’s on and then sees Pacey’s face on all of them.]

Pacey: Is this thing on? Ok, well...ahem. Hey...it's me... obviously. So if you could just step a little closer, and don't worry, I'm not gonna bite. I come in peace. Look...you and I... we're gonna be here for a while. For quite a while, it seems. So I think it would be best if we could come to some sort of truce. And to facilitate this truce, I'm willing to admit to you on camera that, yes, indeed, I am an ass, which you probably already know. Better than most people. And perhaps better than anyone on earth. But I digress. My proposal is this: That we leave the past in the past, which is where it belongs anyway, that we try and make the best out of this bad situation, and that we get comfortable. To wit--I bought you something. Well, I didn't really buy you something. Perhaps procured would be a better word, but...anyway, you get my point. It's down there on the counter. [She looks over and sees that he put a set of pajamas and slippers on the counter] I'm not so sure about the sizes anymore, 'cause it's been a while, but... we can always exchange it. And, if you accept my proposal, you will have at your disposal for a limited time only the ability to make me do one thing I really do not want to do. Which is not to say that you don't always have that ability, but I kinda figure that that's how this whole night from hell started. You were doing something for me that you really didn't want to do... which is what friends are for. Ok. Over and out.

[Pacey comes walking around the corner to join her]

Joey: I know what I want.

[The begin walking down the aisles. Joey is looking for something and Pacey is trying to keep up with her]

Pacey: Shouldn't I be getting you out of those clothes?

Joey: Later.

[She walks from aisle to aisle still looking]

Pacey: Well, would you mind telling me where it is--

Joey: Later.

Pacey: I thought you said those shoes were killin' you.

[She finally finds the Razor aisle and stops]

Pacey: You're kidding, right?

Joey: You said "one thing," Pacey.

Pacey: I said "one thing that would help you." How does changing my physical appearance help you?

Joey: Believe me, if I don't have to look thing on your face anymore, I will consider myself helped. Here.

[Hands him the razors]

Pacey: You're really gonna make me do this.

Joey: Yeah.

Pacey: Hmm. After all we've been through together. So this is what it comes down to, does it? Ok. [Sighs] But I want you to know one thing. I'm not gonna go down without a fight.

Joey: Please.

[He begins running]

Joey: Aah! Pacey! Pacey. Pacey!

[She has lost sight of him and is looking around for him]

Joey: Pacey?

[Pacey sneaks past the aisle behind her]

Joey: Pacey! You're only delaying the inevitable.

[Pacey begins to cut through the lingerie section and runs into a rack]

Pacey: Oh--

[Rattling]

Joey: You know, you're only making it worse for yourself. Much worse. When I catch you, who knows what other body parts I'll require you to shave. Pacey.

[Joey stops in the Auto department and gets and Idea. She knocks over a display, which catches Pacey’s attention.]

[Crash]

Joey: Ow! I think I ran into an auto display case or something! Oh...h-help me. I think I'm bleeding.

[Pacey stops and then slowly turns to makes sure she is alright.]

Joey: Aisle 3-b! Bring band-aids!

Pacey: [Sighs]

[Scene: The Auto Section. Pacey comes looking around for Joey, and he is carrying band aids, but he doesn’t see her. He turns to look down and aisle, when Joey comes up from behind him with a can of shaving ream in her hand pointed at him]

Joey: I wouldn't make …

Pacey: Ohh!

Joey: …Any sudden movements if I were you.

Pacey: You wouldn't dare.

Joey: I would. I don't particularly like that suit you're wearing. How much did it cost, $5, $600?

[She begins backing him up]

Joey: Move it. Uh-huh... back it up.

[Scene: The Men’s Bathroom. Pacey is by the sink getting ready to shave when Joey comes out of one of the stalls changes into the pajamas.]

[Hinges squeak loudly]

Joey: Hey. I told you to wait for me.

Pacey: I am.

Joey: Ok. Go.

Pacey: All right, this is your last chance to change your mind about this.

Joey: Pacey. It's a beard. It'll grow back. Not that it should. What's the big
deal, anyway?

Pacey: Well, you know how ballplayers don't change their socks during a winning streak?

Joey: No.

Pacey: Ok, well, they don't because they respect the streak.

Joey: And you perceive yourself as being on some sort of winning streak.

Pacey: Yes.

Joey: Caused by that thing on your face.

Pacey: Yes.

Joey: Fine. I give up.

Pacey: You give up? You're giving up that easily.

Joey: Yeah. If it means that much to you, Pacey. I mean, I have no desire to monkey with some centuries-old sports tradition. I wouldn't want you to lose the... triple crown or whatever. I just wanted to see your face again. Is that a crime?

Pacey: No. So that's it... end of story. It's just that easy.

Joey: Yeah. But you are gonna have to change your socks.

[Scene: Later in the store. Joey and Pacey are sitting on small chairs in the middle of one of the main Aisles playing a game of battleship.]

Pacey: I said b-3.

Joey: Ok, fine. You sunk my battleship. I officially suck at this game.

Pacey: Well, we can't all be master strategists, now, can we? So, what's next? Operation? Risk? What do you want?

[She is just looking at him]

Pacey: What?

Joey: Can I ask you a question?

Pacey: Yeah. Fire away.

Joey: Are you happy?

Pacey: Me?

Joey: Yeah. I mean really happy, not superficially, we-all-have- our-health happy.

Pacey: Why? Are you?

Joey: Mmm... yeah. I think I am. Which is weird, because it's not like there's anything all that spectacular going on in my life right now. It's just that...
[Sighs] I don't know. I guess I feel different. Like...I've always had this tendency to assume that change, when it happens, can only be for the worse. You know? And lately, I kinda feel like that's not true... like whatever's waiting for me out there... may not be that bad. And even if it is... then not knowing about it... might actually be the good part. Mmm...I don't know. [Chuckles] I don't know that I'm making any sense.

Pacey: It sounds like what you're tryin' to say... is that you really like that guy.

Joey: "That guy"?

Pacey: Yeah. That Eddie guy.

Joey: Yeah. I did. But...the past... as they say, is the past. And that still doesn't change the fact that you never answered my question.

Pacey: I don't really have to. I mean, how could I not be happy? You've seen my car, right?

Joey: Pacey!

Pacey: [Chuckles]

Joey: Real answer, please.

Pacey: Real answer? Ok, fine. The real answer is this. I currently have in my life everything that I could possibly want. Except one thing.

Joey: And what's that?

[Scene: The restaurant section of the store. Pacey is behind the counters filling a large tray of Nachos with Cheese, and Joey just looks at him shaking her head and drinking a soda.]

Joey: Nachos? Please tell me you're really not gonna eat that.

Pacey: Well, you nixed my whole build- your-own-sundae idea.

Joey: Well, yeah, it's a little too cold for ice cream.

Pacey: It is never too cold for ice cream.

Joey: Pacey, why do you always seem to be eating during key moments of our relationship?

Pacey: I don't know. Is this a key moment in our relationship?

Joey: Well, it would've been if you would've let me get rid of that thing off your face.

Pacey: Is this what you consider letting it die?

Joey: What? We've already established that the theme for the evening is picking at old scabs.

[She hands him her glass]

Joey: Can I have more, please? Less ice this time.

Pacey: Less ice. You know... I think I actually missed my true calling in life.

Joey: Jerk?

Pacey: Mm-hmm.

Joey: I meant soda.

Pacey: I know what you meant. It just really wasn't all that funny. So...can I get you anything else? A little cotton candy?

Joey: Uhh! Gross.

Pacey: You want a pretzel?

Joey: No. I think those were probably made when I was a virgin.

Pacey: Oh, yeah. The good old days. But you're right. We should stop. We don't want to fill up on starches before we go raid the candy aisle.

Joey: Pacey, we can't eat candy this late at night. We'll rot our teeth.

Pacey: So then we'll brush them. And if we're feelin' crazy, we can floss. 'Cause you see, that's the great thing about bein' locked in a Kmart. You can do anything in a Kmart. You can fill up on sugary snacks. You can catch up on your dental hygiene. In fact, I'm startin' to like this idea so much, I may never leave.

Joey: Oh, my god. Homework. Come on. Wait. Bring popcorn.

[Scene: The Electronics Department. Joey and Pacey are sitting in front of one of the projection screen TVs watching “Fear and Loathing in Las Vegas” which happens to be playing on all of the TVs in the department. They are drinking soda and eating popcorn, as the movie finishes.]

[Both chuckle]

Joey: I thought this was supposed to be about the American dream.

Pacey: What could be more American than bitter invective, rampant paranoia, and gas-guzzling caddies?

Joey: So, what am I supposed to say tomorrow when Hetson puts me on the spot?

Pacey: Throw the words "post modernist" and "subjectivity" into the same sentence. You'll be fine.

Joey: I'm beginning to see why you're so good at your job.

Pacey: Oh, yeah? Why is that?

Joey: 'Cause you're so full of—

Pacey: Uh! Now, that's not called for. We don't make fun of my source of income. Come on. Let's go.

Joey: Why?

Pacey: 'Cause I'm gettin' bored with all this sittin' around. Let's do somethin' active.

Joey: No.

Pacey: No? It's my turn to choose, isn't it?

Joey: We've discussed this already. There will be no bikes, no roller blading, and no you shooting hockey pucks at my head.

Pacey: Oh, now, come on. Those weren't real hockey pucks. Those were little plastic indoor ones.

Joey: Pacey, I think the goal of the evening should be to avoid head injuries.

Pacey: [Sighs] Ok, fine. I still got somethin' for us to do.

[Scene: Elsewhere in the store. Joey is pushing Pacey down an aisle as he is sitting in a desk chair on wheels.]

Joey: I promise you this is not going to hurt.

Pacey: Now, how could you possibly make a promise like that about what it is we're about to do, seeing as you've never done it before?

[They pull up to a table with Shaving cream, razors and a bowl of water on it. ]

Joey: Just because I've never done it before doesn't mean I'm not gonna be good at it. I was good at sex, wasn't I? Sorry. Forget that. Sore subject. Anyway...you know, if you're so worried about potential blood loss, you could always do it yourself, you know.

Pacey: Well, I think I've already displayed the fact that I just-- I lack the iron will necessary to do this.

Joey: Good. Ok. Now... the important thing to remember is not to move. And no talking.

[She takes a towel and puts it around his neck. Leans his head back and grabs a pair of scissors.]

Pacey: Whooh.

Joey: Last chance to bail.

Pacey: Well, it's kinda hard to tell you I want to bail if I'm not allowed to talk, isn't it?

Joey: Oh. Well, blink twice or something.

Pacey: That's no kind of solution. That presupposes that I'm gonna stop blinking. Who stops blinking? Really, that's—

Joey: Ok. Shut up.

[She begins to cut his goatee with the scissors]

[Later she turns him around and grabs two cans of shaving cream from the table.

Joey: Regular... or menthol?

Pacey: Are we smoking, or are we shaving?

Joey: Pacey Witter-- friend to women. I think it's better to go with sensitive skin.

[She begins to daintily put some on him]

Joey: Ok...

Pacey: Mmm... it's ok. Don't be shy.

[She begins putting it all over his face

Pacey: Mmm. [Chuckles]

Joey: Ok...

Pacey: [Chuckles]

[She grabs the razor and heads towards his face.]

Pacey: Ahem.

Joey: Ok. This is harder than legs. Although not dissimilar

[She slides down his chin and accidentally nicks him]

Pacey: Mhhh!

Joey: To knees. Sorry.

[She kisses her finger and the taps the cut]

Pacey: [Chuckles]

Joey: There. Hello, chin. You're back.

Pacey: [Chuckles] Well...I was never really gone.

Joey: You weren't?

Pacey: Mm-mmm.

Joey: It kinda seemed like it.

[They look deeply into one another’s eyes, and then Pacey leans over and kisses Joey]

[Commercial Break]

[Scene: The same location as before the break. Pacey and Joey are still kissing, and Pacey pulls slowly back, and Joey is just looking at him a little shocked, but was definitely enjoying it.]

Joey: [Sighs] What was that?

Pacey: I don't know. But...you remember how you said you were willing to be surprised by the future?

Joey: Yeah.

Pacey: Surprise.

Joey: How come you don't seemed surprised?

Pacey: Well...maybe because I've... wanted to kiss you ever since I saw you in that outfit.

[She looks down at the pajamas she is wearing]

Pacey: No. Um... not that outfit. The one... uh...the prev-- well, I mean, not—

Joey: Wait, wait, wait.

Pacey: [Clears throat]

Joey: You were wanting to kiss me all night?

Pacey: Yes.

Joey: Even when you were yelling at me.

Pacey: [Chuckles] Especially when I was yelling at you.

Joey: Even when you were flirting with that other girl?

Pacey: Yeah. Then, too.

Joey: So... is this... some sort of... recent new development in your life?

Pacey: Wanting to kiss you? No. It's sort of always there... like...white noise, or... the secret service or the threat of nuclear war, for that matter. Just somethin' you get used to.

Joey: And that... doesn't at all freak you out.

Pacey: Well, yes and no.

Joey: Which one, Pace?

Pacey: Hmm. Yes.

Joey: Explain.

Pacey: I don't know that I can.

Joey: Try.

Pacey: Ok. Well... [Chuckles] It would be fair to say that I haven't been feeling all that friendly toward you lately.

Joey: You've been feeling more than friendly.

Pacey: Yes.

Joey: And the only way you could express that was to pick a fight with me.

Pacey: I suppose the answer to that would...also be yes.

Joey: Why is that, exactly?

Pacey: I do not know.

Joey: You must know something.

Pacey: [Sighs] What I know is that... you and I were one of the few things, perhaps the only thing... that ever made total and complete sense in my life. That's what I know.

Joey: You know we fought constantly.

Pacey: Oh, don't I know it.

Joey: And there are reasons why you and I didn't work. I mean, valid reasons. A-and...it... my life is finally—

Pacey: Right where you want it. I know. It's crazy, isn't it?

Joey: Pacey, I don't know what to say. Um... I'm flattered. I'm... confused. I'm stunned.

Pacey: Are you wishing I hadn't said anything?

Joey: No. I just need to... can I just sleep on this?

Pacey: Yeah. I think that can be arranged.

[Scene: In the Outdoors department of the store. Pacey and Joey are lying down in one of he displays. Joey is lying in a Sleeping bag, and Pacey is lying on top of another one, just staring up at the ceiling]

Joey: Hey, Pace, did you—

Pacey: Put all the stuff back? Yeah. Though some of it we're gonna have to pay for, like the clothes.

Joey: [Sighs] Pacey, did you—
Pacey: If the next words out of your mouth are "take out the trash," I will officially have a preview of what it'd be like to be married to you.

Joey: And?

Pacey: It ain't pretty. [Chuckles]

Joey: I was going to say... is... did you know?

Pacey: Did I know what?

Joey: This was a dream come true?

Pacey: Which part?

Joey: All of it.

[They roll to look at one another]

Joey: When you and I were on the boat... I used to dream that we'd be cast away somewhere. You know, your... standard tropical island with the white sand beaches and... giant stars overhead. We'd wear no clothes, and we’d...splash in the surf all day. And then at night... the moon would be this... well, this giant thing. And it was always full.

Pacey: I like this fantasy. I'd catch fish with my bare hands... make fire without matches.

Joey: I'd make the fires.

[He looks over at her weirdly]

Joey: Who paid attention in science class?

Pacey: Ok. Good point.

Joey: Besides... it's my fantasy. And I guess I... never told you about it before because it’s... [Chuckling] Embarrassing. You know? I mean... not at all original.

Pacey: Well, I guess you were right about one thing.

Joey: What's that?

Pacey: There are about a thousand reasons why you and I would never work.

Joey: There's one thing in the pro column.

Pacey: What's that?
[She gets out of her sleeping bag and goes over to join Pacey.]

Joey: Doesn't mean what you think it means.

Pacey: Well, then what does it mean?

Joey: Well... it means that... well, I'm cold.

Pacey: Oh.

[He pulls the covers over her]

Joey: And... I'm still thinking about it... and I miss you, pace.

Pacey: I miss you, too.

[The kiss some more and then Joey curls up next to him to go to sleep, and Pacey pulls her close to him and tries to drift off himself]

[Scene: The next morning. The lights are now on in the store, and Pacey wakes up and Joey is curled up in his arms.]

Pacey: [Yawns]

Employee: Dude... this is totally... uncool.

[He looks up to see the employee from the night before standing over them]

Pacey: Um... Joey? Ahem!

Joey: 5 more minutes.

Pacey: No, no. No. I think now would be a good time.

Joey: Why?

[She rolls over and sees the employee and quickly gets up]

Employee: Like...I mean... you're allowed... to, like, test things... and stuff... but the manager is gonna be... like, his mind is gonna be blown.

Pacey: This--no need to call the manager, 'cause, you know, we were just about to leave.

[Pacey jumps up to stop him and gathers their things up]

Employee: Hey.

Joey: Hey.

Employee: So, is this... like, your girlfriend?

Joey: No. We just sleep together from time to time. Do you have a problem with that?

[Joey walks past him, and the employee turns to Pacey with a big smile on his face.]

Employee: Very nice.

[Scene: The Cash Registers. A clerk is ringing up the items that Joey and Pacey have brought up, not realizing that they were in the store the entire night.]

Pacey: So, this is it.

Joey: Yes, it is.

Clerk: There were no security tags on these?

Joey: Oh. No. You should probably look into that.

[She hands the DVD from last night to the clerk]

Joey: And this.

Clerk: A DVD that’s... opened.

[Pacey hands her the open pack of razors]

Pacey: Oh. And, uh... this, too.

Clerk: And a razor that’s...opened.

Pacey: Sighs]

Clerk: Ok, and your total is 98.15.

Joey: I can pay you back. My purse is—

Pacey: I got it. Seems a small price to pay for a dream come true.

Clerk: I certainly hope you found everything you were looking for today.

Pacey: Well...not everything, but we found what we needed, which, as I'm sure you know, is sometimes just as important. In a spiritual sense. 'Cause, you know, if you found everything that you needed today, what would be the point of waking up tomorrow and doing it all over again? It just wouldn't seem worth it.

Joey: Don't worry. He's on a one-day pass from the asylum. But...in all fairness, I should let you know that I will be writing a letter to the home office about this.

Clerk: You will?

Joey: Yeah. Because this store... is perfect just the way it is. Don't change a thing.

[The clerk hands her the bag, and she grabs the other one]
Joey: Thank you.

Clerk: You're welcome.

[They turn to leave the store.]

Pacey: Home?

Joey: Home. You know, you could offer to carry one of these things.

Pacey: Sure.

Joey: And you are letting me drive. Right?

Pacey: Drive? My car? Ha ha! Do I appear to have lost consciousness? Because that's the only circumstances under which you would be driving my
car.

Joey: You wouldn't have this problem if you hadn't taught me how to drive in the first place.

Pacey: But you see, I don't have a problem, because—

Joey: We'll see, Pace.

Pacey: You'll see your way into the backseat if you keep this up.

Fade Out:

End of episode

Kikavu ?

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stanary (14:37)

Sonmi451 (14:38)

Merci. lol

Sonmi451 (14:38)

L'espoir fait vivre comme on dit. ^^

stanary (14:39)

Oui c'est ce qu'on dit ! Alors et toi dis moi tu travailles dans quoi ?

Sonmi451 (14:41)

Moi je suis assistante maternelle mais en ce moment en congé parental.

stanary (14:43)

Ah bah alors ça va veut dire que t'aimes beaucoup les enfants hein ! Mais j'aime bien ça ...

Sonmi451 (14:44)

Tout à fait.

stanary (14:45)

Alors dis moi, tu fais quoi de beau ?

Sonmi451 (14:47)

Là en ce moment, je m'occupe de la migration des épisodes de Friends pendant que mes oreilles sont en train d'écouter si bébé dort toujours. Et puis mes yeux regardent de temps en temps, vers la fenetre pour voir si le grand arrive avec son papa. ^^

Sonmi451 (14:47)

Et toi?

stanary (14:49)

La migration ?
Bon pour moi faut pas chercher hein. Je n'ai pas de vie donc je suis chez moi entrain de ne rien faire si ce n'est lire

Sonmi451 (14:49)

Et en parlant du loup, il sort du bois. Mon grand vient d'arriver.

stanary (14:51)

Eh bah il est autonome ce grand !

Sonmi451 (14:51)

La migration c'est le passage d'un guide épisode à un autre guide, soit de l'ancien au nouveau.

Sonmi451 (14:52)

Je vais devoir te laisser. Il est autonome oui d'une certaine façon, mais il a encore "que" 5 ans.

Sonmi451 (14:52)

A bientôt peut être.

stanary (14:56)

A bientôt

billy (18:53)

Plus que quelques jours pour venir participer au concours de la photo de bienvenue du quartier Castle. Venez vous affronter avec les plus créatifs ^^

CastleBeck (19:15)

Billy : Je crois que ton message irait plutôt dans la room HypnoPromo maintenant
D'ailleurs, il faut que je me dépêche pour finir ma participation...

Chaudon (19:39)

Nouveau calendrier sur le quartier "Elementary" ! Donnez votre avis sur le quartier de la série !

Titepau04 (20:22)

Chaudon, tu t'es trompée de room !!!!

Titepau04 (20:23)

T'ai trompé*

Sonmi451 (22:00)

Hypnoroom promo pour les pubs allezzz, on y va vroouuuummmm

Titepau04 (22:01)

LOL!!!!

Titepau04 (08:52)

Bonjour tout le monde!!!!

Hypnotic (11:53)

Bonjour !

Locksley (11:58)

Hello chef !

Titepau04 (12:19)

Bonjour!!

serieserie (13:05)

Hello la citadelle!

Sonmi451 (16:48)

passage rapide pour souhaiter un bon dimanche.

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