VOTE | 148 fans |

#503 : Partir puis revenir

Titre en VO : "Capeside Revisited" - Titre en VF : "Partir puis revenir"
¤ USA : diffusé le 24/10/01 - France : diffusé le 09/02/02
¤ Scénario : Jeffrey Stepakoff - Réalisation : Michael Lange


Dans cet épisode, Charlie et Jen tentent de mieux se connaître. Ils font un pacte mais ne parviennent pas à le respecter !

Dawson rentre à Capeside pour expliquer à ses parents qu'il abandonne ses études à Los Angeles. En effet, il veut habiter à Boston.

Jack entre dans une confrérie et Pacey commence à travailler au restaurant de Dany !

Plus de détails


~~~~~~~~~~


Joey, Jen et Audrey mangent au restaurant, lorsque Joey aperçoit Pacey dans les cuisines. En effet, celui-ci travaille à présent comme cuisinier !

Jen finit par lui expliquer qu’elle savait que Pacey se trouvait à Boston, mais qu’elle ignorait qu’il travaillait dans ce restaurant. Il lui avait demandé de garder le secret, concernant sa présence dans cette ville.

Dawson passe sa dernière nuit à Boston, dormant chez la grand-mère de Jen. Il appréhende la réaction de ses parents quand il leur dira qu’il a décidé d’abandonner ses études à Los Angeles.

Jack s’intègre de plus en plus dans la confrérie. Il est attiré et charmé par tous les avantages que celle-ci lui procure.

Karen, la serveuse qui travaille avec Pacey, est jalouse de ce dernier étant donné qu’il s’occupe du travail en cuisine. Elle désire sa place !

Après que Charlie ait appelé Jen alors qu’elle mangeait avec ses amies, les deux tourtereaux se retrouvent. Ils se mettent à discuter un peu plus que d’habitude pour essayer de mieux se connaître.

Dawson rentre chez lui, à Capeside. Il est chaleureusement accueilli par ses parents jusqu’à ce qu’il leur annonce qu’il ne retournera pas à Los Angeles.

Mitch est totalement contre cette idée et le fait savoir à son fils.

Joey parle avec Audrey de diverses choses.

Jen et Charlie continuent à lutter contre le désir charnel qui les ronge. Jen lui propose d’aller voir un film en VO au cinéma, mais son ami refuse catégoriquement.

Jack se pose un tas de questions à propos de la confrérie. Il n’aime pas l’idée d’avoir été choisi pour une seule raison : il est homosexuel !

Il va donc voir Grams pour en discuter. Elle lui dit que s'il se sent bien dans cette confrérie, il ne faut pas qu'il hésite à y entrer.

Gale demande à Dawson pour quelle raison il désire retourner à Boston. Ce dernier lui explique qu’il écoute tout simplement son cœur, comme ses parents le lui ont appris quand il était plus jeune.

Gale et Mitch observent leur fils qui tient Lily dans ses bras, tout en parlant de leur réussite dans la vie.

Jen et Charlie continuent à essayer de se trouver des points communs en discutant. Ils discutent lorsque tout à coup ils craquent.

Malheureusement, la boîte de préservatifs est vide… Ils décident donc d’aller en voler.

Joey rend visite à Pacey sur son bateau. La rencontre entre les deux anciens amoureux se passe bien. Joey demande à Pacey s'ils pourront, un jour, être à nouveau amis. Pacey lui annonce que ceci est déjà possible pour lui…

Dawson se prépare à partir pour Boston. Il rend les billets que Mitch lui avait donnés la veille (vol en partance pour Los Angeles). Celui-ci rétorque à Dawson qu’il fait une grosse erreur et qu’il est déçu. Pourtant, il ne cessera jamais de l’aimer.

Jen et Charlie entrent dans un centre de santé par une fenêtre, pour voler les préservatifs. Jen apprend que Charlie est myope et qu’il ne peut pas lire de loin sans ses lunettes.

Jack explique aux gens de la confrérie que s’ils l’acceptent, ils devront aussi accepter Tobey quand il sera là pour lui rendre visite. Pour finir, Jack accepte d’entrer dans la confrérie.

Dany, le chef cuisinier, annonce à Pacey qu’il possède un don pour la cuisine mais qu’il doit s’entraîner. Dès le lendemain, il pourra faire des raviolis aux truffes. C’est pour cette raison qu’il lui avait fait couper des kilos de pomme de terre ! L’entraînement !

Dawson arrive à Boston et demande à Joey de le réconforter. Celle-ci l’invite à boire un verre…

Mitch conduit avec une glace à la main, après avoir été acheter du lait pour Lily. Il fait tomber sa glace et enlève sa ceinture pour la ramasser lorsqu’une voiture arrive en sens inverse… C’est l’accident.


Résumé écrit par Karim. Grand merci.
[Restaurant ou travaille Pacey. Jen, Joey et Audrey dînent ensemble]
KAREN : Je vous apporte les boissons
AUDREY : Ils font une pub d’enfer pour cet endroit dans les journaux de Boston, je regrette vraiment pas d’avoir accepté de venir
JOEY : (sourit) De t’être incrustée
AUDREY : Arrête je t’en prie, tu m’adores et on le sait très bien (Le téléphone de Jen sonne)
JEN : (décroche) Allô ?
JOEY ET AUDREY : (chantonnant) Charlie !
JEN : (au téléphone) Salut
AUDREY : (à Joey) Comment tu le trouves Charlie ?
JOEY : Je n’ai pas l’honneur de le connaître. Mais elle le garde pour elle, elle est égoïste, elle le cache celui là hein
AUDREY : C’est très étrange ça me fait penser à 9 semaines et demie (Jen raccroche) Une invitation ?
JEN : Plus ou moins oui
AUDREY : C’était évident
JOEY : Tu vas y aller ?
JEN : Je ne dirais pas non à un peu de tendresse
AUDREY : Je crois que c’est ce qui me manque le plus quand j’ai pas de petit ami, de la tendresse. C’est mieux que le sexe. Il en faut peu pour nous rendre heureux et les mecs le savent pas
JOEY : Tu parles même si ils le savaient ils ne s’en contenteraient pas. La tendresse pour eux ça…ça sert à arriver à leur fin
JEN : Je ne connais Charlie que depuis une semaine et la seule chose que je sache de lui pour le moment c’est qu’il porte des caleçons pas des slips
AUDREY : Oh y a pire dans la vie tu sais
JEN : Par exemple ?
AUDREY : Je sais pas. Y a des garçons qui préfèrent les collants aux chaussettes
JOEY : Oh !
JEN : Tu parles des travestis ?
AUDREY : Ouais
JOEY : Bon sur ces bonnes paroles je vais aux toilettes. Et s’il vous plaît je souhaiterais qu’à mon retour l’épisode de « Sex and the City » soit terminé
JEN : D’accord Charlotte
AUDREY : Et si il était bisexuel ? (Les paroles de Jen et Audrey sont couvertes par une musique. Joey se dirige vers les toilettes et s’arrête d’un coup. Son visage paraît très étrange et surpris. On voit un homme ressemblant à Pacey dans la cuisine du restaurant. La serveuse ouvre la porte de la cuisine et on peut voir qu’il s’agit bien de Pacey. Joey semble choquée)

[Restaurant. Suite de la scène précédente. Joey se dirige vers une banquette dans le restaurant suivie de Jen]
JOEY : Je me demande depuis combien de temps il est là
JEN : Ca doit faire trois semaines et demie
JOEY : Aussi longtemps tu crois ?
JEN : J’en suis persuadée
JOEY : Tu le savais ?
JEN : C'est-à-dire…je savais qu’il était à Boston, j’ignorais qu’il travaillait dans ce restaurant je te le jure
JOEY : Mais pourquoi tu m’as rien dit ?
JEN : Parce que…il m’a fait promettre de ne rien dire
JOEY : Je m’en vais (Elle se lève, Jen la fait rasseoir)
JEN : Non Joey…tu devrais essayer de le voir, essayer de discuter avec lui…
JOEY : J’ai très envie de le revoir seulement je ne crois pas que ce soit réciproque
JEN : Ca tu n’en sais rien
JOEY : Trois semaines et demie Jen. Si il voulait me voir, il m’aurait trouvé et surtout il ne t’aurait pas fait promettre de ne rien me dire (Elle se lève et part)

|Chez Grams, Jen et Jack. Dawson est dans le salon tandis que Grams porte une couverture et un oreiller qu’elle donne à Dawson]
DAWSON : Merci pour votre hospitalité madame Ryan
GRAMS : Je crois que j’ai beaucoup de plaisir à voir des expatriés dormir sur mon canapé. Ca me fait penser à Paris dans les années 20 (Lui tend un paquet de gâteaux) Ce ne sont pas des crêpes malheureusement mais ça sera toujours bon à grignoter en chemin demain
DAWSON : Je me demande comment on peut être à la fois aussi sur de soi et aussi nerveux
GRAMS : Rester à Boston c’est une grande décision
DAWSON : Je suis sur de moi ce que j’appréhende c’est la réaction de mes parents
GRAMS : Tu pourrais avoir une surprise
DAWSON : Je vais peut être retarder mon départ
GRAMS : Tu es si occupé que ça ces jours ci ?
DAWSON : Non c’est pas ça c’est que je ne sais pas comment le leur annoncer
GRAMS : Seule la vérité peut nous libérer
DAWSON : La vérité ne peut que les choquer. Et si je leur écrivais ?
GRAMS : Si Moïse a pu affronter Pharaon, tu pourras affronter tes parents

[Maison de la Fraternité. Beaucoup de monde fait la fête et boit. Jack et un dénommé Blossom jouent à la PS2. Ils rigolent et semblent acharnés]
BLOSSOM : Allez vas y !
JACK : (il gagne) Ouais !
BLOSSOM : Tu es l’homme Jack ! (Présente Jack à quelqu’un) Oh Jack ? Ours polaire
JACK : Salut (Il lui serre la main)
OURS POLAIRE : Bienvenu dans la Fraternité Jack
JACK : Merci
OURS POLAIRE : Comment ça va en cours ?
JACK : Pas mal, pas mal
OURS POLAIRE : Tu souffres en astro avec Thomson hein ?
JACK : (surpris) Ouais c’est drôle c’est le cours que j’aime le moins celui de Thomson comment t’as deviné ?
OURS POLAIRE : (lui tend une carte) Appelle moi je te parlerai du sujet de contrôle de la semaine prochaine (Il part)
PETE : (s’approchant) Blossom c’est lui ?
BLOSSOM : Jack Macphee, Pete
PETE : (lui serre la main) Bienvenu à la Frat’
JACK : Merci
PETE : T’es à l’aise sur un terrain de golf ou pas du tout ?
JACK : J’adore sauf qu’il faut se réveiller de bonne heure pour avoir une place sur le terrain
BLOSSOM : Pete a ses entrées sur le terrain de Boston Bay
JACK : Ah je parie que tu joues un peu mieux que moi
PETE : Si t’étais capable de jouer au Capeside Country Club y a pas de raisons qu’ici tu joues mal, tu viens humilier les Bostoniens avec moi dimanche ?
JACK : Si tu veux
PETE : Ben génial salut à dimanche
JACK : Ouais salut
BLOSSOM : (lui tend une assiette) Tiens c’est pour toi
JACK : C’est incroyable vous savez tout de moi les gars
BLOSSOM : Le serment Sigma c’est pour la vie. Avant d’accepter un nouveau membre au sein de la Fraternité, on prend un maximum d’informations sur lui
JACK : Euh justement à ce propos je, je sais pas si tu as…
BLOSSOM : Oh excuse moi y a un autre nouveau qui vient de prêter serment. Un frère de plus (Il se dirige vers un groupe qui porte en triomphe un garçon et qui chante la chanson de la fraternité)

[Restaurant. Dans la cuisine, Pacey épluche des pommes de terre alors que Karen rentre avec une salade]
KAREN : Une espèce de pimbêche blonde vient de me rendre sa salade parce que mademoiselle n’est pas sûre (Imitant Audrey) d’aimer les anchois dans sa salade !
PACEY : Et alors ?
KAREN : Fais pas semblant de pas comprendre
PACEY : Y a un truc que je comprends vraiment pas en tout cas. Danny m’a engagé comme cuisinier mais il refuse de me laisser cuisiner je sais pas pourquoi mais pour moi ça, ça s’appelle éplucher des pommes de terre
KAREN : Ton bonnet ? Où est ton bonnet ? Tu es censé respecter les règles d’hygiène
PACEY : La condition pour que je le porte c’est que tu m’embrasses sur la bouche
KAREN : D’accord Pacey oublie le bonnet
PACEY : Qu’est ce que j’ai fait ? J’ai l’impression que tu m’en veux ce soir, c’est vrai tu m’adresses plus la parole
KAREN : Je travaille
PACEY : Un petit mot
KAREN : Je suis concentrée
PACEY : Mais d’habitude tu parles
KAREN : Non mais franchement tu crois pas que j’ai mieux à faire ici que de traîner près des fourneaux pour discuter tranquillement avec le nouveau cuisinier ?
PACEY : Tu vois un cuisinier ici ? (Karen part, Pacey crie) Je regrette pour moi un cuisinier c’est quelqu’un qui cuisine or moi je ne fais qu’éplucher les pommes de terre !!!!!

[Chambre de Charlie. Jen entre]
JEN : Je préfère te prévenir il n’est pas question que ça devienne une habitude
CHARLIE : De quoi tu parles ?
JEN : Que tu téléphones et que je débarque chez toi comme ça au beau milieu de la nuit
CHARLIE : T’as pris ton temps je ne dis rien mais t’as pas débarqué aussi vite que je l’espérais. J’ai eu le temps de dévorer deux pizzas. Deux pizzas mode Chicago (Il commence à l’embrasser)
JEN : Chicago ? C’est de là que tu viens ?
CHARLIE : (essaie de l’embrasser) Pas tout à fait
JEN : Ah bon ? Mais…d’où tu viens alors ? De quelle ville ?
CHARLIE : Tu crois que c’est le moment d’en parler ?
JEN : Oui. Ca fait combien de temps qu’on est ensemble ? Au moins une semaine et je ne sais rien de toi, je ne sais pas vraiment qui tu es finalement
CHARLIE : (essaye de l’embrasser) Oh mais si tu sais
JEN : Ou as-tu grandi ?
CHARLIE : (essaye de l’embrasser) Un peu partout
JEN : Mais tu as fait tes études dans quel lycée ?
CHARLIE : (essaye de l’embrasser) Différents lycées
JEN : (s’échappe de son étreinte) Non arrête. Tu vois c’est ce que je te reproche, tu ne réponds à aucune question
CHARLIE : C’est vrai parce que les réponses sont ennuyeuses et longues
JEN : Oui mais tu pourrais prendre en compte mon besoin de savoir
CHARLIE : D’accord. Highland Park Illinois. Comme endroit sympa y a beaucoup mieux voilà
JEN : Alors ? Est-ce que c’était si dur que ça ?
CHARLIE : Une vraie torture (Ils s’embrassent)

[Capeside. Dawson est devant sa maison et regarde la crique. Mitch sort de la maison et le voit]
MITCH : Dawson ?
DAWSON : Bonjour

[Maison des Leery. Dawson et Mitch sont dans le salon. Dawson regarde le canapé]
DAWSON : Nouveau canapé ?
MITCH : Oui ta mère a la fièvre de la décoration depuis ton départ
DAWSON : Il est joli
MITCH : Je préférais l’ancien
GALE : (descend les escaliers) Dawson ! Oh je n’en crois pas mes yeux quelle surprise ! C’est vraiment toi !
DAWSON : Oui c’est moi
GALE : Oh chéri regarde toi tu as drôlement maigri tu ne manges rien
DAWSON : Maman
MITCH : Alors parle nous de Los Angeles, ton contrat avec les studios de cinéma ou ça en est ?
GALE : Tu as reçu les gâteaux que je t’ai envoyés ?
DAWSON : Non je n’ai rien reçu. En fait…en fait ça fait une semaine que je n’ai pas mon courrier à Los Angeles
MITCH : Le programme est aussi chargé ? C’est bien ça, tu ne perds pas ton temps
DAWSON : Non je ne reçois rien parce que je ne suis pas à Los Angeles
GALE : Mais comment çà ?
DAWSON : J’étais à Boston
GALE : M…mais dans quel cadre ?
DAWSON : Euh…l’USC c’est pas pour moi, j’abandonne. Je sais que vous allez être très surpris mais…j’ai passé tout l’été là bas à Los Angeles, j’ai assisté à tous les cours, je n’en ai pas raté un seul et maintenant je suis persuadé d’une chose…je…c’est que je n’ai rien à faire à Los Angeles
GALE : Et à Boston tu crois…
DAWSON : Mes amis sont à Boston
GALE : Oh mais tu te feras de nouveaux amis en Californie, laisse toi un peu de temps et tu verras
DAWSON : C’est pas seulement ça. Ça n’est pas seulement ça. Je me trouve à un tournant décisif de ma vie. Je suis certain qu’en ne choisissant pas cette voie là j’aurais des regrets
GALE : Ou vivras tu ?
DAWSON : Avec Jack, Jen et sa grand-mère
DAWSON : Qu’est ce que tu feras ?
DAWSON : Je trouverai une école
GALE : Oh Dawson
DAWSON : Je sais que ça peut sembler saugrenu mais j’y ai réfléchi pendant des heures et des heures
MITCH : Moi je n’ai pas besoin d’y réfléchir pendant des heures c’est tout réfléchi. J’ai décidé…que tu n’abandonnerais pas
DAWSON : Ce n’est pas à toi de décider
MITCH : Ces histoires de tournant et de chemin que tu te dois de prendre je les accepterai si il n’était pas question de quitter l’école pour l’aventure et ce que je te reproche c’est que ce n’est pas un discours d’adulte (A l’étage, Lily se met à pleurer)
GALE : Oh Lily comme je te comprends (Mitch part, Gale monte à l’étage et Dawson se retrouve seul)
DAWSON : Bienvenu

[Chambre de Joey et Audrey. Joey nettoie un peu alors qu’Audrey essaie de voir ce qu’elle fait]
AUDREY : Bon…qui c’est ce type ?
JOEY : Lequel ?
AUDREY : Celui que tu as vu au restaurant hier soir, il semble avoir une grande importance dans ta vie
JOEY : Il n’y a que James Joyce qui ait de l’importance aujourd’hui dans ma vie et je m’y consacrerai dès que j’aurais mis un peu d’ordre dans ma chambre
AUDREY : Joey ? Avant à Los Angeles je servais un peu de psychothérapeute à tous mes amis. Ils m’appelaient tout le temps pour parler de leurs problèmes même pendant les vacances, ils m’appelaient parfois de très loin. Et toi veinarde tu m’as à toi toute seule et gratuitement
JOEY : Oh quelle chance
AUDREY : Tu veux pas arrêter de faire le ménage et me parler de lui ?
JOEY : T’aurais pas un rendez vous avec un footballeur ?
AUDREY : J’ai ma théorie sur toi ça t’intéresse ?
JOEY : Non
AUDREY : Tu aimes les études parce qu’il y a des règles et tu détestes les rapports humains parce que c’est le contraire. Tu souhaites le revoir oui ou non ?
JOEY : Oui (Pause) Non. J’aimerais le revoir si il souhaitait me revoir mais c’est pas le cas
AUDREY : Qu’est ce qui faut pas entendre. C’est évident qu’il a envie de te revoir
JOEY : Pourquoi tu dis ça ?
AUDREY : Parce que…tu es belle et que tu ne le sais pas. Parce que tu es intelligente même si tu refuses de le croire. T’es le genre de filles dont les garçons ne se remettent jamais. Joey t’es le genre de filles que toutes les autres rêveraient d’être
JOEY : Je veux pas…je veux pas qu’il soit mal à l’aise à cause de moi
AUDREY : Je crois plutôt que c’est toi qui n’a pas envie d’être mal à l’aise
JOEY : Non, non c’est compliqué ça c’est très mal terminé et je voudrais pas envenimer les choses
AUDREY : Joey tu ne seras pas notée sur ton comportement dans cette affaire. Personne ne viendra te dire ce qu’il fallait que tu fasses pour avoir une excellente note. Les relations entre les êtres humains sont par définition très compliquées, elles sont compliquées du début à la fin alors si tu veux continuer à vivre normalement faut t’y faire c’est comme ça un point c’est tout (Joey semble réfléchir)

[Maison de la Fraternité, le lendemain. Jack dort sur le canapé alors que Blossom le réveille]
BLOSSOM : (lui tend une enveloppe) Comment ça va Macphee ?
JACK : Hum…je sais même pas ou je suis
BLOSSOM : Tu as passé la nuit chez nous. Sigma interdit de boire et de conduire. Pour nous la vie est sacrée. Tu as vu les affiches sur le mur ? Chacun des membres de Sigma a eu droit à une faveur. Ton avenir est dans cette enveloppe ouvre
JACK : (ouvre l’enveloppe et la lit) Et qu’est ce qui va se passer si j’accepte ?
BLOSSOM : Tu vivras dans cette maison, tu y prendras tes repas, tes problèmes deviendront les nôtres, ta réussite sera notre réussite, nous serons frères, tu seras de la famille. Alors Jack ?
JACK : Je…j’hésite je sais pas quoi dire ce sera un tel changement
BLOSSOM : Chaque homme se pose au moins une fois dans sa vie cette question fondamentale. Je m’engage ou je m’engage pas ?
JACK : Ouais. Cette question je me la suis déjà posée en réalité. Et il y a des choses qu’il faut que je vous dise…je suis homosexuel
BLOSSOM : (rit un peu ainsi que les autres) Tu croyais qu’on le savait pas ?
JACK : Pour la plupart des gens c’est une surprise
BLOSSOM : Nous ne sommes pas la plupart des gens. Tu es chez Sigma Epsilon, tu es comme nous
JACK : Tu veux dire que vous êtes tous homosexuels ?
BLOSSOM : Ah non tu es le premier
JACK : Les fraternités sont particulièrement connues pour leur…intolérance envers ceux qui ont des mœurs différentes des leurs
BLOSSOM : C’est la raison pour laquelle on a besoin de toi ici. Sigma Epsilon a la réputation d’être une fraternité de fêtards très sectaires, les plus sectaires du campus, une réputation pas tout à fait usurpée d’ailleurs et le doyen souhaite qu’on se diversifie. Le doyen dit alors on exécute. Oui Jack on sait que tu es homosexuel. Justement c’est toi qu’on veut parce que tu es gay

[Chambre de Charlie. Jen et ce dernier sont dans le lit]
JEN : Alors c’est quoi ta couleur préférée ?
CHARLIE : J’en sais rien la couleur de tes yeux
JEN : (lui cache les siens) De quelle couleur sont mes yeux ?
CHARLIE : Oh mais quelle question ridicule, on sort ensemble depuis une semaine et tu crois que je ne sais pas de quelle couleur sont tes yeux ?
JEN : Rassure moi
CHARLIE : Marron
JEN : Marron avec des reflets verts (enlève sa main)
CHARLIE : Je regrette c’est pas ma faute si au lieu de discuter toi et moi on passe spontanément et sans détour à l’acte sacré
JEN : Tu veux insinuer que c’est ma faute ?
CHARLIE : Non je pense que toi et moi on est doué presque pour tout sauf pour le self-control
JEN : Est-ce que tu crois qu’on pourrait passer 24 heures sans avoir de relations sexuelles ?
CHARLIE : 24 heures ?! Tu délires complètement. On s’estimera heureux si on peut tenir 12 heures
JEN : Tu as peur de ne pas pouvoir tenir c’est ça ?
CHARLIE : Non Jen je sais que je tiendrai. Je ne sais pas si tu tiendras
JEN : Oh alors là d’accord on commence à partir de maintenant ! 12 heures sans se toucher (Charlie essaie de l’embrasser. Jen semble ne pas pouvoir résister) Non…non…non
CHARLIE : On ferait peut être mieux de se lever
JEN : Bonne idée (elle se lève)

[Restaurant. Pacey s’occupe toujours des pommes de terre. Karen entre]
PACEY : Qu’est ce que j’ai fait ? J’ai oublié de remplacer les serviettes dans les toilettes pour dames ? (Karen l’ignore) Bizarre on prétend que les serveuses doivent être souriantes mais ici apparemment c’est pas un critère, quand au chef cuisinier je crois que j’ai jamais rencontré quelqu’un de plus grand débile il m’a vu avec un plat à tarte dans la main et il s’est mis à hurler « Pousse toi de là, pose moi ça et éloigne toi tu feu ! »
KAREN : Moule à tarte
PACEY : Hein ?
KAREN : Pourquoi tu veux jouer avec des ustensiles dont tu connais même pas le nom ?
PACEY : Fais moi plaisir critique le avec moi deux minutes y a rien de mieux pour souder deux collègues que de dire des vacheries sur le patron
KAREN : On n’est pas collègues, on n’est pas dans un cabinet d’avocats. Je sers les clients à table et tu cuisines pour eux
PACEY : Euh non c’est bien là le problème au lieu de cuisiner, j’épluche et je coupe des pommes de terre et pour quelles raisons ? Ca, ça me dépasse
KAREN : C’est travailler tout court qui te dépasse
PACEY : D’accord c’est quoi le problème ?
KAREN : Il est en train de te tester sur des petites corvées et tu dois porter un bonnet à moins que tu veuilles gâcher un dîner en amoureux, qu’une jeune femme trouve un de tes cheveux gras dans son assiette et se mette simplement à vomir ! Quand à moi ce que je te reproche c’est d’avoir été engagé par le patron non pas parce que tu es doué mais parce que tu es un mec !
PACEY : C’est bien tu vois finalement il y a du progrès (Karen part) Tu parles, tu t’emportes sauf qu’on sait pas pourquoi !

[Capeside. Chambre de Dawson. Il est assis par terre près de son lit. Mitch entre]
MITCH : Quand j’avais ton âge, il m’arrivait de passer des heures et des heures assis à réfléchir sur ma vie
DAWSON : Pourquoi tu as arrêté ?
MITCH : Parce que je suis trop occupé à la vivre, je n’ai plus le temps d’y réfléchir
DAWSON : J’espère que j’en n’arriverai jamais là
MITCH : Dawson…je dors avec l’interphone de Lily dans ma chambre je suis épuisé alors ne te moque pas de moi. Je sais parfaitement ce qui te met dans cet état, c’est une fille, une jolie fille
DAWSON : Tu dis ça comme si c’était grave
MITCH : Des films…tu en as toujours fait depuis que tu es tout petit. Tu as commencé à parler de l’USC quand tu avais 10 ans et pendant 4 ans la famille entière a retenu sa respiration. Tu as travaille dur, très dur. Tu as essuyé des tempêtes, affronté des obstacles devant lesquels n’importe quel autre lycéen aurait fait demi tour, tu as fait l’impossible et tu as eu ce que tu voulais. Tu as réussi Dawson. Tu as…réussi. Et tout à coup…tu décides de renoncer alors que toutes les portes sont ouvertes devant toi, c’est de la folie
DAWSON : Peut être
MITCH : Tu parles de tournant, de chemin parfait. Mais essaie de trouver ton propre chemin
DAWSON : C’est ce que j’essaye de faire justement
MITCH : Non. Tu es en train de suivre celui de Joey. Je sais ce qu’elle représente pour toi. Mais crois tu qu’il soit raisonnable de prendre des décisions aussi importantes en pensant à quelqu’un d’autre ? N’oublie pas que tu n’es plus au lycée, les décisions que tu prendras dorénavant auront des conséquences sur ton avenir
DAWSON : (se lève) Arrête je t’en supplie ! Tu crois vraiment que je ne sais pas tout ça ? Tu crois que je ne sais pas que c’est la plus importante décision de toute ma vie ?
MITCH : Alors tâche de prendre la bonne
DAWSON : C’est pas si simple
MITCH : Si ça l’est. Dawson je suis ton père, j’ai deux fois ton âge et j’essaie tout simplement de te faire bénéficier de mon expérience
DAWSON : Non…je regrette je ne peux pas. Je ne peux pas suivre la vie que tu veux que je vive, ça n’est pas possible je suis assez grand c’est à moi de choisir de ma vie
MITCH : Ta vie ?
DAWSON : Oui
MITCH : Tiens… (lui tend un billet d’avion) voilà ton unique chance de vivre celle dont tu rêves depuis tout petit. L’avion de 15h15 demain (Pause) Dawson ne laisse pas passer cette chance tu le regretteras. Si elle passe elle ne reviendra pas…et c’est la vie

[Jardin des Leery. Dawson est assis au loin avec Lily dans les bras. Gale et Mitch sont assis sur un banc et le regardent de loin]
GALE : Je dois t’avouer une chose. C’est totalement égoïste je l’admets pourtant…je serais presque contente qu’il laisse tomber l’USC et qu’il revienne près de nous ici
MITCH : Tu n’imagines pas combien je suis heureux, j’ai l’impression que mon cœur va sortir de ma poitrine. Il est là notre fils chéri. Il me manque tellement. Il me manque à table, au dîner, il me manque le soir devant la télé avec ses critiques intransigeantes. J’adore ma vie. J’ai la plus formidable des familles. Je sais bien que tout le monde dit ça mais crois moi je pense avoir bien analysé la situation je peux te dire que le bonheur que nous vivons est incroyablement rare. Nous quatre…c’est la seule chose que j’ai vraiment réussi
GALE : Oh chéri
MITCH : Non, non, non je le sais je suis un père de famille. Je sais ce que je vaux. Tu peux être certaine que je ne t’écrirai jamais un poème…(Gale rigole) que je ne peindrai pas ton portrait, que je ne ferai pas le film qui changera le monde. Pour moi ça n’a aucune importance, je n’ai aucun regret parce qu’il est probable je dis bien probable…que notre fils le fera (Gale l’embrasse) C’était pour quoi ?
GALE : Pour le plaisir. Et parce que je vous aime tous les trois

[Chambre de Charlie. Jen et lui sont éloignés l’un de l’autre]
JEN : (regarde le journal) Ca marche. Ça marche même très bien tu vois. Deux personnes qui prennent du café, qui lisent, dans la vie y a pas que le sexe
CHARLIE : On va au cinéma ?
JEN : Regarde « Hommage à Fellini « La Strada », « La Dolce Vita »
CHARLIE : Oh non en VO je peux pas, pas en VO
JEN : Pas en VO ?
CHARLIE : Je déteste les sous titres. Si c’est pour lire je préfère prendre un livre
JEN : Tu étais prêt à voir n’importe quoi
CHARLIE : N’importe quoi mais pas avec des sous titres
JEN : Ah pas de sous titres ? Même dans les films d’action ? Non ? Un John Woo, un Jacky Chan, une histoire de tigre ?
CHARLIE : Tu vas m’ennuyer longtemps avec ça ?
JEN : Non. Non, non. Non, non t’en fais pas. Monsieur n’aime pas les versions sous titrées, c’est pas une raison pour se quitter finalement qu’est ce que ça fait hein ? Qu’est ce que ça fait ? J’éprouve une abominable attirance physique pour quelqu’un qui rejette catégoriquement ce que le cinéma offre de plus merveilleux parce qu’il est trop feignant pour lire le texte en bas de l’image
CHARLIE : Et voilà t’es fâchée. Non, non on arrête ça c’est mieux de faire ce que j’ai dit. Apprendre à se connaître en douceur. On discute…j’apprends des choses, tu apprends des choses et sans qu’on s’en soit rendu compte les 12 heures auront passé. Et on pourra se remettre au lit

[Maison de Grams. Jack discute avec elle]
JACK : On me propose d’intégrer une fraternité
GRAMS : Mais c’est formidable
JACK : C’est pas l’avis de Tobey. Pour lui je suis l’homosexuel de service, il est convaincu qu’ils m’ont choisi pour une question…de quota…et il a pas entièrement faux
GRAMS : Comment te sens tu quand tu es avec eux ?
JACK : Ca peut sembler étonnant…mais pour la première fois de ma vie j’ai l’impression d’avoir trouvé ma place, je me sens chez moi, je suis parfaitement à l’aise
GRAMS : Je ne vois rien de bizarre
JACK : Je serai le seul homosexuel de la maison
GRAMS : Hum…oui je crois avoir compris. C’est plus un problème pour toi que pour eux
JACK : C’est vrai. Vous avez raison. Mais c’est ce qui m’étonne en fait ça me ressemble si peu
GRAMS : Mais ça ressemble beaucoup à Tobey. Si ces jeunes garçons savent ne serait ce qu’un dixième de ce que je sais de toi, je suis certaine qu’ils t’accepteront pour un peu plus qu’une histoire de quota

[Capeside. Gale et Dawson discutent assis à une table dans le jardin]
GALE : Joey t’a demandé de venir à Boston ?
DAWSON : Non
GALE : Elle et toi vous êtes… ?
DAWSON : Ensemble ? Non. Y a pas de logique là dedans je le sais. Mais…maman autant que je me souvienne tout ce que j’ai fait jusqu’à présent je l’ai fait avec un objectif clair et précis. Je savais quel était mon but, je savais ce que je…voulais accomplir. Et autour de moi, tout le monde me disait d’écouter mon cœur. Et ironie du sort maintenant que je sais ce que ça signifie les mêmes gens me disent que c’est de la folie
GALE : Chéri je ne dis pas qu’il ne faut pas écouter ton cœur mais…les gens changent Dawson c’est un fait. Toi, tes amis, vous allez tous changer. Si tu penses qu’il est absolument nécessaire que tu soies près de Joey, il faut que tu t’assures d’une chose très importante c’est que ça ne vous empêche pas de grandir. Chéri je n’essaie pas de démolir tes belles convictions sur l’âme sœur seulement…je te mets en garde contre l’idée du couple éternel. Très honnêtement pour moi tout se résume à une chose…la confiance. Alors pose toi la question. Est-ce que Joey est le genre de personne en qui tu crois avoir vraiment le droit de mettre toute ta confiance ?

[Chambre de Charlie. Charlie est au bureau et Jen sur le lit. Ils jouent aux cartes]
CHARLIE : Chocolat
JEN : Vanille
CHARLIE : Album préféré ?
JEN : Exile in guyville
CHARLIE : Exile on main street
JEN : Président préféré ?
CHARLIE : J’en sais rien Lincoln. Je viens de l’Illinois
JEN : Tu admires quelqu’un ?
CHARLIE : Cameron Diaz. On peut continuer à jouer aux cartes ?
JEN : Non pas avant d’avoir trouvé notre point commun
CHARLIE : On a trouvé notre point commun, le sexe !
JEN : Non il faut trouver autre chose on ne peut pas fonder une relation uniquement sur le sexe
CHARLIE : Excuse moi je ne suis pas d’accord. C’est pas évident de s’entendre au niveau du sexe et puis qu’est ce qu’on essaye de se prouver ? Et…explique moi pour quelle raison deux êtres doués d’intelligence, deux personnes responsables qui éprouvent l’un pour l’autre une attirance physique indéniable devraient se priver de plaisir ? (Il se lève et s’approche de Jen)
JEN : Oh pourquoi tu as quitté ta place ?
CHARLIE : Parce que
JEN : Tu te fiches de moi ?
CHARLIE : Non et toi ?
JEN : Moi non plus (Ils s’embrassent) Ca ne veut pas dire qu’il faut qu’on abandonne. Je veux savoir quel est notre point commun
CHARLIE : D’accord
JEN : Parce qu’à un moment ou à un autre il faudra bien qu’on sorte de cette chambre
CHARLIE : Je suis d’accord
JEN : Je suis persuadée que ce n’est qu’un phase, on va forcément passer à autre chose entre gens responsables et censés. Il n’est pas possible…(Charlie semble contrariée) Quoi ?
CHARLIE : Les préservatifs. On a utilisé le dernier
JEN : Oh incroyable. Ben trouves en un débrouille toi
CHARLIE : Quoi ?
JEN : Sors va en demander un à quelqu’un, débrouille toi
CHARLIE : Pourquoi emprunter quand on peut voler ? (La prend par la main et la fait se lever) Allez viens allez ! Viens
JEN : Mais ou est ce que tu m’emmènes ?
CHARLIE : On va sortir de la chambre c’est ce que tu voulais non ?
JEN : Oui (Ils partent)

[Quai de Boston. Joey marche à la recherche du bateau de Pacey. Finalement elle le voit et s’approche lentement]
JOEY : (regardant le ciel) On les voit pas bien ici. Y a pas de nuit dans cette ville
PACEY : (se retourne et semble surpris, il sourit et regarde le ciel) Quoi les étoiles ? Ouais on les voit pas mais moi je les ai déjà vues je m’en fiche
JOEY : (le regarde finalement et sourit) Moi aussi (Il lui fait signe de monter et l’aide)
PACEY : Dois je comprendre que mademoiselle Lindley m’a vendu ?
JOEY : Pas du tout. Je t’ai vu au restaurant
PACEY : Ben ouais faut bien travailler
JOEY : Enfin après me l’avoir dit elle s’est enfuie comme une voleuse
PACEY : Ce qui explique qu’elle ne vienne plus me voir
JOEY : Euh non ça c’est parce qu’elle a un copain
PACEY : C’est vrai ?
JOEY : Hum
PACEY : Tant mieux
JOEY : Ouais. Je suppose que…que Jen t’a parlé de nos dîners du dimanche soir ?
PACEY : Je crois oui il me semble qu’elle m’en a parlé une fois
JOEY : Je pense que c’est bien de se retrouver au moins une fois par semaine. C’est facile de se perdre ici
PACEY : Ouais c’est sur. Y a pas d’étoiles pour nous guider
JOEY : Ce serait bien que tu viennes
PACEY : Je vais essayer
JOEY : Tu sais Pacey…je serais triste si c’était à cause de moi que tu ne viennes pas
PACEY : A cause de toi ?
JOEY : Ben à cause de l’histoire que nous avons vécu. Ouais…ça c’était assez mal terminé c’est vrai pleine de larmes, d’amertume…et de reproches
PACEY : Ouais, ouais je me souviens. On est bien sorti ensemble ?
JOEY : (sourit) Ah oui c’est vrai ! (Elle enjambe un endroit du bateau, Pacey l’aide) Mais c’est loin et depuis je suis sortie avec la moitié des footballeurs du campus
PACEY : Que la moitié ? C’est surprenant je comprends pas que tu te limites à ça
JOEY : J’ai laissé la moitié à ma colocataire (Ils s’assoient)
PACEY : A ta colocataire ? Oh là la j’ai de la peine pour cette fille. 24 heures sur 24 avec toi dans un petit espace ça doit être dur
JOEY : Moi je ne ronfle pas
PACEY : C’est toi qui le dis
JOEY : Au fait Pacey…l’autre jour j’ai lu un article de biologie et il disait que contrairement à ce qu’on a pu dire et écrire sur ce sujet, chez l’être humain les cellules du cerveau peuvent parfaitement se régénérer
PACEY : La drogue n’est donc plus si dangereuse que ça pour le cerveau ça c’est bon à savoir
JOEY : Je ne te conseille pas d’essayer de vérifier. Mais ce que j’en ai retenu c’est que peut être dans un futur pas trop lointain on pourra probablement…oublier tous les mauvais souvenirs pour ne garder que les bons
PACEY : J’en sais rien mais en ce qui me concerne j’en suis déjà capable. Parle moi de ta camarade de chambre
JOEY : T’es sur que ça t’intéresse ?
PACEY : Bien sur que ça m’intéresse
JOEY : Non toi parle moi de ton travail et de ce bateau, un magnifique bateau !
PACEY : Ouais il ne m’appartient pas hélas…(la musique recouvre les paroles de Pacey)

[Capeside. Maison des Leery. Dawson finit son sac et descend les escaliers. Gale est avec Lily]
GALE : (à Lily) Viens là mon trésor (à Dawson) Oh chéri tu as pris ton pull ?
DAWSON : Oui maman je n’ai rien oublié t’en fais pas
GALE : Bon prends ça je les ai préparé spécialement pour toi et puis fais moi plaisir nourris toi bien
DAWSON : C’est promis
GALE : Je t’aime chéri
DAWSON : Je t’aime aussi (Elle l’embrasse) Au revoir Lily sois sage. Laisse maman et papa dormir la nuit (Lily essaie d’attraper le paquet de cookies) Non, non les cookies c’est pour moi
GALE : (à Lily qui pleure) Il reviendra Lily (Mitch entre)
DAWSON : (lui tendant le billet d’avion) J’espère que tu seras remboursé. Tu penses que je fais une erreur. Et bien c’est possible mais si c’est le cas j’ai besoin de la faire. Et je sais qu’en réfléchissant tu réaliseras que finalement je suis resté fidèle à ce que tu m’as appris
MITCH : Je crois que tu fais une bêtise Dawson, une grosse bêtise et je ne te cache pas que tu me déçois. Mais surtout n’oublie jamais ne serait ce qu’une seconde que je t’aime. Tu sais que tu peux compter sur moi (Il part)
DAWSON : Maman ?
GALE : Ca va aller…appelle le
DAWSON : D’accord (Il part, sort et monte dans son taxi. Mitch le regarde s’éloigner)

[Centre de santé de Boston. Jen et Charlie grimpent et entrent par la fenêtre. Charlie tire Jen par la main]
JEN : Dis moi ça t’arrive souvent d’entrer par effraction ?
CHARLIE : C’est pas entrer par effraction la fenêtre était ouverte
JEN : Ouais mais ça t’arrange bien avoue le
CHARLIE : Non parce qu’il n’y a rien à craindre à voler ici c’est simplement…une vieille tradition à Boston
JEN : Entrer par effraction dans un centre de santé c’est une vieille tradition à Boston ? (Ils se retrouvent devant un gros bocal contenant des préservatifs avec un panneau au dessus)
CHARLIE : C’est pas du vol c’est gratuit regarde c’est écrit « Cadeau de la promotion 90, éclatez vous bien »
JEN : Tu vois vraiment que c’est ce qui est écrit Charlie ?
CHARLIE : J’en sais rien ça doit être à peu près ça, y a un bon bout de temps que je suis pas venu , si on prenait ce qu’on est venu chercher ?
JEN : Tu es incapable de lire ce qui est écrit
CHARLIE : Oh je t’en prie qui peut lire d’ici regarde c’est illisible
JEN : (lisant) « Don de la promotion 90 dans l’espoir de voir un monde sans SIDA »
CHARLIE : Oui j’étais pas loin
JEN : Toi tu devrais porter des lunettes
CHARLIE : Mais non pas du tout je…je…je ne vois pas de loin quand c’est écrit tout petit
JEN : Oui c’est comme les sous titres dans les films en VO
CHARLIE : C’est vrai j’aime pas les sous titres parce que je peux pas lire sans mes lunettes t’es satisfaite ?
JEN : Oui. En tout cas je ne regrette pas de t’avoir suivi jusqu’ici parce que je sais enfin quelque chose d’important sur toi
CHARLIE : Quoi ? Que je suis myope ? Ben c’est pas tout avec mes lunettes j’ai l’air d’un abruti
JEN : Tu as déjà l’air d’un abruti, d’un adorable abruti. Allez embrasse moi (Ils s’embrassent en se baissant sur le sol. On voit juste la main de Charlie attraper un préservatif)

[Fraternité. Jack discute avec Blossom et les autres frères]
JACK : Ca me plaît pas d’être recruté pour…un problème de quota
BLOSSOM : Tu connais la raison pour laquelle on te veut Jack mais tu sais aussi qu’on t’apprécie beaucoup. Fais pas une fixation sur les quotas, ça te concerne comme ça me concerne et ça nous concerne tous. Chacun de nous a des qualités et une personnalité unique. C’est ce qui fait notre force
JACK : Et il fallait un gay dans le groupe
BLOSSOM : Oui c’est vrai. Et on t’a choisi
JACK : Est-ce que vous avez eu le temps d’envisager les conséquences de ma présence ici ? Je veux dire mon petit ami Tobey quand il me rendra visite, il faudra accepter qu’il séjourne ici, il prendra son repas avec nous, il fera la fête avec nous, il dormira ici, il prendra sa douche ici
BLOSSOM : Jack, Tobey sera le bienvenu. Même si il n’habite pas avec nous. On a de la place il sera toujours le bienvenu. C’est ça être frères
JACK : Génial
BLOSSOM : Qu’est ce que tu décides ?
JACK : Je dis d’accord
BLOSSOM : Bienvenu parmi nous (Ils crient tous et portent Jack sur leurs épaules)

[Restaurant. Danny est avec Pacey]
PACEY : Et voilà j’ai fini 21 kilos de pommes de terre épluchées et coupées. Est-ce que je peux les faire cuire maintenant ?
DANNY : On se calme (Examine les pommes de terre) Bon on dirait que tu as la technique ça y est enfin. Y a de l’espoir
PACEY : Merci (Danny jette tout à la poubelle) Eh qu’est ce que tu fais ?! Ca représente plusieurs heures de travail !
DANNY : Je ne sers pas de patates frites dans mon restaurant
PACEY : Tiens donc ! Dans ce cas pourquoi tu t’amuses à perdre ton argent et moi mon temps à éplucher et couper des pommes de terre ?
DANNY : L’entraînement (Il donne à Pacey un couteau et l’emmène vers une table de cuisine ou une truffe est posée) Coupe
PACEY : Qu’est ce que c’est ?
DANNY : Cherche pas ce que c’est coupe comme si c’était des pommes de terre (Pacey s’exécute) Pas mal. Tu progresses
PACEY : Je peux savoir à quoi ça rime maintenant ?
DANNY : Attention c’est précieux la truffe blanche. Tellement fraîche qu’on peut encore voir dessus les traces du groin du brave petit cochon qui l’a déterrée en Italie. Ce beau bijou vaut 1200 dollars la livre
PACEY : Quoi ? J’ai jamais rien entendu de plus absurde
DANNY : Pourtant c’est la vérité et si je laissais un jeune idiot comme toi y toucher sans entraînement, y a pas de doute je serais vraiment cinglé. Goûte
PACEY : (s’exécutant) Là je comprends
DANNY : Karen elle est plus disciplinée et plus motivée que toi. Elle est soigneuse, elle ferait du bon travail. Mais ça lui est égal. C’est pour ça que je ne lui confierai pas ce boulot
PACEY : (rigole) Elle voulait mon job
DANNY : Oui. Seulement la volonté ça suffit pas. La cuisine c’est un don qu’on ne peut pas enseigner. Mais attention un don ça se cultive
PACEY : Je comprends pas
DANNY : Nettoie tes ustensiles et demain tu cuisineras les raviolis de truffe

[Worthington. Joey entre dans son bâtiment et regarde son courrier. En se retournant elle voit Dawson assis dans les escaliers]
DAWSON : Tu as passé un bon week-end ?
JOEY : Ouais un week-end plein de surprise et toi comment c’était ?
DAWSON : Tout sauf agréable
JOEY : Ca va ?
DAWSON : Pas trop. J’ai contrarié mes parents et me voilà au beau milieu d’un océan d’incertitudes. Mais c’est rien c’est pas nouveau
JOEY : Je peux faire quelque chose pour toi ?
DAWSON : Oui je voudrais que tu me dises que j’ai vraiment pris la bonne décision. Et que ce choix ne peut avoir que des répercussions positives sur le reste de ma vie
JOEY : Dawson j’ai pas le droit
DAWSON : Zut
JOEY : Dis toi qu’une décision…n’est ni bonne ni mauvaise. On récolte tous les conséquences de nos actes
DAWSON : Excuse moi mais qu’est ce que ça veut dire ?
JOEY : Je sais pas trop ce que ça veut dire. C’est mon prof de sociologie qui nous a dit ça la semaine dernière et je trouve que ça sonne plutôt bien (Dawson rigole)
DAWSON : D’accord. Je ferai mieux de prendre l’avion
JOEY : T’en es incapable, tu le sais bien. Tu as essayé de monter dans cet avion, on aurait dit Dustin Hoffman dans Rain Man. Et je t’invite à prendre un café
DAWSON : Oui ça peut me faire que du bien de découvrir ta grande vie (Il se lève et ils commencent à partir)
JOEY : Et à part ça quoi de neuf à Capeside ?
DAWSON : Oh que du vieux. Ah si ils ont démoli le Rialto je crois qu’ils ont l’intention de construire une grande salle de spectacle à la place
JOEY : Ca c’est un signe
DAWSON : Quoi ?
JOEY : Tu pourras jamais revivre là bas…[Sur ces mots, on voit Mitch sortir d’une épicerie et monter dans sa voiture. Au volant, la nuit, il chante une chanson qui passe à la radio et mange une glace. Soudain sa glace tombe et il essaye de la rattraper. Comme il n’y arrive pas il se baisse, en se relevant il est aveuglé par les phares d’une voiture arrivant en face. On entend un bruit et fondu au noir]

[Restaurant – Jen, Joey and Audrey sit at a table for a meal. A waitress is taking their order.]

Waitress: Great. I'll be right back with your drinks, ladies.

Audrey: This place got an amazing write-up in timeout: Boston. I'm really glad I decided to tag along.

Joey: You mean invite yourself.

Audrey: Will you stop? (Jen’s cell phone rings) Nobody believes that you don't adore me.

Jen: (answering her phone) Hello?

Joey & Audrey: (singing) Char-lie!

Jen: (into phone) Ha! Hi.

Audrey: (to Joey) So do we like this Charlie?

Joey: We don't really know this Charlie. She seems to keep this Charlie pretty much to herself.

Audrey: I'm a little concerned. This is all sounding very “Nine 1/2 Weeks” to me. (Jen hangs up) Booty call?

Jen: Pretty much. Yeah.

Audrey: Oh! I knew it.

Joey: Are you gonna go?

Jen: I don't know. I could use the snuggles.

Audrey: See, that's what I miss most about not having a boyfriend-- the snuggling. It's better than sex. If only guys knew how easy it was to make us happy.

Joey: Yeah, but you know what? Even if they did know, they'd still screw it up. Snuggling to them is merely just a means to an end.

Jen: I mean, I've been seeing Charlie for a week, and the only thing that I really know about him is that his boxers are from The Gap.

Audrey: Well, there are worse things, you know?

Jen: Such as?

Audrey: Well, for instance, he could be a tighty-whitey guy.

Jen and Joey: Oh!

Jen: Oh, good point!

Joey: Ok. On that note... I'm gonna go to the bathroom, and when I get back, I'd like it very much if this week's episode of “Sex and the City” had come to an end.

Jen: Ok, Charlotte.

(Joey heads to the bathroom when she stops short. Her face turns serious as they show what she’s looking at – A guy who looks like Pacey scene through a window in the door to the kitchen. As a waitress comes out of the kitchen, the door swings open and Pacey is in full view. Opening credits.)

[Restaurant – Joey moves to a bench near the restroom, followed by Jen.]

Joey: I wonder how long he's been in town.

Jen: 3 and 1/2 weeks.

Joey: You think it's been that long?

Jen: Yeah, I'm positive.

Joey: You knew?

Jen: Only that he was in Boston, not that he was working at this restaurant. I swear.

Joey: Why didn't you tell me?

Jen: Because he made me promise not to.

Joey: I should go.

Jen: No, Joey... don't you want to see him or talk to him?

Joey: Of course I want to see him, but he obviously doesn't want to see me.

Jen: No-- you don't know that.

Joey: 3 1/2 weeks. Jen, if he wanted to see me, he would have, and if he wanted to see me, he wouldn't have asked you not to tell me. (she gets up and walks out)

[Grams’ House – Dawson is in the living room when Grams returns with blankets and a pillow.]

Dawson: Grams, thank you again for letting me stay here.

Grams: I quite enjoy having an expatriate sleeping on my sofa. Makes it feel like Paris in the twenties around here. Alas, no crepes, but I did bake you some Rice Krispie squares for your bus trip tomorrow.

Dawson: Oh, how can I be so sure about something and so nervous about doing it at the same time?

Grams: Staying in Boston. It's a big decision.

Dawson: Well, I can handle it. It's just telling my parents I'm worried about.

Grams: Well, they might surprise you.

Dawson: Maybe I should just give it more time.

Grams: Because of your busy schedule?

Dawson: Because I-- I don't even know what I'm gonna tell them.

Grams: The truth will set you free.

Dawson: The truth will tick them off. Maybe a letter.

Grams: If Moses could face Pharaoh, you can face your parents.

[Frat House – People are partying and drinking while Jack and “Blossom” sit on the couch playing PS2. They are yelling and laughing over the game they are playing, until Jack finally scores and they cheer.]

Blossom: Oh, yes! Whoo! Yes! You are the man, Jack. You the man.

Jack: All right. Man can't breathe.

Blossom: (introducing Jack to someone) Jack, this is Polar Bear.

Jack: Hey!

Polar Bear: Welcome to Sigma house, Jack. Good to have you.

Jack: (shaking hands) Thanks, man.

Polar Bear: How are your classes going?

Jack: Not bad. Not bad.

Polar Bear: Thompson's Astro class is a bitch, huh?

Jack: (surprised) Yeah. It is, actually. That's the one class I'm really struggling with. How'd you know that?

Polar Bear: (handing him a business card) Call me. We'll talk about the topic of your pop quiz next week.

Pete: (walking up) Blossom, this the guy?

Blossom: Jack McPhee, Pete Willard.

Pete: How you doing, Jack? Welcome to the house.

Jack: Thanks.

Pete: So you get any time on the links lately?

Jack: Oh, man, I wish. It's kind of hard to scare up a golf game with the college crowd.

Blossom: Pete's on a full-ride golfing scholarship at Boston Bay.

Jack: I don't think we're playing the same game.

Pete: Ah, you can shoot under par at Capeside Country Club, you can hang. So you interested in helping me humiliate a couple of ATO's Sunday morning?

Jack: Yeah, I'd love to.

Pete: All right, man. Good to meet you.

Jack: Cool. Thanks.

Pete: Later, buddy.

Blossom: (handing him a plate with a baked potato and a glass of beer) Here you go, man.

Jack: You got to be kidding me. How do you know so much about me?

Blossom: A bid to Sigma Ep is for life. Before we extend that privilege, we pretty much make sure we know everything about each guy rushing the house.

Jack: Actually, Blossom, look, I think I should probably—

Blossom: Excuse me. I think a pledge just accepted his bid. I got a new brother. (he walks off to join a bunch of frat guys carrying another guy around and singing the Sigma Ep song.)

[Restaurant – Kitchen. Pacey is peeling potatoes when Karen walks in with a salad.]

Karen: This loudmouthed blond girl just returned her Caesar salad because of the anchovies. [Imitating Audrey] She, like, hates anchovies.

Pacey: So?

Karen: You wouldn't understand.

Pacey: You want to know something I really don't understand? Danny hires me on as the new cook, right? But then he won't let me cook. I don't know about you, but this, to me, looks a lot like potato peeling.

Karen: You're not wearing the hat. Why aren't you wearing the hat? There are health regulations, you know.

Pacey: I would sooner slap on a pair of chaps, ok?

Karen: Fine, Pacey. Don't wear the hat.

Pacey: All right. Is it just me, or are you not liking me so much tonight? What? Now you're not even talking to me?

Karen: I'm working.

Pacey: No, you're waiting.

Karen: I'm thinking.

Pacey: Well, you're usually talking.

Karen: Did it ever occur to you that I might actually have other things to do besides stand around the kitchen and yak it up with the new prep cook?

Pacey: You see a prep cook? Because that actually refers to somebody who would cook, which I'm not doing. All I'm doing is peeling potatoes, so I know you couldn't be talking to me.

[Charlie’s Dorm – Jen shows up for her booty call.]

Jen: Just so you know, um, this is not gonna become a regular thing.

Charlie: What's not?

Jen: You calling, me just showing up here in the middle of the night like this.

Charlie: Yeah, but you didn't just show up. You know, I could have gotten a pizza in less time than it took you. Actually, two pizzas, deep-dish, Chicago-style. (he starts to kiss her)

Jen: Chicago? Is that where you're from?

Charlie: (trying to kiss her) Not exactly.

Jen: Well, um... where exactly?

Charlie: Do we really need to talk about this right now?

Jen: Yes... because we've been, you know, whatever for a week now, and I feel like I don't know the most basic things about you.

Charlie: (kissing her) Come on. Sure you do.

Jen: Where'd you grow up?

Charlie: (more kissing) All over.

Jen: Where d you go to high school, then?

Charlie: Lots of places.

Jen: (breaking free from Charlie) Ok, see... that's what I mean. These-- these are not real answers.

Charlie: Come on. So? The real answers are boring and long.

Jen: And what? You only provide them on a need-to-know basis?

Charlie: Yes. Highland park, Illinois. Not exactly the birthplace of cool. All right?

Jen: There. Wasn't so hard, was it?

Charlie: It was torture.

[Capeside – The Leery Residence. Dawson stands in the backyard looking at the Creek. Suddenly Mitch comes outside.]

Mitch: Dawson?

Dawson: Hey, dad.

[Leery Residence – Living room. Dawson is looking at the couch.]

Dawson: New couch.

Mitch: Your mom's been on a redecorating kick ever since you left.

Dawson: I like it.

Mitch: I miss my old one.

Gale: (coming downstairs) Dawson! Oh, I can't believe it! What a surprise! Oh! Is this really you?

Dawson: It's really me.

Gale: Oh, look at you! Oh, my God. You are thin as a rail.

Mitch: I want to hear about L.A. You get that deal with Dreamworks yet?

Gale: Did you get the cookies that I sent you?

Dawson: No, actually, I didn't. I haven't gotten the cookies because I haven't gotten my mail in L.A. For over a week.

Mitch: Class is really that intense, huh? Well, good. You'll learn something.

Dawson: I haven't gotten my mail because I haven't been in L.A.

Gale: Uh, I don't get it.

Dawson: I've been in Boston.

Gale: Uh... still not getting it.

Dawson: Um... guys, USC Is not for me. I want to drop out. I know this comes as a surprise to both of you, but I spent the whole summer in L.A., And I went to every single one of my classes, and the main thing that I learned about LA is that LA is just not where I want to be right now.

Gale: And Boston is?

Dawson: All my friends are in Boston.

Gale: Oh, honey. You'll make new friends in California. It just takes some time.

Dawson: Mom, it's more than that. It's more than that. I'm... I'm at a profound crossroads in my life, and I know that if I don't choose this path, I'm going to have significant regrets.

Gale: Hmm… Where would you live?

Dawson: Uh, with Jack and Jen at Grams'.

Gale: What would you do?

Dawson: Find a new school.

Gale: Oh, Dawson.

Dawson: Mom, I know I sound like a complete flake, but I promise you, I've given this a lot of thought.

Mitch: I've given this some thought myself, and I've decided... you're not dropping out.

Dawson: It doesn't work like that, dad.

Mitch: If you're going to stand here and talk to me about crossroads and paths so you can drop out of school and go crash on a sofa, then don't presume to talk to me like you're an adult. (he walks out of the room)

Gale: (Lily starts to cry through the monitor) Oh! Lily, I know how you feel. (she goes upstairs leaving Dawson alone.)

Dawson: Welcome home.

[Joey’s Dorm – Joey is cleaning out something as Audrey tries to get her to open up.]

Audrey: Ok. So who's the guy?

Joey: What guy?

Audrey: The guy who you saw at the restaurant last night that obviously has some huge impact on your life.

Joey: Audrey, the only guy that has an impact on my life right now is James Joyce, and I can't focus on him until I get this room in order.

Audrey: You know... back in L.A., I was something of a therapist to a lot of my friends. People would call me all the time to talk about their problems. Some even paid the surcharge to call from the valley, and… lucky you, you've got me here whenever you want me.

Joey: Lucky me.

Audrey: So why don't you stop cleaning up the mess and tell me about him?

Joey: Don't you have a lacrosse team to date or something?

Audrey: I have this theory about you. You want to hear it?

Joey: No.

Audrey: You love academia because of the rules, and you hate relationships because of the lack of them. So do you want to see him or not?

Joey: Yes. No. Yes, but only if he wants to see me, and he obviously doesn’t.

Audrey: Ha! God, you're dense. Of course he wants to see you.

Joey: What makes you say that?

Audrey: Because... you're beautiful and you don't know it. Because you're smart and you don't believe it. You're the kind of girl that guys never get over. Joey, you're the kind of girl that other girls get compared to.

Joey: I don't-- I don't want to make him feel uncomfortable.

Audrey: Why do I think you don't want to make yourself feel uncomfortable?

Joey: It's complicated. I mean, it ended messy, and I don't want to make things worse.

Audrey: Joey, no one's gonna grade you on how you handle this, you know? No one's gonna come along and tell you what's expected so you know how to succeed. Relationships are messy. That's their nature. They start messy, and they end messy, and if you ever want to have another relationship in your life, you better just stop worrying about the mess.

[Frat House – the following day. Jack sleeping on the couch when he is woken up by Blossom.]

Blossom: (handing him an envelope) Do you know what this is, McPhee?

Jack: I'm not even sure where I am.

Blossom: The inner chapter room. Sigmas don't let you drink and drive. We plan on keeping our house. See these pictures on the wall? Every one of these Sigma men looked at the very same thing you're looking at right now. This is your future, Jack. Open it.

Jack: (opening his invitation) Wow! What happens if I accept?

Blossom: You live in the house, you eat your meals here, your problems become our problems, your success, our success. We're your brothers, your family. What do you think, Jack?

Jack: I--I don't know what to think. It's all kind of overwhelming.

Blossom: There comes a point in every man's life when he has to ask himself that one fundamental question-- am I in or am I out?

Jack: Yeah... yeah, I've asked myself that question, actually, and I think you guys really need to know the answer. (they all look at him) I'm gay.

Blossom: (the guys laugh a little) You thought we didn't know that?

Jack: Most people are surprised.

Blossom: Most people aren't Sigma people. You're sigma people, Jack. You're one of us.

Jack: You mean, there's other guys in the house that are gay?

Blossom: You'd be the first.

Jack: Most fraternities are not particularly well known for, you know, their tolerance towards alternative lifestyles.

Blossom: Which is precisely why we need you in this house, McPhee. Listen, Sigma Ep has a reputation for being one of the roughest, party-hearty, alpha male fraternities on campus, a reputation which is not entirely unfounded. The dean wants us to diversify. The dean gets what the dean wants, so, yes, Jack, we know you're gay, and we want you in this house because you're gay.

[Charlie’s Dorm – Jen and Charlie are in bed together.]

Jen: So...what's your favorite color?

Charlie: I don't know. The color of your eyes.

Jen: (covering Charlie’s eyes) And that would be?

Charlie: This is ridiculous. You think I've been sleeping with you for a week and I don't know what color your eyes are?

Jen: Humor me.

Charlie: Brown.

Jen: With subtle flecks of green.

Charlie: Look, it's not entirely my fault that we just happen to have a completely normal, healthy, active sex life.

Jen: What are you saying? That it's my fault?

Charlie: No. I'm just saying that neither one of us has very much in the way of self-control.

Jen: Huh! You don't think that we could go a day without having sex of any kind?

Charlie: A day? Are you insane, woman? We'd be lucky to make it 12 hours.

Jen: What's the matter? Afraid you couldn't hold out?

Charlie: Now, you see... I know I can hold out. I'm just not sure you can.

Jen: Well, all right, then. Bring it on. 12 hours, starting right now, no sex. (Charlie moves to kiss her. Jen sounds unresisting.) No. No. What--oh! Huh.

Charlie: Maybe we should get out of bed.

Jen: Good idea.

[Restaurant – Pacey is still working on potatoes the next day. Karen walks in.]

Pacey: So is it me? Did I forget to replace the paper towels in the employee washroom? (she ignores him) You know, Brecher told me that the waitresses were moody, but you, Madame, are off the charts, and that guy is a total, complete, and utter wackjob, because he caught me touching one of the pans today, and the guy almost snapped. "Put down the ironclad and step away from the stove."

Karen: Allclad.

Pacey: Huh?

Karen: Why would he let you mess with something you don't even know the name of?

Pacey: Oh, come on. Just hate him with me for a second, would you? You know, nothing'll bond two colleagues quicker than bitching about the boss.

Kasren: We're not colleagues. This isn't a law firm. I wait for people. You cook for them.

Pacey: Uh, no. I don't actually cook for them. I just get to cut their potatoes into paper-thin slices for reasons that are, quite frankly, beyond me.

Karen: The whole job is beyond you.

Pacey: Ok. What's the problem?

Karen: He's got you doing classic culinary prep work. You have to wear the hat so that some nice young woman who's here on her first date doesn't puke in the ladies' room when she finds a strand of your greasy hair in her pumpkin puree, and the only problem I have is that I'm working with someone whose sole qualification for this job is his gender.

Pacey: Well, you see, this is good. We're making progress now because you just exploded on me. I just have no idea why.

[Capeside – Dawson’s Room. Dawson sits on the floor next to his bed when Mitch walks in.]

Mitch: When I was your age, I used to spend hours and hours just sitting around thinking about my life.

Dawson: Why'd you stop?

Mitch: Well, I guess I got too busy living it to sit around reflecting on it.

Dawson: I hope I never get to that place.

Mitch: Dawson... I am sleeping in the room with a baby monitor. I'm tired, so don't B.S. me. You and I both know what this is about. This is about a girl.

Dawson: You say that like it's a bad thing.

Mitch: You've been making movies ever since you were a little boy. I first heard about USC when you were 10, and for the last 4 years, it's been the frigging mantra of the leery household. So what do you do? You work your tail off. You overcome hell and high water and the kind of adversity that would send ordinary kids running for cover, and you actually do the impossible, and you get yourself in. You did it, Dawson. You...did it. Now here you are... your whole life ahead of you, and you're thinking about chucking it all away? What are you-- you crazy?

Dawson: Maybe a little.

Mitch: You want to talk about standing at a crossroads, fine, but for God's sake, choose your own path.

Dawson: Dad, that's what I'm trying to do.

Mitch: No, you're not. You're following Joey down hers. I know how much she means to you, but do you really think it's wise to make major life decisions based on someone else? Remember, this isn't high school anymore. The stakes are high. Your decisions have real consequences.

Dawson: God, come on. Dad, honestly, do you think I don't know that? You think I don't know that this is the most important decision of my life?

Mitch: Then make the right one.

Dawson: Dad, it's not that simple.

Mitch: It really is. Dawson... I have lived twice as long as you, and I'm just trying to give you the benefit of my experiences.

Dawson: Dad, I can't live the life that you want me to have. I can't live the life that you choose for me, all right? I have to have my own.

Mitch: Your own?

Dawson: Yes.

Mitch: Fine. Here's the opportunity to have the life you've wanted ever since you were a little boy. (hands him an airline ticket) I booked you on the 3:30 tomorrow. Seize this opportunity, Dawson. Seize it. It'll be gone in a moment... and that's life.

[Leery Residence – Dawson sits on a blanket outside with Lilly. Gale and Mitch sit in the distance watching them.]

Gale: I've got a little confession to make. It's completely and utterly selfish, but I totally want him to drop out of USC and come back and be close to us.

Mitch: When I saw him out there standing in the yard, my heart pretty much leapt out of my chest, and I thought, "God, I miss this kid." I miss having him around and seeing him across the table at dinner. I miss hearing what he thinks about whatever movie he's just seen. Do you know how much I love my life? I have this amazing family. I mean, I know everybody says that, but, trust me, I've been around the block long enough to know that what we have here is so incredibly rare. But you see... it's the only thing I've ever really been good at.

Gale: Oh, honey.

Mitch: No, no, no. I'm a family man. I can say with relative certainty that I will never write a poem... (Gale laughs) Or paint a painting or make a movie that will change the world. Just wasn't in the cards for me, and that's ok because maybe, just maybe... our son will do that. (Gale kisses him) What was that for?

Gale: What can I say? I love my boys.

[Charlie’s Dorm – Jen and Charlie are trying to not have sex.]

Jen: (looking through a newspaper) This is working. This is totally working. Two people, two cups of coffee, just doing what people do who don't have sex.

Charlie: Going to a movie?

Jen: Mm-hmm. Um, check this out. Fellini retrospective-- la strada, la dolce vita...

Charlie: Uh, no, I can't do it. No subtitles.

Jen: No subtitles?

Charlie: No. I can't stand them. You know, if I want to read, I'll pick up a book.

Jen: What happened to "I'll see anything"?

Charlie: Well, anything without subtitles.

Jen: Not even action movies? No John Woo, Jackie Chan, Crouching Tiger?

Charlie: Is this some kind of problem for you?

Jen: No. No. No. No. I mean... it's not like a difference of opinion on subtitles spells doom for a relationship, right? I mean, so what really? So what that I have an overwhelming physical attraction to somebody who categorically rejects the very best that world cinema has to offer just because he's a little too lazy to read the words on the screen.

Charlie: Now, see? You're mad. No, no. This is good. This is good. This is what I was talking about-- us getting to know each other naturally. You learn a little something about me, I learn a little something about you, right? And before you know it, these 12 hours are up, and we can have sex again.

[Grams’ House – Jack is talking with Grams.]

Jack: I got a bid to join Sigma.

Grams: That's wonderful.

Jack: Tobey doesn't think so. He called me "the gay uncle Tom." He's convinced that they only want me to fill some kind of quota, which isn't entirely untrue.

Grams: How do you feel when you're over there?

Jack: Well, see, that's the weird thing. I mean, for the first time in my life, I feel like I've finally found a place where I'm comfortable, you know? I fit in with these guys.

Grams: What's weird about that?

Jack: I'd be the only gay guy in the house.

Grams: Oh. Well, it sounds to me like... its more of an issue with you than it is with them.

Jack: You're right. You're right, but that's strange because it's typically not how I am.

Grams: But it is typically how Tobey is. If these fellows know you 1/10 as well as I know you, I am quite certain they want you for much more than filling a quota.

[Capeside – Gale and Dawson sit on a picnic table.]

Gale: Did Joey ask you to stay in Boston?

Dawson: No.

Gale: Are you two…

Dawson: Together? No. It makes no logical sense. I know. The past few years of my life, I haven't done anything without a clear-cut objective. I've always been asking myself, "What's my goal? What am I trying to accomplish?" And my whole life, everybody's always been telling me to follow my heart. The irony is, now that I've finally figured out what that means, everybody's telling me I'm crazy if I do it.

Gale: No, honey. I'm not saying not to follow your heart, but... people change, Dawson. It's a fact. You, all of your friends, you're all gonna change. So if you are absolutely sure that you want to be with Joey, just make sure that you are not going to prevent either one of you from growing. And, sweetheart, I am not dismissing this beautiful idea of soul mates, but the reality of eternal coupling... well, quite frankly, it boils down to one thing... faith. So ask yourself this question-- is Joey the kind of person that you are willing to take a very big leap of faith for?

[Dorm – Charlie and Jen are comparing themselves to each other while they play Gin.] Charlie: Coke.

Jen: Pepsi. Exile in guyville.

Charlie: Exile on Main Street.

Jen: Favorite president?

Charlie: I don't know. Lincoln? Hmm. I am from Illinois.

Jen: Favorite Charlie’s Angel?

Charlie: Cameron Diaz. Now can we just get back to playing Gin?

Jen: No. Not until we find something that we have in common.

Charlie: Look. We already have something in common--sex.

Jen: Well, you've got to find something else. You can't base a relationship purely on sex.

Charlie: Now, you see, I beg to differ. Sex is a pretty big thing to have in common. I mean, what exactly are we trying to prove here? What possible reason could there be for two intelligent, responsible people who just happen to have an overwhelming physical attraction for each other to deny that attraction? (he moves to Jen)

Jen: Oh, why are you leaving your side of the room?

Charlie: Because. (he climbs in bed with her)

Jen: Are you kidding?

Charlie: No. Are you?

Jen: (they start to kiss) No. Ok. Ok, but this does not mean that we're gonna give up on finding something that we have in common.

Charlie: Agreed.

Jen: Because, I mean, at some point, this relationship has to move out of the room.

Charlie: Agreed.

Jen: I'm sure that this is just a stage, and as long as both people are intelligent and responsible, there's no reason why we can't have—(Charlie looks upset) what?

Charlie: No condoms. We used the last one last night.

Jen: You're kidding me. Well, go find one.

Charlie: What?

Jen: Go borrow one. Go get one.

Charlie: Why borrow when we can steal? Come on. Let's go. Come on. (he grabs her hand and pulls her off the bed)

Jen: What-- where-- where are we going?

Charlie: Look. We're taking this relationship out of the bedroom, all right?

[Boston Docks – Joey walks down the docks looking for Pacey’s boat. She finally spots him and walks up slowly.]

Joey: (looking up at the sky) You can't see them very well, can you, at night in the city?

Pacey: (surprised, he turns around to look at her. He smiles a little and looks up at the sky.) What, the stars? Um... no, you can't see them very well, (looking at Joey) but what the hell? I've seen them all before, right?

Joey: (finally looking at him and smiling) Me, too. (he motions for her to come aboard and helps her up)

Pacey: So I'm guessing that this means that Lindley sold me out, huh?

Joey: Ah, go easy on her. I saw you at the restaurant.

Pacey: Ah, yeah. My new stomping grounds.

Joey: Well, after that, she did unravel like a cheap suit.

Pacey: Which would explain why she hasn't been around to see me lately.

Joey: No, that would be because she met a guy.

Pacey: Really? That's good for her.

Joey: Yeah. So I guess, um, she's told you about these Sunday dinners we've been having.

Pacey: Uh, yeah. I seem to remember something to that effect.

Joey: Well, it's-- it's nice. I mean, we try to get together every week because it's easy to get lost in the big city.

Pacey: Well, of course it is. You don't have enough stars to guide you.

Joey: You should try to come some time.

Pacey: I'll try and do that.

Joey: Because, Pace, I would-- I would hate that... you not coming had anything to do with me.

Pacey: With you?

Joey: Or this thing we shared called the romance. You know, I did really badly, and there was bitterness and tears and... recrimination.

Pacey: Yeah. I think I remember that. We dated once, right?

Joey: Yeah, we did, didn't we? (she moves to the wheel and he helps her over) But, you know, I've practically forgotten now that I've slept with half the football team.

Pacey: Really? Just half? I think that shows incredible restraint on your part.

Joey: Well, I had to leave half for my roommate.

Pacey: Oh, roommate. Oh, lord. I feel sorry for this person. 24 hours a day, confined in a small space with you-- it's not healthy. (they both take a seat)

Joey: I don't snore.

Pacey: I beg to differ.

Joey: So, Pace, um... the other day, I had to read this article for biology, and it said that contrary to all previous thinking on the subject, human beings may actually be able to regrow brain cells.

Pacey: So I guess that means the whole "this is your brain on drugs" thing is moot.

Joey: I wouldn't go toking up just yet... but I think what it means is that at some point in the not-so-distant future, it may actually be possible to forget all the bad stuff and only remember the good.

Pacey: I don't know. If you ask me, I think that's already possible. So tell me some more about this new roommate of yours.

Joey: You really want to know?

Pacey: Well, of course I want to know.

Joey: No. I want to know about your job and this boat. This is one mother of a boat, Pace.

Pacey: Yeah, I know. I mean, it's not technically mine, but it's good for right now. And the job is a job, but this summer...

[Leery Residence – Dawson finishes packing up his bag and goes downstairs. Gale has Lily with her.]

Gale: (to Lily) Ok, sweetheart. Come on. Oh, yes. (to Dawson) Oh, honey, did you remember your sweaters?

Dawson: Yes, mom. I remembered everything you packed for me.

Gale: Ok. Um, look. (Handing him a ziplock bag of cookies) I made these for you for your trip. Please promise me that you'll eat more.

Dawson: I promise.

Gale: (kissing him) I love you.

Dawson: I love you, too. Good-bye, Lily. Good-bye. Ok, sweetie. Be good. Try not to spit up on mom too much, ok? (Lily grabs his bag of cookies) Those are my cookies. They're mine.

Gale: (to Lily) Ohh, he'll come back. (Mitch walks in)

Dawson: (handing him the airline ticket) Hope you can get a refund on that. Dad, I know you think I'm making a mistake, but if I am, it's a mistake I have to make for myself, all right? And I know when you think about this, you're gonna realize I'm only trying to be the kind of person you taught me to be.

Mitch: I think you are making a mistake, Dawson, a huge mistake, and I am disappointed in you. But never, ever for a single second forget that I love you... and I will always be here for you. (Mitch walks out)

Dawson: Mom?

Gale: He'll be fine. Call him.

Dawson: I will. (he goes out to his cab and gets in. Mitch watches as it pulls away.)

[Boston Bay Health Center – Jen and Charlie are climbing through a window.]

Jen: So... breaking and entering a typical second date for you?

Charlie: We're not breaking and entering. Hey, the window was open, right?

Jen: Isn't that just a little bit convenient?

Charlie: No, because there's nothing in here worth stealing... except... a Boston Bay tradition.

Jen: What, breaking into this health center and stealing condoms is a Boston Bay tradition?

Charlie: (there’s a huge glass container filled with condoms on the counter, with a sign over it) It's not stealing. They're free. See? Read the sign. "Gift to the class of 1990. Here's hoping you get laid."

Jen: Is that what you think that that sign says?

Charlie: Well, something like that. I'm paraphrasing. Look. I haven't actually been here in a while. So if we could just get what we came for—

Jen: You can't read the sign, can you?

Charlie: Oh, come on. Who could read that from here? That's like china from here.

Jen: (reading the sign) "Gift to the class of 1990, in anticipation of a world without aids."

Charlie: I was close.

Jen: You are totally nearsighted, aren't you?

Charlie: I'm not nearsighted. I just-- I just can't read really teeny things far away.

Jen: Like--I don't know-- um, subtitles?

Charlie: Yes. Subtitles, all right? I hate subtitles because I can't read them without my glasses. You satisfied?

Jen: Yes. Actually, I think that this little field trip was a good idea because now I finally know something about you.

Charlie: What, that I'm nearsighted? Trust me. They make me look like a total dork.

Jen: You are a total dork, a vain dork. Come here and kiss me. (they sink to the floor. Charlie snakes his hand into the glass and grabs a condom.)

[Frat House – Jack is speaking with Blossom and the other “brothers”.]

Jack: I don't want to be wanted just to-- to fill some kind of quota.

Blossom: Well, you know the reason we first came after you, Jack, but the truth is, man, we really like you. Don't be thrown by this quota thing. Yeah, you're filling one. I'm filling one. He's filling one. Everybody in this room has qualities and experiences that are unique. That's why Sigmas kick butt.

Jack: Yeah, but you want a gay guy in the house—

Blossom: Yes, we do, but you're the one we want.

Jack: All right, but do you understand the reality of what you're gonna get here? I mean, my boyfriend, Tobey, when he comes to visit, I mean, he's gonna be eating here and partying here, too, and if I live in the house, you know, he's gonna be sleeping here and showering here.

Blossom: Jack... Tobey is welcome. Even if you don't live at the house, if he needs a place to crash, this is his home, too. That's what it means to be a brother.

Jack: Cool.

Blossom: So what do you say, Jack?

Jack: I say sign me up!

Blossom: Welcome to the house, brother.

Jack: Thanks, man.

Brother: All right! Yeah! (they all cheer and life Jack up on their shoulders.)

[Restaurant – Brecher walks into the kitchen and up to Pacey.]

Pacey: Hey. I'm done. 42 pounds of peeled and sliced potatoes. Now, may I please cook them?

Brecher: Quiet.

Pacey: Ok.

Brecher: (examining the sliced potatoes) Well, now. Looks like you started getting the hang of it toward the end here. There's hope for you.

Pacey: Ah, thanks. (Brecher takes the huge bowl of potatoes and dumps the entire thing in the trash.) What are you do-- that was hours of work, man!

Brecher: I don't serve potato chips in my restaurant.

Pacey: Really? So then why did you waste my time and your money having me do that?

Brecher: Training.

Pacey: Ah. Ok. (Brecher grabs Pacey’s hand with the knife in it and grabs him forcefully over to a cutting board.)

Brecher: (handing him a potato like object – a truffle) Here, wack job. Slice.

Pacey: What is that?

Brecher: Forget about what it is. Slice it, just like the potato. (Pacey professionally slices it thin) That's not bad. You're learning.

Pacey: Now would you mind telling me what this is all about?

Brecher: Behold the white truffle-- so fresh that you can actually see the little hoof marks from the pig that dug it out of the I-talian soil. These babies go for $1,200 a pound.

Pacey: What? That's the most ridiculous thing I've ever heard.

Brecher: Now, if I let some headstrong kid get anywhere near them without proper training, I really would be a “wack job”. Taste. (he pulls a slice of truffle out of a pot and gives it to Pacey)

Pacey: (eating) Ok. I get it.

Brecher: Karen has more discipline and motivation than a slack-ass like you will ever have, but this isn't kick boxing, and that's why I wouldn't give her your job.

Pacey: (laughing) She wanted my job.

Brecher: Yeah. You're not gonna pick this up through sheer will. Cooking is a craft which can't be taught. However, it can be learned.

Pacey: What does that mean?

Brecher: Clean up your station. You're cooking the truffle ravioli tomorrow.

[Worthington – Joey enters her dorm building and checks her mail. As she moves to the steps, she sees Dawson sitting there.]

Dawson: How was your weekend?

Joey: Strange and unusual. How about yours?

Dawson: Strange and unpleasant.

Joey: You ok?

Dawson: Not really. I alienated my parents, and now I find myself adrift in a sea of uncertainty. But, hey, what else is new, right?

Joey: Can I do something to help?

Dawson: Yeah. You can tell me that I, without a doubt, made the right decision and that this decision will have nothing but positive repercussions for the rest of my life.

Joey: Dawson, I can't do that.

Dawson: Damn.

Joey: But I can tell you this. There is no right or wrong, just consequences of your actions.

Dawson: What the hell does that mean?

Joey: Well, I'm not sure exactly. My sociology professor said that last week, and I thought it sounded pretty profound at the time.

Dawson: Great. I should just get on a plane right now.

Joey: We can’t. We tried that already. We can't seem to get you on that plane. You're like Dustin Hoffman in Rain Man. How about a cup of coffee?

Dawson: Sure. It's about time I got acquainted with this city of yours.

Joey: So how was Capeside?

Dawson: Same old same old. They're tearing down the new rialto, building, like, a new 16-theater multiplex or something.

Joey: I guess it just goes to show you.

Dawson: What?

Joey: You can never go home again.

[Capeside – The Mitch Mobile. Mitch is driving at night, back from the grocery store. He is singing “Drift Away” and eating an ice cream cone. Suddenly his top scoop falls off. He tries to reach it, but can’t. He lowers his body to reach it and when he sits up, lights from an oncoming car brighten his face. A horn blares and it blacks out. End credits.]t on a plane right now.

Joey: We can’t. We tried that already. We can't seem to get you on that plane. You're like Dustin Hoffman in Rain Man. How about a cup of coffee?

Dawson: Sure. It's about time I got acquainted with this city of yours.

Joey: So how was Capeside?

Dawson: Same old same old. They're tearing down the new rialto, building, like, a new 16-theater multiplex or something.

Joey: I guess it just goes to show you.

Dawson: What?

Joey: You can never go home again.

[Capeside – The Mitch Mobile. Mitch is driving at night, back from the grocery store. He is singing “Drift Away” and eating an ice cream cone. Suddenly his top scoop falls off. He tries to reach it, but can’t. He lowers his body to reach it and when he sits up, lights from an oncoming car brighten his face. A horn blares and it blacks out. End credits.]

The End


Source : www.multimania.com/rossnm

Kikavu ?

Au total, 23 membres ont visionné cet épisode ! Ci-dessous les derniers à l'avoir vu...

cartegold 
13.11.2016 vers 16h

bedou 
31.10.2016 vers 12h

Sonmi451 
23.10.2016 vers 22h

jcapfrance 
04.10.2016 vers 20h

Maialen 
20.09.2016 vers 22h

Fuffy 
Date inconnue

Derniers commentaires

Avant de poster un commentaire, clique ici pour t'identifier.

Sois le premier à poster un commentaire sur cet épisode !

Activité récente
Actualités
20 stars de séries happées par les films d'horreur !

20 stars de séries happées par les films d'horreur !
Le site allociné a mis en place un diaporama : 20 stars de séries happées par les films d'horreur...

Michelle Williams

Michelle Williams
Michelle Williams est en pleine promotion pour son film "Manchester by the Sea" qui sort le 14...

Les couples de séries souvent séparés et réconciliés

Les couples de séries souvent séparés et réconciliés
Un classique des arcs narartifs de nos séries télé préférées, les couples à rebondissements... Le...

Appel au volontariat / Photo du mois
Chers Dawsonniens, Nous serions ravis que l'un de vous se propose pour relancer un vote de la photo...

Katie Holmes / Sortie officielle

Katie Holmes / Sortie officielle
Ce Lundi 3 Octobre, Katie Holmes a fait une apparition lors du lancement de la campagne "Quaker's...

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage
Partenaires premium
HypnoBlabla

stanary (14:37)

Oui c'est bien d'espérer...

stanary (14:37)

Sonmi451 (14:38)

Merci. lol

Sonmi451 (14:38)

L'espoir fait vivre comme on dit. ^^

stanary (14:39)

Oui c'est ce qu'on dit ! Alors et toi dis moi tu travailles dans quoi ?

Sonmi451 (14:41)

Moi je suis assistante maternelle mais en ce moment en congé parental.

stanary (14:43)

Ah bah alors ça va veut dire que t'aimes beaucoup les enfants hein ! Mais j'aime bien ça ...

Sonmi451 (14:44)

Tout à fait.

stanary (14:45)

Alors dis moi, tu fais quoi de beau ?

Sonmi451 (14:47)

Là en ce moment, je m'occupe de la migration des épisodes de Friends pendant que mes oreilles sont en train d'écouter si bébé dort toujours. Et puis mes yeux regardent de temps en temps, vers la fenetre pour voir si le grand arrive avec son papa. ^^

Sonmi451 (14:47)

Et toi?

stanary (14:49)

La migration ?
Bon pour moi faut pas chercher hein. Je n'ai pas de vie donc je suis chez moi entrain de ne rien faire si ce n'est lire

Sonmi451 (14:49)

Et en parlant du loup, il sort du bois. Mon grand vient d'arriver.

stanary (14:51)

Eh bah il est autonome ce grand !

Sonmi451 (14:51)

La migration c'est le passage d'un guide épisode à un autre guide, soit de l'ancien au nouveau.

Sonmi451 (14:52)

Je vais devoir te laisser. Il est autonome oui d'une certaine façon, mais il a encore "que" 5 ans.

Sonmi451 (14:52)

A bientôt peut être.

stanary (14:56)

A bientôt

billy (18:53)

Plus que quelques jours pour venir participer au concours de la photo de bienvenue du quartier Castle. Venez vous affronter avec les plus créatifs ^^

CastleBeck (19:15)

Billy : Je crois que ton message irait plutôt dans la room HypnoPromo maintenant
D'ailleurs, il faut que je me dépêche pour finir ma participation...

Chaudon (19:39)

Nouveau calendrier sur le quartier "Elementary" ! Donnez votre avis sur le quartier de la série !

Titepau04 (20:22)

Chaudon, tu t'es trompée de room !!!!

Titepau04 (20:23)

T'ai trompé*

Sonmi451 (22:00)

Hypnoroom promo pour les pubs allezzz, on y va vroouuuummmm

Titepau04 (22:01)

LOL!!!!

Titepau04 (08:52)

Bonjour tout le monde!!!!

Hypnotic (11:53)

Bonjour !

Locksley (11:58)

Hello chef !

Titepau04 (12:19)

Bonjour!!

serieserie (13:05)

Hello la citadelle!

Ceci est un extrait des dernières discussions de notre Room HypnoBlabla

Rejoins-nous !

Ou utilise nos Apps :

Disponible sur Google Play