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Script VF

Un homme est en train de traverser un bois, la nuit, il entend une branche se briser, non loin de lui. Il s'arrête un instant, puis reprend son chemin. Comme il entend une nouvelle branche se casser, il se retourne pour voir Buffy. 


HOMME : Oh ! 
BUFFY : Tu me cherches peut-être ? 
HOMME : Oh, je…mais, qu'est-ce que tu veux ? (Buffy lui flanque un coup de poing). 
VAMPIRE (Etonné) : Hé ! (Il c'est transformer en vampire). 
BUFFY : A ton avis ? 
VAMPIRE : La Tueuse. (Après que Buffy lui donne un nouveau coup et évite aisément le sien). Pourquoi tu ne retournes pas d'où tu viens ? Tout allait si bien avant que tu arrives. (Après quelques minutes de lutte, la jeune femme réussit à anéantir son adversaire).
BUFFY : Et on dit qu'une fille seule ne peut pas changer le monde. (Elle semble avoir senti quelque chose dans les parages. Elle regarde autour d'elle, puis comme elle ne voit rien, s'en va. Angel la regarde partir, caché dans le feuillage des arbres).

                                                           GENERIQUE 

Un matin, le doyen de l'université est en train de faire un discours depuis le podium placé au centre du chantier pour la construction d’un nouveau building. Quelques personnes assistent à son discours. 


DOYEN GUERRERO : De toutes les taches qu'implique ma fonction la, la plus plaisante est de loin voir un collègue réaliser son rêve. Et c'est le cas, aujourd'hui. Mesdames et messieurs, chers étudiants, je vous demande d'accueillir le professeur Gerhardt de notre département d'anthropologie. (Le professeur Gerhardt se fait accueillir par des applaudissements, lorsqu’il monte sur le podium).
PROFESSEUR GERHARDT : Lorsque j'ai réalisé que nos effectifs devenaient trop importants pour notre centre culturel, je me suis inquiétée. Mais très vite, j'ai compris que c'était une évolution normale et peut-être même positive. Et j'avais raison. Nous voyons aujourd'hui à quel point elle nous tournait vers l'avenir… (Buffy, Willow et Anya assistent près d’un arbre, à l'ouverture de ce nouveau chantier). 
ANYA : Regardez ça. Vous avez déjà vu une virilité aussi éclatante ? 
BUFFY : Le doyen Guerrero ou sa femme ? 
WILLOW: Je crois qu'elle parle de lui… (Désignant Alex qui est l’un des ouvriers, en riant).
BUFFY : Oh oui, très viril. Pas du tout Village People. 
ANYA : Il est plus sexy en ouvrier que là où il bossait avant. 
WILLOW : Oh, moi, je regrette. Il nous donnait des hot-dogs gratuits. 
ANYA : Je l'imagine en train de me faire l'amour, nu sous son casque. 
PROFESSEUR GERHARDT : Et c'est pourquoi, je me réjouis que les fondations du centre culturel de la faculté de Sunnydale soit érigées pour le début des fêtes de Thanksgiving car c'est à cette occasion que la notion du creuset culturel prend tout son sens. C'est le mélange des cultures qui la renforce. (Les auditeurs, dont la Tueuse, applaudissent le professeur). WILLOW : C'est pas vrai de dire autant de niaiseries ! 
BUFFY : Bah quoi, qu'est-ce qui te choque ? 
WILLOW : Thanksgiving n'est en aucune façon le mélange de deux cultures. C'est la disparition d'une culture au profit d'une autre. C'est vrai ça. Où est la vérité historique ? On nous gave la tête de, de dindes farcies et de belle amitié des peuples, mais il faudrait que de temps en temps ils racontent les tueries de bisons et, et Squanto recevant une balle de mousquet dans l'estomac. 
BUFFY : Sur le sujet, en fait, tu es d'accord avec ta mère ? 
WILLOW : Oui, en quelque sorte. C'est vrai que jamais on a célébré Thanksgiving ou Colombus Day. Elle dit que ce serait se réjouir d'un massacre d'innocents. Je sais que l'idée est assez rabat-joie mais c'est…la vérité. 
BUFFY : Ouais. Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. Avec maman qui est chez tante Hélène, on ne fêtera pas Thanksgiving cette année. Finalement, c'est aussi bien. 
ANYA : Je trouve ça triste. J'adore les sacrifices rituels. 
BUFFY : Qu'est-ce que tu racontes, tu es sérieuse ? 
ANYA : Pour commémorer le passé, on met à mort et on mange un animal innocent. C'est un sacrifice rituel et c'est très bon. 
PROFESSEUR GERHARDT : Et je souhaite de tout cœur, qu'elle en soit le symbole vivant. 
(Elle se tourne vers le doyen qui lui donne la pelle officielle célébrant l'ouverture du chantier, puis elle se place à côté du podium, où elle fait le premier trou). 
ANYA (Outrée) : Qu'est-ce qu'elle fait ? Alex a dit que c'est lui qui creusait. Je veux voir Alex creuser. 
WILLOW : Ça fait partie du cérémonial. 
ANYA : Je vois pas l'intérêt. (Les spectateurs applaudissent le professeur). Elle se prend pour qui ? Ses muscles n'ondulent pas. (Le doyen sert la main du professeur).
DOYEN GUERRERO : Très beau discours. 
CHEF DU CHANTIER : Allez les gars, au boulot ! (Alex commence de creuser). 
BUFFY (Pointant Alex du doigt) : Ah, ça y est ! Il creuse. 
ANYA (Soupirant) : Ah, il est charmant… 
WILLOW : Oh, il creuse…à ravir. 
ANYA : Dès qu'il se met à transpirer, je m'imagine faisant l'amour avec lui. 
BUFFY : Tu imagines Alex tout mouillé de sueur. (Alors qu'Alex est en train de creuser, le sol s'effondre sous lui. Il atterrit dans une chambre souterraine). 
COLLEGUE D'ALEX : Alex ! Ça va, mon pote ?! (Alex tente de se relever). Bouge pas ! 
ALEX: Je vais bien ! J'suis…j'suis entier ! 
COLLEGUE D'ALEX : On vient te chercher ! Bouge pas, t'entends ? On arrive ! (Alex regarde autour de lui). 
ALEX : Où est-ce que je suis tombé, moi ? 

Le soir, sur le campus de l'université de Sunnydale, Angel marche lentement et s’arrête près d’un buisson. Il observe la fenêtre de Buffy, d’ailleurs, celle-ci regarde dehors, intriguée. Willow marche dans la pièce.

WILLOW : Pendant qu'on sortait Alex de ce trou, j'ai entendu quelques professeurs d'anthropologie qui discutaient. Je te raconte pas comment ils étaient surexcités. (Elle s'assied sur le lit). Ce serait une ancienne mission religieuse que tout le monde cherchait. 
BUFFY : Mmmm. 
WILLOW : Qu'est-ce qu'il y a ? Tu vois quelque chose dehors ? (Son amie se tourne vers elle).
BUFFY: Hein ? Oh. Non. (S'asseyant sur son lit). Excuses-moi. Une mission perdue…c'est bizarre, une brosse à cheveux, je comprendrais. Oh, tiens, au fait, j'ai retrouvé la tienne. Mais comment on perd une mission ? 
WILLOW : Il y a eu un tremblement de terre en 1812. Tout le monde a cru que la mission avait été détruite. Ils ont construit autre chose sur le site. C'est ce qui s’est passé dans les années trente avec l'église où se trouvait le Maître. On peut se demander ce qu'il peut y avoir d'autre, là, juste sous nos pieds ? 
BUFFY : La plupart du temps, des égouts puants regorgeant de démons. 
WILLOW : Ah, ouais. (Des élèves font du bruit dans les couloirs, elle referme la porte de la chambre). C'est la folie dehors. 
BUFFY : Hum. Folie de fin de semestre. 
WILLOW : Au début des vacances tout le monde rentre chez soi. (Buffy s'allonge sur son lit). Les plus chanceuses des mamans vont se taper de pleines panières de linge sale avec le sourire en plus. 
BUFFY : C'est trop injuste. C'est vrai, ils retournent dans leur famille en vacances parce que eux ils peuvent retourner dans leur famille. 
WILLOW : Cruel est le monde où nous vivons. 
BUFFY : Tu sais quoi ? (Elle se lève). Je vais faire mon propre Thanksgiving. Je vais cuisiner un repas comme l'aurait fait ma mère et je vais vous inviter tous. Ce sera génial ! 
WILLOW (S'asseyant sur son lit) : Buffy, tout à l'heure, tu étais d'accord avec moi pour dire que Thanksgiving était une vaste fumisterie. 
BUFFY : C'est une fumisterie, mais c'est une fumisterie qui a du charme. C'est vrai, c'est plein de charme. 
WILLOW : Tu es de mauvaise foi. C'est indigne de toi. 
BUFFY : Je sais mais, j'en ai trop envie. Tu te souviens quand le professeur Walsh nous a parlé de la mémoire des sens ? Je, je sens presque l'odeur de la dinde rôtie et puis, j'ai dix-huit ans, alors, j'ai envie de faire la fête. Et tout est si différent, maintenant. 
WILLOW : Ouais, t'as peut-être raison, on pourrait faire une petite bouffe. Et même trouver un certain réconfort dans un bon repas. 
BUFFY : Je parie que Giles n'a rien prévu. Et Alex essaye toujours d'éviter les réunions familiales. 
WILLOW : Oh ! On devrait inviter Anya. 
BUFFY : J'en sais rien. Elle et Alex ont des rapports assez étranges en ce moment. 
WILLOW : Mmmm, zut de zut. 
BUFFY : Si on oublie les pionniers, c'est ça, l'esprit de Thanksgiving, que tout le monde puisse se retrouver. 

Dans une forêt de Sunnydale. Spike est en train de traverser le bois, emmitouflé dans une couverture et dans le désespoir le plus total. Riley, Forrest et Graham, en tenue de camouflage et avec des armes à la main, sont à sa recherche. 

GRAHAM : Je suis cassé, les mecs. (Ils s'arrêtent tous les trois). 
RILEY : On se fait un dernier contrat et on prend le fric. 
FORREST : Je dois partir ce soir. T'as eu un vol ? 
RILEY : Mercredi soir. Le professeur Walsh veut que je sois là pour le débriefing. 
GRAHAM : C'est un peu court, ces vacances. 
RILEY : Hé, avec le dix-sept en cavale, on a de la chance de rentrer chez nous. 
FORREST : Il est neutralisé. L'implant marche bien. Il est aussi inoffensif qu'une souris. 
RILEY : Il sait trop de choses, et ça c'est une menace. On s'en tient au plan de Walsh. 
FORREST (Toussant les mots) : Lèche-bottes. 
RILEY : Dis donc, mauvaise toux. Tu devrais peut-être passer le week-end en quarantaine. 
FORREST : Non, non. Je vais me racler la gorge. 
RILEY : Tombes pas malade, ça m'ennuierait. (Il donne une tape sur l'épaule de Forrest). 

Anya descend dans la cave d’Alex qui est en train de finir de s'habiller, assis sur son lit. Il semble complètement fatigué.

ANYA : Alex, qu'est-ce que tu fais ? (Elle descend les quelques marches restantes et vient se placer devant son petit-ami). Tu devrais être en train de creuser. Je suis allée te regarder creuser et tu n'y étais pas. 
ALEX : J'y vais là. J'ai…j'ai un peu de mal à démarrer. 
ANYA (Touchant son front) : Ton front est moite. Oh ! T'es malade. Bon, t'iras pas travailler. (Anya pousse Alex sur son lit, de sorte à ce qu'il soit couché). 
ALEX (Alors qu'Anya commence de le déshabiller) : Oh ! Anya… 
ANYA : Tu es blafard, en sueur, c'est une horreur. Ils creuseront sans toi. 
ALEX (Se redressant en gémissant) : Non…attends, je…je ne me sens pas si mal. 
ANYA (Aidant Alex à retirer sa chemise) : J'ai inoculé un tas de putréfiantes maladies aux hommes, quand j'étais un affreux démon. On dirait que tu les as toutes attrapées. 
ALEX (Tremblant comme une feuille) : Ok. (Se laissant tomber sur son lit). Je reste. Mais toi, vas-t-en. Je vais te contaminer. 
ANYA (D'un ton guilleret) : Nous mourrons ensemble. C'est romantique. Je t'enlève ton pantalon. 
ALEX : T'es une drôle de petite amie. 
ANYA : Une petite amie ? 
ALEX : Oh…ça doit être…la fièvre. Ça me fait délirer. 
ANYA : Ah, oui. Bien, je ne sais pas ce qui te rend malade mais j'aime assez. 

Un nuage vert sort de la chambre découverte par Alex sur le chantier. Le professeur Gerhardt est au téléphone dans son bureau.

PROFESSEUR GERHARDT : Oui, c'est une chance extraordinaire. Je suis impatiente d'y descendre moi-même. Seulement…eh bien, ça veut dire qu'on va devoir trouver un nouveau site. (Elle prend une urne placée devant elle, puis traverse la pièce afin de la disposer sur le meuble se trouvant devant son bureau). Non, c'est le doyen qui décide… (Le nuage vert s'introduit dans la pièce, derrière le professeur, qui s'accroupit devant le meuble où sont exposés divers objets dont un couteau). Non, j'espère que ça ne va pas nous retarder encore d'une année…bon d'accord. On se rappelle. (Elle coupe la communication, puis semble totalement hypnotisée quand elle voit de la fumée verte entourer l'ancien couteau. Ses yeux s'écarquillent comme la fumée devient une main. Elle se relève alors pour tomber nez à nez avec un Natif Américain. Il l'attrape violemment, lui faisant lâcher l'urne qui se brise en mille morceaux, puis l'égorge). 

Dans la nuit, Willow et Buffy s'introduisent dans le bureau où s'est fait assassiner le professeur avec une lampe torche afin d'inspecter les lieux. 

BUFFY : Je ne m'y habituerais jamais. Un jour, tu vois quelqu'un inaugurer un centre culturel et le lendemain, il fait la une des journaux. (Willow examine l'un des dossiers du professeur, pendant que la Tueuse fait le tour de la pièce).
WILLOW: Le légiste a dit qu'il lui manquait une oreille. Je me dis qu'on devrait peut-être chercher du côté des sorcières. La puissance d'un charme peut être décuplée si on met une oreille dans la potion. 
BUFFY : Tu as pris de drôle d'habitudes, ces derniers temps, Willow. 
WILLOW : Ou…c'est peut-être un Frankenstein diabolique qui, qui voudrait construire une sorte de démon et il lui manquait une oreille. Ou…j'y pense, on part du principe que quelqu'un d'autre lui a coupé l'oreille. Si ça se trouve, elle se l'est coupée toute seule comme Van Gogh. 
BUFFY : Alors, elle se serait brutalement poignardée, aurait balancé le corps et ce serait coupé l'oreille ? 
WILLOW : Oh non. Elle se serait coupé l'oreille, se serait tuée et ensuite elle aurait balancé le corps. C'est pas réaliste là. Je crois que je me plante. 
BUFFY : Ouais. Attends. Y'a quelque chose qui manque dans la vitrine. (Lisant l'inscription) "Couteau chumash de 1800". (Prenant l'étiquette) Y'a un dessin. 
WILLOW : Fais voir. 
BUFFY : Oh, impressionnant. 

Buffy est en train de sortir ses achats pour le dîner de Thanksgiving, dans la cuisine de Giles.

BUFFY : C'était l'émeute au supermarché. J'ai failli devoir me servir de ma science du karaté contre une femme en furie qui voulait s'approprier toutes les farces à la citrouille. 
GILES : Est-ce indiscret de te demander quand tu envisages de me parler du meurtre ? 
BUFFY : Oh, oui. Le couteau est une sorte d'artéfact indien. Chumash, je crois. C'est tout ce qu'on sait. 
GILES : Oh, les Indiens Chumash. Ils étaient les premiers à vivre dans cette région, c'est intéressant. Bon bien sûr l'arme du crime a pu être choisie par pure commodité. 
BUFFY : Ha, ha, ha…il y avait de bons gros ciseaux en évidence. Si on a pris le couteau, c'est qu'il y a une raison. Pour la dinde, vous avez un plat ? 
GILES (Retirant ses lunettes) : Rappelles-moi pourquoi on ne fait pas ça chez toi. 
BUFFY : Giles, si vous voulez vous intégrer à la société américaine, vous devez commencer à suivre nos traditions. Vous êtes le patriarche, vous devez nous accueillir pour les festivités ou tout ça n'a plus aucun sens. 
GILES : Tu veux dire que ce n'est pas une manière de me coller tout le ménage à faire ensuite ? 
BUFFY : Revenons à ce couteau de cérémonie, Giles. C'est un indice plutôt intéressant, non ? 
Buffy reprend son rangement des courses là où elle en était restée. 
GILES (Souriant) : Je vais regarder dans la tradition chumash, voir si l'oreille coupée est un rituel. 
BUFFY : Merci. (Elle fait quelques pas mais elle s'arrête soudain dans la cuisine. Elle semble avoir senti quelque chose). 
GILES : Ça va ? 
BUFFY : Oui. Euh…il faut que je passe prendre deux ou trois trucs. Bon, je reviens très vite. Interdiction absolue de toucher à la nourriture. 
GILES : Oh, je vais avoir beaucoup de mal à résister aux pommes de terre crues et aux airelles en boîte. (La Tueuse s’en va).
GILES : Alors, qu'est-ce que tu en penses ? (Angel sort du couloir et va dans le salon).
ANGEL : Elle a l'air en forme. Un peu surexcitée par cette fête de Thanksgiving. 
GILES : Elle se sent peut-être un peu seul mais…en fait, je parlais du meurtre. 
ANGEL : Quel que soit ce qui a tué cette femme au musée, c'est sûrement ça le danger. 
GILES : Oui mais la vision d'un danger que ton ami pense avoir eue et qui concernerait Buffy est terriblement vague. Beaucoup d'autres choses se passent sur ce campus. 
ANGEL : J'ai peut-être tort mais je dois tenter quelque chose. Je ne vais pas rester là à regarder. 
GILES : Je suis ravi que tu veuilles la protéger mais dois-je te le rappeler, elle n'est pas sans défense. Et ce n'est pas de ton travail de t'occuper de sa sécurité. 
ANGEL : Ce n'est plus le vôtre, non plus. Et vous êtes toujours là. 
GILES : Très bien. (Il s'assied sur le canapé). Mais, je sens que je devrais lui parler et ne pas garder ton intervention secrète. 
ANGEL : Non. Si elle savait que je suis ici, elle risquerait d'être déconcentrée, peut-être blessée. Je ne veux pas…la troubler. 
GILES (Retirant ses lunettes) : Je présume qu'il doit y avoir un rapport avec cette ancienne mission. Quelque chose doit être…furieux d'avoir été dérangé. 
ANGEL : Quelque chose qui a été enfermé et délivré ? 
GILES : Oui. Ce quelque chose aurait un penchant pour les armes anciennes. 
ANGEL : Connaissez-vous le père Gabriel ? 
GILES : Non. 
ANGEL : Il connaît bien l'histoire de la ville. Sa famille était déjà là du temps de la mission. Il vous aidera sans doute à combler quelques blancs. 
GILES : D'accord. Je vais voir comment le contacter. (Angel se dirige vers la porte). Où vas-tu ? 
ANGEL : La surveiller. 
GILES : Ce n'est pas juste, Angel. Tu sais que c'est ce qu'elle dirait. Tu peux la voir, mais elle n'a pas le droit de te voir, toi ? 
ANGEL : Je ne pense pas avoir le beau rôle dans cette histoire. Je suis dehors à la regarder alors que je voudrais…non. J'oubliais à quel point ça fait mal. 

Spike erre dans les rues de la ville, emmitouflé dans une couverture. Des vampires sont en train de tuer un humain dans un bâtiment en ruine, Spike les observe. Willow et Buffy se promènent dans le centre-ville. 

WILLOW : Mais t'as de la crème fouettée. J'en ai vu dans le frigo de Giles. 
BUFFY : C'est de la crème fouettée en conserve. C'est bon si tu la fouettes toi-même, d'accord ? 
WILLOW : Oui, et ensuite, on pourrait baratter notre beurre, élever des moutons et avec de la laine, on ferait nos pulls. 
BUFFY : Ah bon, d'accord. Allez, c'est le dernier truc. Je te le promets. Et puis, après, Giles m'a pris un rendez-vous avec un prêtre. Il aurait peut-être des informations. 
RILEY (Les rejoignant au pas de course) : Buffy ? Hé, Buffy ! (Les filles s'arrêtent et se tournent vers lui). 
BUFFY : Riley ? D'où est-ce que vous sortez ? Je ne vous avais pas vu. 
RILEY : De l'autre côté de la rue…quelques pâtés de maisons plus loin. Salut, Willow. 
WILLOW (Souriante) : Salut. Bon, je vais vous laisser tous les deux… (Pointant le café derrière elle). Oh, ils servent du café dans ce…dans ce café. Miam ! (Elle entre dans le café et percute Angel, qui l'attrape et lui met la main devant la bouche afin de l'empêcher de crier). 
WILLOW: Angel…tu es à nouveau méchant ! Lâches-moi ! (Ses paroles sont étouffées par la main d'Angel qui couvre sa bouche).
ANGEL : Je ne veux pas te faire de mal. Je viens aider Buffy. (Il retire sa main, puis la lâche). 
WILLOW : Qu'est-ce qui se passe ? 
ANGEL : Mon ami a eu la vision de Buffy en danger. 
WILLOW : Vas lui dire, elle est là-bas. 
ANGEL : Non, ce serait pire, si elle me voyait. 
WILLOW : Attends, j'y comprends rien. Tu t'en vas, tu t'en vas, tu la laisses seule, soi-disant pour son bien. Ça n'a aucun sens tout ça. C'est dingue de laisser tomber parce qu'il y a des obstacles. Enfin, quel genre de… 
ANGEL : Willow. 
WILLOW : Désolée. Ça me regarde pas. 
ANGEL : Tu sais ce que je ressens pour elle. S'il y avait un moyen… 
WILLOW : Oui, oui. Je sais. 
ANGEL : Les…les choses sont différentes, maintenant. 
WILLOW : Est-ce que Cordélia travaille vraiment avec toi ? Parce que ça doit être, une expérience particulière. Et de toutes les personnes que t'aurais pu engager… 
ANGEL (Il regarde Buffy discuter avec Riley, à l'extérieur du café) : Willow, je suis là pour protéger Buffy. Je n'ai pas vraiment le temps de raconter ma vie. 
WILLOW : Oui. Qu'est-ce que je dois faire ? 
ANGEL : Eh bien, si tu pouvais juste me dire…c'est qui celui-là ? (Devant le café. Buffy et Riley continuent de discuter). 
BUFFY : Ce sera comme quand j'étais petite. Sauf peut-être que je ferais pas de château fort dans ma purée cette fois. 
RILEY : Ça va être sympa. 
BUFFY (Hochant la tête) : Je le pense, oui. Euh…vous savez si vous n'avez…pas encore de projets…vous…vous pourriez venir. Je fais bien la cuisine…en théorie. J'ai beaucoup mangé. 
RILEY : J'aurais été ravi, mais je pars ce soir. J'ai trouvé un vol de dernière minute pour l'Iowa. 
BUFFY : L'Iowa. C'est… c'est vraiment très loin d'ici, je crois. 
RILEY : Mes parents sont de là. Pour les fêtes, on va chez mes grands-parents tous les ans. Ils ont une ferme près d'Huxley. 
BUFFY : Ça a l'air génial. 
RILEY : Ça l'est. Après le dîner, on…on va toujours faire un tour près de la rivière avec les chiens. Il y a des arbres et…je sais ce que tu penses. Tu te dis que j'ai grandi dans un tableau de Grant Wood. 
BUFFY : Oh, ouais. Si je savais qui c'était. 
RILEY : Il a peint des paysages comme celui dans lequel j'ai grandi. 
BUFFY : Bon, amusez-vous bien. 
RILEY : Je m'y amuse toujours. Comment on dit ? Chez soi est l'endroit, où quand on décide d'y revenir… 
BUFFY : On y est toujours attendu. 

Harmony s’avance en hurlant vers Spike, dans les souterrains qui est aménagé.

HARMONY : Sors d'ici ! 
SPIKE : Mais bébé, je suis chez moi, ici. 
HARMONY : Dehors ! Je suis sérieuse. J'ai beaucoup lu, figures-toi. Et je contrôle mon pouvoir, toute seule. Je n'ai plus besoin de toi. (Il la prend brusquement dans ses bras). 
SPIKE : Tu es sérieuse ? (Il lui bise l’épaule).
HARMONY : Oh, oui, je suis…sérieuse… (Le vampire la prend dans ses bras pour la porter jusque sur le lit). Crois-moi, c'est fini. 
SPIKE : Tu vois ? (Lui caressant doucement les jambes). Je savais que tu finirais par m'accueillir…à bras…ouverts. (Il se penche sur elle pour l'embrasser, elle le repousse).
HARMONY : Non ! Je suis forte, je suis belle, et je n'ai pas besoin de toi pour exister. (Elle se lève d'un bond, soulève la couverture, puis sort un pieu). Et tu es méchant ! (Spike recule, jusqu'à en tomber du lit).
SPIKE : Tu avais ça dans ton lit ? Tu sais que c'est…c'est très dangereux ? 
HARMONY : On va voir ça tout de suite. 
SPIKE : Tu ne ferais pas ça. (Reculant, alors qu'elle s'approche de lui, menaçante)
HARMONY : Tu me l'as fait à moi, tu te rappelles ? 
SPIKE : Ça va. Ça va, je m'en vais mais… (Il tombe sur les fesses). 
HARMONY : Quoi ? 
SPIKE : T'aurais pas quelqu'un à manger ? (Comme elle s'apprête à le tuer, il s'enfuit aussi vite qu'il le peut). 

Buffy est dans une église, à la recherche d’un prêtre.

BUFFY (Remontant l'allée principale) : Père Gabriel ? Père Gabriel ? (Elle ouvre une double porte qu'elle passe pour arriver dans le jardin de l'église). Mon père ? Vous êtes là ? (Elle voit l'Indien Chumash égorger le prêtre, qu'il a précédemment pendu). Seigneur. (Buffy se précipite sur l'Indien. Elle lui donne un coup de poing dans l'estomac, puis l'envoie valser de l'autre côté de l'allée, loin du prêtre mort. Il se relève, puis se met sur la défensive). 
INDIEN : Tu ne m'arrêteras pas. 
BUFFY : Ah oui ? Combien tu paries ? (Il se jette sur la Tueuse, armé de son couteau. Ils se battent puis il tente de l'égorger. Buffy évite de nouveau le coup de couteau, lui faisant casser une statue à la place). 
HUS : Je suis la vengeance. Je suis le cri de mon peuple. Ils ont invoqué Hus, pour qu'enfin l'esprit vengeur rende justice. 
BUFFY : C'est pour eux la collection d'oreilles ? (Ils luttent à nouveau, Buffy s’empare du couteau et le pose sous la gorge de son ennemi, qui essaye de résister).
HUS : Vous avez tué mon peuple. Maintenant, vous tuez leur âme. Ce doit être un grand jour pour vous. (Il se dégage se transforme en un groupe de chauves-souris, qui s’envole). 

Dans la cuisine de Giles, Buffy et ce dernier sont en train de préparer le dîner. La Tueuse place la dinde dans le four, tandis que Giles épluche des pommes de terre au-dessus de l'évier. 

GILES : C'est clair, nous avons affaire à un esprit ou quelque chose du genre. C'est très fréquent pour les esprits indiens de…de prendre une forme animale. 
BUFFY : Oui, eh bien, bah, c'est pas fréquent pour moi de rester pétrifiée pendant un combat. Enfin, je veux dire, je l'avais là, à ma main et je me suis arrêtée. J'étais figée. Et on dit "Natif Américain". 
GILES : Pardon ? 
BUFFY : On ne dit pas "Indien". 
GILES : Oh, oui. Oui, oui, oui, oui. J'ai toujours un train de retard en terminologie. J'en suis resté au vocabulaire de "colon sanguinaire". 
BUFFY : Le hic, c'est que…j'aime me battre avec les méchants quand ils le sont vraiment… méchants. Vous voyez ? Grande cape noire qui vous attache sur les rails du train en disant : "Mon électro-laser va détruire Métropolis". Un méchant. Et parce que je suis Américaine, je me sens presque coupable du génocide indien. 
GILES : Cet…cet esprit guerrier…Hus, comme tu l'appelles, a tué des innocents, il me semble. 
BUFFY : Ok. Alors maintenant, il faut faire bouillir et mettre dans le mixer. 
GILES : Oh, je…je…je ne crois pas avoir de mixer. 
BUFFY : Vous n'avez pas de mixer ? Non, mais c'est pas vrai ? Mais, ça n'existe pas de ne pas avoir de mixer ? 
GILES : Tu dois sûrement en avoir un chez toi. 
BUFFY : J'en sais rien. C'est quoi un mixer ? 
GILES : Eh bien, écrases-les avec une fourchette comme les pionniers devaient le faire. Est-ce que tu comprends quand je te parle d'innocentes victimes ? 
BUFFY : Oui. D'accord, il faut l'empêcher de faire du mal. Ce que je voudrais, c'est éviter les traditionnelles tueries, cette fois-ci. (Quelqu'un frappe à la porte. Buffy va ouvrir pour laisser entrer Willow, venue avec toute une pile de bouquins). 
WILLOW : Salut. 
BUFFY : Salut. Petits pois ? 
WILLOW : Prend. (Buffy prend les deux petites boîtes de petits pois se trouvant sur le dessus de l'immense pile de livres, laissant Willow se débrouiller avec le reste). 
BUFFY : Mais…mais ce sont des surgelés. 
GILES : Qu'est-ce que c'est que tout ça ? 
WILLOW : Des atrocités. Je me suis tapée la totale sur les Chumashs, leur histoire, et sur cette…fameuse mission ensevelie. 
BUFFY : Mais t'avais dit que t'apporterais du frais. 
WILLOW : En atrocités ? 
BUFFY : Mais non, en petits pois. Tu devais les écosser. 
WILLOW : Quand voulais-tu que je le fasse ? J'étais plongé dans la guerre des Chumashs jusqu'au cou. 
GILES : Les Chumashs étaient pacifiques. 
WILLOW : Oui, ils étaient pacifiques, c'est vrai. Ils étaient aussi doux et gentils que des chatons, jusqu'à l'arrivée des Colons. 
BUFFY : Ils vont être farineux. 
WILLOW : Ils ne seront pas farineux. 
GILES : Oui, moi, je les aime comme ça. 
BUFFY : Je commence à comprendre pourquoi les premiers ont tout ravagé. Qu'est-ce qui est arrivé aux Chumashs ? 
WILLOW : Eh bien, emprisonnement, travaux forcés, on les a parqués comme des animaux dans les missions au contact de maladies européennes qui les tuaient. 
BUFFY : C'est dingue. Dis donc, on n'en parle jamais dans nos merveilleux centres culturels. 
WILLOW : Même pas en diaporama. Et ce n'est pas tout. Il y a eu quelques Chumashs qui ont essayé de se rebeller. Ils ont été arrêtés et pendus. Un jour, du bétail avait été volé et bien sûr, c'est eux qu'on a accusés. On les a tous tués. Même les femmes et les enfants. Et devinez quelle preuve macabre les meurtriers rapportait aux accusateurs ? 
GILES : Des oreilles coupées ? (Willow acquiesce). 
BUFFY : Hus ne mentait pas en disant qu'il était la vengeance. Il ne fait que reproduire le mal qu'on a fait à son peuple. (Quelqu'un est en train de les regarder, depuis le patio, par l'une des fenêtres de l'appartement). 

GILES : Quelles que soient ses raisons, nous devons l'arrêter. 
BUFFY : Euh oui, mais après le dîner, d'accord ? 
WILLOW : Vous ne croyez pas qu'on devrait plutôt lui donner un coup de main ? 
GILES : Non, je ne pense pas qu'il soit souhaitable d'aider un esprit furieux à violer, piller et assassiner. (C'est un loup qui les regarde par la fenêtre, autrement dit, probablement Hus). 
WILLOW (Alors qu'Hus s'en va) : Non, bien sûr que non, mais, je pense qu'on devrait l'aider à rétablir la vérité, et à mettre en lumière ces atrocités. 
GILES : C'est dans les livres d'histoire. On connaît déjà la vérité. 
WILLOW : On devrait leur rendre leurs terres. 
BUFFY : Euh, dites… 
GILES : Tu crois que c'est à moi de la lui rendre ? 
WILLOW : En fait, vous ne voulez surtout pas l'aider. Vous ce que vous voulez, c'est tuer du démon, en avant…la, la, la… 
BUFFY : Euh…je… 
GILES (Retirant ses lunettes) : Je pense que ta sympathie pour ce combat t'aveugle au point de ne pas prendre conscience de certaines évidences. Cet esprit est dangereux. Nous devons l'empêcher de… 
WILLOW : Très bien, je sais maintenant que vous n'avez pas de cœur. 
GILES : Tu es injuste, Willow. 
BUFFY : Je vais arroser la dinde. 
Elle se précipite dans la cuisine. 
GILES (Remettant ses lunettes) : Willow, j'ai… (La prenant à part, et doucement) J'ai des raisons de penser que Buffy court elle-même un très granddanger dans cette affaire. 
WILLOW : D'après… (Murmurant) Angel ? Je l'ai vu, moi aussi. 
GILES : Il t'a parlé ? C'était très risqué de sa part. 
WILLOW : Bah, il était si inquiet. 
GILES : Mais, mais Buffy ne doit rien savoir. 
WILLOW : Non, bien sûr. Elle ne l'a même pas vu. 
GILES : Bon, c'est bien, mais…mais nous devons faire attention à garder la tête froide. 
WILLOW : Ecoutez, je pense que la mienne est assez froide, alors que la vôtre a déjà brûlé ses neurones. (Quelqu'un frappe à la porte. Buffy se précipite pour ouvrir, il s'agit d'Anya et Alex). 
ALEX (Levant la main pour les saluer) : Joyeux Thanksgiving. 
WILLOW : Alex ? 
GILES : Tu as une mine affreuse. 
WILLOW : Est-ce que ça va ? 
BUFFY : T'as apporté la brioche ? 

Au musée de Sunnydale. Hus est en train de faire le plein d'armes indiennes. Alex est, à présent, allongé sur le canapé de Giles, tandis qu'Anya lui éponge le front et Buffy fait la cuisine. 

ALEX : Le médecin ne sait pas ce que je peux avoir. Il dit qu'il y a trop de symptômes pour se faire une idée. 
BUFFY (Tout en fouettant sa pâte) : Moi, j'ai une idée. C'est très clair. 
ALEX : Quoi, tu penses que c'est cet esprit chumash qui se venge ? 
BUFFY : Willow, quelles sont les maladies qui les ont tués quand ils ont été enfermés à la mission ? 
WILLOW : Oui. (Prenant l'un des livres placé devant elle). C'est dans ce bouquin qu'on en trouve la liste. Il y en avait plusieurs… 
ALEX : Qu'est-ce que tu racontes ? Et…et c'était quoi ? 
WILLOW : Oh, le plus important, c'est d'éviter la panique. 
ALEX : Si je comprends bien, c'est une panique mystique qui a engendré toute cette galère, alors j'ai peu d'espoir. Vas-y, cette maladie, c'était quoi ? 
WILLOW : Bah, ils…ils ont souffert de…malaria, et de…et de petite vérole. 
ANYA : J'allais le dire, la petite vérole. 
WILLOW : Y'a eu aussi la syphilis, mais principalement des trucs pas si graves que ça, en fait. 
ALEX (Choqué) : La syphilis ? 
WILLOW : Oui, mais…tu as une maladie mystique et…et tu seras guéri aussitôt que… 
BUFFY : Aussitôt que quoi ? Il faudrait déjà savoir quoi faire. 
WILLOW (Prenant un autre livre) : Je vais peut-être trouver quelque chose. 
GILES : Rendons-lui sa terre. Si on a de la chance, on arrivera à le calmer. 
BUFFY : Les sarcasmes ne servent à rien, Giles. 
GILES (Retirant ses lunettes) : Non, c'est une sorte de fin en soi. 
ALEX : Si ça ne vous ennuie pas, si…si on revenait à mon problème et à ma si douce syphilis ? 
ANYA (Continuant de lui éponger le front) : Ça va te rendre aveugle et cinglé, mais ça ne va pas te tuer. C'est la petite vérole qui le fera. 
WILLOW : Peut-être existe-t-il un charme qui…qui agirait contre ça. Dans la médecine traditionnelle, je peux chercher et…oh, il y avait une potion. (Prenant le morceau de papier qui se trouve dans le livre, afin de le lire). Sauge, sel…oignons ? 
BUFFY (Fouettant toujours la pâte) : C'est la farce de la dinde. 
ALEX : Oh, Seigneur. 
ANYA : Oh, tu vas avoir des fistules et des pustules. (Lui montrant les images se trouvant dans le livre). Regarde le dessin. 
ALEX (Regardant brièvement le bouquin) : Je hais cet Indien. 
WILLOW : Il ne t'a fait que ce qu'on lui a fait à lui. 
ALEX : Quoi ? Je lui ai pas donné la syphilis. 
GILES : Non, mais tu as libéré son esprit, et après un siècle de colère refoulée, il voit en toi l'un de ses oppresseurs. 
ALEX : Mais, il se réveille et le premier type qu'il voit, il l'infecte ! C'est injuste. 
WILLOW : Tu te réveilles jamais les nerfs en pelote ? 
GILES : Mais, pourquoi les autres ? Pourquoi eux en particulier ? 
ALEX : En l'attrapant, on le saura. Buffy, c'est un boulot pour la Tueuse ça. Tu vas nous en faire des confettis ! 
BUFFY : C'est une question qu'il faudra mettre en voie. 
ALEX : Une question ? 
WILLOW : Il y a deux façons de voir les choses. 
ALEX : Vous hésitez à le tuer ? En tant que représentant des syphilitiques, je vote oui. 
WILLOW : Ce n'est pas aussi simple. 
ALEX : C'est un dangereux démon. Il se venge en commettant des meurtres. Il faut le tuer. 
ANYA (Cessant de caresser les cheveux d'Alex) : Je n'aurais jamais cru que tu dirais ça. 
ALEX : Quoi ? 
WILLOW : Attendez, c'est un esprit. Il n'a rien d'un démon. 
GILES : Oui, et jamais nous n'avons dû affronter cette sorte d'esprit auparavant. Et nous ignorons comment le détruire. 
ANYA : Un démon fait ce qu'un démon doit faire. 
WILLOW : Vous ne savez parler que de tueries. 
ALEX : Anya ! 
GILES : Figurativement parlant ou pas, ou peu importe. Oui Willow, nous apprécions ta généreuse manière de voir les choses. 
ANYA : La vengeance peut être justifiée. 
ALEX : Je ne parlais pas de toi. 
WILLOW : Personne ne comprend qu'il est juste. 
GILES : Les coupables doivent être punis et ça, c'est juste. 
ANYA : Tu as dit ça pourquoi, hein ? Pour me faire peur ? 
BUFFY (Se levant d'un bond, en tenant le saladier) : Non, ça c'est nul ! (Ils cessent tous de se chamailler). Je n'ai plus de lait concentré. (Elle part dans la cuisine). 
GILES : Buffy, Alex est en grand danger. Tu crois que la solution, c'est de cuisiner ? 
BUFFY : Dans la pagaille générale, c'est tout ce que j'ai trouvé. 
GILES : Nous devons trouver une solution. 
BUFFY : Avant toute chose, nous devons dîner, ok ?! Et puis, on verra. Et fin de l'histoire. Et je veux fêter Thanksgiving, et je veux que ce soit parfait ! 
GILES : Hus ne s'arrêtera pas. La vengeance n'est jamais satisfaite, Buffy. La haine est un cercle vicieux. Il tuera encore et tu le sais. 

Quelqu'un frappe à la porte. Buffy cesse de fouetter la pâte, tandis que Giles remet ses lunettes. Elle se dirige vers l'entrée, pose le saladier à côté de la porte, puis l’ouvre. Spike est en face d’elle, enrouler dans une couverture, le protégeant des rayons mortels du soleil. 

SPIKE : Aides-moi ! (La Tueuse le pousse, il se retrouve au soleil. De la fumée s’échappe des pores de sa peau). Qu'est-ce que…tu comprends pas que je te demande de m'aider ? 
BUFFY : Que tu me demandes de t'aider ? 
SPIKE : Je t'en prie. Je vais… je vais brûler dehors. (Giles donne un pieu à Buffy). 
BUFFY : Tu veux que j'abrège tes souffrances ? 
SPIKE : Oh, pitié, invites-moi à entrer. 
BUFFY : Non. 
GILES : N'insistez pas, Spike. 
SPIKE (Essayant tout de même d'entrer, il se heurte à la barrière invisible) : Oh ! (Se rapprochant le plus possible du mur et de la porte). Ecoutes, je suis inoffensif. Je ne peux plus mordre personne. Willow, dis-leur ce que j'ai fait. 
WILLOW (Se levant) : Tu as dit que tu allais me tuer, et qu'après ce serait Buffy. 
SPIKE : Oh…oui, vrai, mais ça, on peut le passer et sauter au moment où j'ai pas pu te mordre. 
WILLOW : Il dit vrai. Il était très perturbé. 
SPIKE : Oui, tu vois. Ils m'ont eu…pour de bon. 
GILES  : Hum…qu'est-ce que tu as dit ? 
SPIKE : Je dis que Spike a fait un tour chez le vétérinaire. On lui a rogné les crocs, il pourra plus mordre personne. Vous entendez, c'est fini. Je ne peux même plus me battre avec qui que ce soit. 
BUFFY : Tu n'as tué personne cette semaine, c'est vrai ? Oh bah la, mon pote, bravo. 
SPIKE : J'ai des informations. Au sujet des soldats contre lesquels tu t'es battue. Tu…tu me fais entrer, je te dis tout. Oh, je t'en prie, mais enfin, de quoi est-ce que tu as peur ? 

Hus est en train de réaliser un rituel, dans la chambre souterraine qui se trouve sur le chantier.

HUS : Toi, peuple de la terre de Mishupashup, entends-moi et renaît. Marche avec moi sur la cendre de nos souffrances. Entendez-moi, vous aussi, Nunashush, esprits du monde du dessous…créatures de la nuit. Prenez forme humaine et rejoignez mon combat. Apportez-moi ma juste vengeance. (Un large nuage de fumée verte se forme, au cours du rituel, pour, finalement, révéler une douzaine de guerriers Chumash). 

La Tueuse attache Spike sur une chaise, dans le salon de Giles.

SPIKE : Ah ! Bon sang, bonne femme ! Mais, tu me coupes la circulation. 
BUFFY : Tu n'as pas de circulation. 
SPIKE : Je te dis que ça pince. 
BUFFY : Eh bah, faudra t-y faire. J'ai des problèmes bien plus importants. 
SPIKE : Eh ! Je suis venu à toi en toute amitié. (Buffy le regarde, interrogateur). Bon, je comprends que tu aies de la haine, mais j'ai d'intéressantes informations et je ne suis pas traité comme je le mériterais. 
BUFFY : Allez, dis-moi tout ce que tu sais. 
SPIKE : J'ai trop faim pour me souvenir de quoi que ce soit. 
BUFFY (Lui donnant une tape sur la tête) : C'est ça. 
ANYA: Je mets combien de beurre là-dedans ? 
BUFFY : La moitié d'une plaquette et tu ajoutes un verre de brandy. (A Giles). Vous avez du brandy, je suis sûre ? 
GILES (Ôtant ses lunettes) : Quoi ? Oh, oh…oui, oui, oui…sur la petite étagère. 
SPIKE : Je ne refuserais pas un verre de brandy. 
BUFFY (Inquiète) : Qu'est-ce qu'il y a ? 
GILES : Les victimes. Excepté pour Alex, Hus a choisi des chefs, des personnes en vue. Le père Gabriel, la directrice du centre culturel. Ils entrent tous les deux dans ce schéma. 
SPIKE : Alors, ce petit brandy ? 
BUFFY : Le doyen. Le doyen Guerrero. Il est en quelque sorte notre roi. Il était à la cérémonie. 
GILES : Oui, tu as raison. Nous devons l'avertir. 
BUFFY : Willow, dit-on dans tes bouquins comment affronter l'esprit d'un Natif Américain ? Et y a-t-il sans pour autant porter de jugement et sans cruauté, une façon…de le tuer ? 
WILLOW : Je refuse de vous aider à le tuer. Je ne veux pas. C'est sans moi. 
BUFFY : Tu veux me dire quel autre choix on a ? 
WILLOW : Buffy, on n'est pas dans un western. On n'est pas à Fort… Giles assailli par les Comanches, et appelant la cavalerie à la rescousse. Il est seul, il a été opprimé, c'est un fier guerrier qui…qui essaie seulement de… 
BUFFY : De tuer le maximum de gens ? 
WILLOW : Je n'ai pas dit qu'il avait raison. 
BUFFY : Willow, tu sais combien je me sens mal-à-l'aise. Mais de toute façon…euh. (Elle regarde Anya). Tu rajoutes encore un quart de verre de brandy et tu laisses mijoter… (A Willow) Mais aussi dur que ça puisse paraître, notre devoir est de l'arrêter. Oui, il a été trompé, et personnellement, je suis prête à faire mes plates excuses, mais je… 
SPIKE : Plantez-moi un pieu dans le cœur, je préfère ça que d'entendre de telles bêtises. 
ALEX : Si tu veux, je le ferais avec joie. 
SPIKE : Oh, ça devient fatigant, je ne peux plus supporter vos *balivernes* au sujet de ses misérables Indiens. 
WILLOW : Je préfère le terme de… 
SPIKE : Vous avez gagné. D'accord ? Vous êtes venus, vous avez tué ces hommes et volé leurs terres. C'est ce que font toutes les nations conquérantes. C'est ce que César a fait. Et il n'a pas dit : "Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu, je me sens très coupable". L'histoire n'est pas faite de peuples qui fraternisent. Vous aviez les meilleures armes. Vous les avez massacrés et ils ont perdu. Terminé. 
BUFFY : Moi, je pense qu'en fait, les Espagnols ont été d'une cruauté… (Willow lui lance un regard noir). C'est pas que j'aime pas les Espagnols. 
SPIKE : Ecoutez-vous. Vous ne battrez personne avec une telle attitude. 
WILLOW : Mais, on n'a pas envie de se battre avec qui que ce soit. 
BUFFY : Ce qu'on veut c'est fêter Thanksgiving. 
SPIKE : Ho. (Il rit un peu). Oui. Alors, joyeuses fêtes. 
WILLOW : On pourrait discuter avec lui… 
SPIKE : Vous avez exterminé sa race. Qu'est-ce que vous allez bien pouvoir lui dire pour qu'il vous pardonne ? On tue ou on se fait tuer ici. C'est votre pauvre lot. 
ALEX : C'est peut-être à cause de la syphilis, mais…je trouve qu'il ne dit pas que des sottises. 
GILES : J'ai essayé de leur faire comprendre tout à l'heure, mais c'est curieux, personne n'a écouté. 
BUFFY : Giles, on le sait, maintenant. (Elle se tourne vers Willow). Il faut que quelqu'un prévienne le doyen. 
WILLOW : OK. J'ai besoin d'air, j'y vais. 
BUFFY : Mais, pas toute seule. 
ANYA : Je l'accompagne. 
ALEX : Moi aussi. (Il se redresse, alors qu’il est pâle).
BUFFY : Tu es sûr de pouvoir ? 
SPIKE : Oh non, il s'en va, celui-là ? Il était à l'agonie il y a à peine une minute et je…avec la faim que j'ai, je pourrais me contenter d'un mort. 
ALEX (Se levant) : Je suis encore vivant. (Willow sort, tandis qu'Anya prend son manteau et celui d'Alex). 
GILES : Je vais continuer de chercher une…une solution. 
BUFFY : Bon, écoutez, la maison du doyen est après le gymnase. Et revenez vite. On dîne, dans une heure ! 

L'appartement de Giles, un peu plus tard. Buffy est en train de mettre la table. 

SPIKE : Hé ! Mais à quelle heure je mange ? 
BUFFY : Plus tard. (A Giles qui lit l'un de ses bouquins). J'espère que les autres n'ont pas de problèmes. 
SPIKE : Tu sais ce qui arrive aux vampires qui ne mangent pas ? 
GILES : Je me suis toujours posé la question. 
BUFFY : Giles, les assiettes. 
SPIKE : Ils deviennent de vrais squelettes. Aussi faméliques qu'un enfant du tiers-monde, en beaucoup moins drôle. 
BUFFY : Je te garderais de la sauce. Il y a du sang dedans. 
SPIKE : Tu sais dans quoi il y a le meilleur sang ? Dans le vrai sang. 
BUFFY : Arrête ou je te bâillonne ? (Disposant les couverts). Je n'ai pas envie de t'écouter te plaindre pendant tout le dîner. Ce sera une soirée calme, tranquille, civilisée… (Soudain, une flèche vient transpercer l'épouvantail décorant la table. Buffy et Giles lèvent les yeux pour voir qu'Hus est celui qui vient de décocher une flèche depuis l'une des fenêtres de l'appartement). 
BUFFY : Vous ! Ecoutez, peut-être que j'ai pas été assez claire tout à l'heure. Nous comprenons votre position, et avant tout, nous voulons vous aider. 
SPIKE (Sautant avec la chaise, à laquelle il est attaché, pour se tourner vers l'Indien et voir ce qui se passe) : Qu'est-ce qui se passe ?! 
GILES (Faisant reculer Buffy) : Il ne t'écoute pas. 
BUFFY : Peut-être qu'on pourrait en parler. (Soudain, l'une des fenêtres de l'appartement de Giles est forcée). 
GILES : Couches-toi ! (Au moment même où ils se cachent derrière la table, des flèches pleuvent depuis la fenêtre à présent en mille morceaux). 
SPIKE : Et je fais quoi moi ? Me laissez pas comme ça ! (Une flèche lui entre dans le torse, à quelques centimètres du cœur). Hé ! Attention, pas dans le cœur ! 

Pendant ce temps, Willow, Anya et Alex sortent de la maison du Doyen Matthew Guerrero. 

ALEX : C'était une perte de temps. 
WILLOW : Il doit penser qu'on est cinglé. 
ANYA : Peut-être qu'Anya n'aurait pas dû ouvrir la conversation en lançant, est-ce que tout le monde a ses deux oreilles ?
ANYA : J'adore sa femme. Elle m'a donné une part de tarte. 
ALEX : Bon, on fait quoi maintenant ? 
WILLOW : On pourrait rester ici et surveiller le coin. Y'a des chances que… 
ANGEL (Apparaissant devant eux) : Willow. 
ALEX : Angel ? 
ANYA (Regardant Angel de haut en bas) : Alors, voilà Angel. Hum, c'est vrai qu'il est grand et appétissant. 
ALEX : Qu'est-ce qu'il va nous faire ? 
ANGEL : Je ne veux pas vous faire de mal. Enfin, pourquoi je vous effraie tant que ça ? 
WILLOW : Angel est ici pour protéger Buffy. 
ANGEL : Je ne suis plus dangereux, c'est terminé. 
WILLOW : Elle ne doit pas savoir qu'il est là. Angel, est-ce que tu as du nouveau ? 
ANGEL : Oui. Toutes les armes ont disparu du centre culturel. Quelque chose se prépare. Où est Buffy ? 
WILLOW : Encore chez Giles. Elle nous a envoyés avertir le doyen Guerrero. 
ANGEL : Le doyen ? 
WILLOW : Nous pensons qu'il cherche surtout des personnes ayant une autorité, des chefs. 
ANGEL : C'est un guerrier. Pour un guerrier, le chef est le meilleur combattant. 
ALEX : Oh…Buffy. 
ANGEL : Il va sûrement s'en prendre à elle. 
WILLOW : Oh, il faut qu'on rentre vite fait. 
ANGEL : Je vais l'appeler. Dépêchez-vous. (Il se penche, puis arrache une chaîne entravant des vélos). Prenez ces vélos. 

Le téléphone sonne, chez Giles, qui est toujours planqué derrière la table avec Buffy. Il décroche.

GILES : Allô ? Oui. Oui, nous…nous sommes déjà au courant, oui… nous sommes assiégés, oui…c'est gentil d'avoir appelé. Merci. (Il raccroche). 
BUFFY : Qui c'était ? 
GILES : C'était…quelqu'un. Il nous faut un plan. 
SPIKE (Toujours sur sa chaise, au milieu du salon) : Ah oui, ça c'est sûr. Il nous faut un plan. 
BUFFY : Où est votre réserve d'armes ? 
GILES (Indiquant une malle se trouvant derrière elle) : Dans le coffre, là. (La Tueuse se traîne sur le sol mais elle reçoit une flèche dans le bras).

BUFFY : Oh ! 
GILES : Buffy ! 
BUFFY (Rejoignant Giles derrière la table) : Oh… 
SPIKE (Sautant avec la chaise pour se mettre hors de portée des flèches qui lui transpercent déjà le torse de toute part) : Dites, mon petit laïus au sujet des nations conquérantes ? Oubliez-le, c'était stupide. 
BUFFY (Alors que Giles retire la flèche de son bras) : La ferme, Spike ! 
SPIKE : Ah, très bien, parfait. Chacun pour soi. (A Hus). Hé ! Je suis désolé. C'est très mal ce qu'on vous a fait, chef. 
BUFFY : Combien y'en a ? 
GILES : Euh…le chef est là-haut. Deux à la fenêtre du salon et…un à celle près de la porte. 
BUFFY : On a besoin d'aide. 
GILES : Oh, ils sont trop nombreux. (Les amies de Buffy sont sur leur vélo. Pendant ce temps, la Tueuse et Giles parviennent enfin à s'armer d'arbalètes). 
BUFFY : OK, un…deux…trois ! (Giles et elle ouvrent soudain le feu sur les Indiens. Willow, Anya et Alex arrivent enfin. Alex ne perd pas une seconde pour se jeter sur l'un des Indiens avec un pot de fleurs pour l'assommer). 
HUS (Aux autres Indiens) : Attrapez-les ! (Alors qu'un Indien s'approche d'elles, les filles s'arment de pelles et commencent de le frapper de toutes leurs forces. Hus s'introduit alors dans l'appartement de l'ancien Observateur, pour se faire accueillir par Buffy, qui se jette sur lui, avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit. Après qu'un autre Indien traverse la fenêtre se trouvant à côté de la porte, pour se jeter sur lui, Giles l'assomme avec son arbalète. Puis, un nouvel Indien entre dans l'appartement, en passant par la fenêtre se trouvant à côté de la cheminée, et se jette sur Giles, qui n'a pas le temps de réagir). 
SPIKE (Se prenant une nouvelle flèche, dans la cuisse cette fois-ci) : Par l'Enfer ! (Buffy et Hus continuent de se battre. Elle finit par lui donner un coup de couteau mais l'Indien n'en est même pas égratigné). 
BUFFY : Giles, c'est dingue, il ne meurt pas. 
GILES (Se débattant avec son propre Indien, qui le tient par le cou) : Je suis occupé, désolé. 

(A l'extérieur, Anya et Willow continuent de frapper l'Indien avec leur pelle. Comme Alex se saisit d'une pelle pour les aider, un autre Indien les rejoint, attrape Alex par les épaules, et l'envoie valser à travers la porte d'entrée, pour atterrir dans le salon de Giles. Angel arrive pour voir Willow et Anya continuer de frapper l'Indien avec leur pelle). 
WILLOW (Frappant l'Indien) : Pourquoi…tu…meurs…pas ?! (Angel se précipite vers elles, saisit l'Indien qu'elles combattent, puis lui brise la nuque). 
ANYA : Qu'est-ce que ça doit être quand il est méchant ? (A l'intérieur de l'appartement, tout le monde continu de lutter. Angel s’empare d’un couteau et lance sur l’un de ses ennemis, qui était sur le point de s’en prendre à celle qu’il aime).
ANGEL : Aidez les autres ! (Dit-il aux filles, qui se précipitent dans le salon de Giles, le groupe se bat avec acharnement. La Tueuse prend un couteau et parvient enfin à blesser Hus).
BUFFY : Votre couteau peut vous tuer. L’indien se transforme en un large et immense ours). 
SPIKE : Une bête ! Mais c'est quoi cette bête ? 
BUFFY : Ça ressemble à un ours ! 
SPIKE : Je veux sortir ! Je veux sortir ! (Il tombe sur le sol. Buffy se débat face à l’ours).
ALEX : Allez, viens-là, mon nounours, viens. (Lui envoyant de la nourriture). Ça, c'est pour ma syphilis. (Buffy poignarde l’animal, qui finit par se transformer en humain. Tous les indiens disparaissent dans un écran de fumée vert. Angel regarde Buffy qui sourit à ses amis puis il s’en va, la Tueuse regarde dehors mais le vampire est déjà loin).
SPIKE (Toujours par terre) : Qu'est-ce qui se passe ? On a gagné ? (Plus tard, ils sont tous regroupés autour de la table pour le dîner de Thanksgiving, alors que des flèches sont plantés dans la table et dans les meubles). 
WILLOW : Je suis dégoûtée. 
GILES : Pourtant la dinde était absolument délicieuse. 
WILLOW : Oh, elle était délicieuse, c'est pas ça. Ce qui…ce qui me dégoûte, c'est moi. Deux minutes de combat avec un Natif Américain et je…je me change en général Custer. 
GILES : La violence engendre la violence. L'instinct de survie reprend le dessus. 
SPIKE : Ouais, c'est ça qu'est drôle. 
ALEX : Hé, personne t'a sonné toi. 
SPIKE : Oh, lâche-moi. Vous avez tous bien mangé, mais moi…on a subi un véritable siège…sans une goutte de sang, bande d'égoïstes. 
GILES : Tu t'es surpassée, Buffy, hein, pour le…le repas et le reste. 
BUFFY : Merci. 
GILES : Je pense que tu peux être fière de toi. 
BUFFY : Ce n'était pas exactement un parfait Thanksgiving. 
ALEX (La bouche pleine) : Ouais, j'en sais rien. Moi, ça m'a plu. Quelques fantômes, une bonne grosse bagarre, on va bien dormir. 
GILES (Riant) : L'important c'est d'être encore tous en vie, hein ? 
BUFFY : Oui, c'est vrai, vous avez raison. Pour mon premier Thanksgiving, je m'en sors pas mal. 
ALEX : Et vous savez quoi ? On dirait que ma syphilis s'est envolée. 
BUFFY : Et on dit que le romantisme est mort…ou c'est peut-être ce que les gens souhaitent. 
WILLOW : On a peut-être lancé une nouvelle tradition cette année. (Elle reçoit un regard noir de la part de tous ses amis, et en particulier de Buffy). Peut-être pas. Mais nous avons combattu ensemble, c'est l'essentiel. C'était comme autrefois. 
ALEX : Surtout quand Angel est arrivé. Ça, c'était chouette. (Ils s'arrêtent tous de manger. C'est le silence total puis ils se tournent lentement vers Buffy). 

ECRAN NOIR 

ALEX (Voix Off) : Quoi, j'ai fait une gaffe ?

 

Ecrit par Lee333 
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Sonmi451 (14:25)

t'es en week end je suppose.

stanary (14:25)

Non je crois que c'est surtout moi qui n'oublie jamais. Et oui je suis en week-end, mon seul moment de repos

Sonmi451 (14:27)

Profites bien.

Sonmi451 (14:27)

Tu bosses dans quoi?

Sonmi451 (14:27)

(oui je fais ma curieuse^^)

stanary (14:28)

Ah mais je suis encore trop jeune pour bosser. J'aime bien les curieuses vu que j'en suis une donc tu vois....

Sonmi451 (14:30)

Oh mais tu fais bien des études?

stanary (14:31)

Oui par contre je fais bien des études t'inquiète pas

Sonmi451 (14:31)

Alors c'est tu bosses mais c'est pas rémunéré.

Sonmi451 (14:32)

et donc des études de quoi? ^^

stanary (14:32)

Oui j'avais pas vu ça comme ça mais t'as raison.... c'est nul !

Sonmi451 (14:33)

j'ai toujours raison même quand j'ai tord

stanary (14:37)

Oui c'est bien d'espérer...

stanary (14:37)

Sonmi451 (14:38)

Merci. lol

Sonmi451 (14:38)

L'espoir fait vivre comme on dit. ^^

stanary (14:39)

Oui c'est ce qu'on dit ! Alors et toi dis moi tu travailles dans quoi ?

Sonmi451 (14:41)

Moi je suis assistante maternelle mais en ce moment en congé parental.

stanary (14:43)

Ah bah alors ça va veut dire que t'aimes beaucoup les enfants hein ! Mais j'aime bien ça ...

Sonmi451 (14:44)

Tout à fait.

stanary (14:45)

Alors dis moi, tu fais quoi de beau ?

Sonmi451 (14:47)

Là en ce moment, je m'occupe de la migration des épisodes de Friends pendant que mes oreilles sont en train d'écouter si bébé dort toujours. Et puis mes yeux regardent de temps en temps, vers la fenetre pour voir si le grand arrive avec son papa. ^^

Sonmi451 (14:47)

Et toi?

stanary (14:49)

La migration ?
Bon pour moi faut pas chercher hein. Je n'ai pas de vie donc je suis chez moi entrain de ne rien faire si ce n'est lire

Sonmi451 (14:49)

Et en parlant du loup, il sort du bois. Mon grand vient d'arriver.

stanary (14:51)

Eh bah il est autonome ce grand !

Sonmi451 (14:51)

La migration c'est le passage d'un guide épisode à un autre guide, soit de l'ancien au nouveau.

Sonmi451 (14:52)

Je vais devoir te laisser. Il est autonome oui d'une certaine façon, mais il a encore "que" 5 ans.

Sonmi451 (14:52)

A bientôt peut être.

stanary (14:56)

A bientôt

Ceci est un extrait des dernières discussions de notre Room HypnoBlabla

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